Testimonios de Victorino Martín, César Rincón, Luis Francisco Esplá et José Pedro Prados El Fundi (propos recueillis, traduits et lus par Araceli Guillaume-Alonso)
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Victorino Martín
CHANTAL. Queridos amigos del Club Taurino de Paris, os agradezco profundamente que me deis la oportunidad de decir unas palabras en este merecido homenaje a vuestra socia histórica Chantal de Blignières con la que me unió una sincera amistad.
No recuerdo exactamente cuando la conocí, pero cuando pienso en ella, se me agolpan momentos divertidos y agradables que siempre compartíamos. Como la primera vez que acompañado por mi mujer Pilar, fui invitado a vuestro Club y vuestra ciudad y Chantal nos guió en una divertidísima visita por París (bateau mouche incluido). O el día que me presentó a Montse, mujer de Claude Popelin, en Bayona y hablamos y reímos los tres de diferentes aspectos de la vida y de la historia reciente de España. O del encuentro que compartimos en Lion con su sobrino Benoît. En la última invitación de vuestro Club, en la que me acompañaron mi hija y mi nieta, ella ya no se encontraba muy bien, pero hizo todo lo posible porque nuestro paso por París fuera agradable y divertido.
Hablábamos de vez en cuando por teléfono y siempre que íbamos a una misma feria taurina, procurábamos sacar al menos un ratito para compartir un café y mostrarnos el respeto y el cariño sincero que mutuamente nos profesábamos.
Creo que fue en la feria de Abril de Sevilla cuando me comunicó que padecía la enfermedad que al final se la llevó por delante.
Aguantó como una campeona y siguió yendo a las ferias que elegía mientras su salud se lo permitió.
Sentí profundamente su pérdida y su recuerdo será siempre un soplo de aire fresco. Doy las gracias por haber conocido a una persona tan entera, con carácter y con la que tuve una gran afinidad.
CHANTAL. Chers amis du Club taurin de Paris, je vous suis profondément reconnaissant de m’avoir donné l’occasion de dire quelques mots dans cet hommage mérité à votre membre historique Chantal de Blignières avec laquelle j’étais uni par une amitié sincère. Je ne me souviens plus exactement quand je l’ai rencontrée, mais quand je pense à elle, je sens affluer le souvenir des moments amusants et agréables que nous avons toujours partagés. Comme la première fois quand, accompagné de ma femme Pilar, j’ai été invité à votre Club et dans votre ville, Chantal nous a guidés dans une visite fort divertissante de Paris (bateau mouche inclus). Ou le jour où, à Bayonne, elle m’a présenté Montse, l’épouse de Claude Popelin, et où nous avons parlé et ri tous les trois à propos de différents aspects de la vie et de l’histoire récentes de l’Espagne. Ou la rencontre que nous avons partagée à Lyon avec son neveu Benoît. Lors de la dernière invitation de votre Club, à laquelle je me suis rendu accompagné de ma fille et de ma petite-fille, elle ne se sentait plus très bien, mais elle a tout mis en œuvre pour rendre notre séjour à Paris agréable et amusant.
Nous nous parlions de temps en temps au téléphone et chaque fois que nous allions à la même feria taurine, nous essayions de prendre au moins un peu de temps pour partager un café et nous montrer le respect et l’affection sincère que nous avions l’un pour l’autre.
Je pense que c’est à la feria d’avril de Séville qu’elle m’avait dit qu’elle souffrait de la maladie qui l’a finalement emportée.
Elle l’a enduré comme une championne et a continué à aller aux ferias de son choix aussi longtemps que sa santé le lui a permis.
J’ai profondément ressenti sa perte mais son souvenir sera toujours une bouffée d’air frais. Je suis reconnaissant d’avoir rencontré une personne si entière, avec du caractère et avec qui j’avais une grande affinité.
César Rincón
CHANTAL, siempre en nuestro recuerdo. Quiero compartir algunas palabras sobre mi querida amiga. Ella era una persona excepcional y una gran aficionada, como bien ustedes conocieron.
Tuve la fortuna de conocerla y de ser testigo de su inmenso cariño y afecto, que siempre me brindó sin reservas. Su palabra favorita que siempre me decía, y que a ella le gustaba que yo le dijera, era « Hola, amor. Hola, cariño« .
Su pasión por la tauromaquia era evidente, recordando a su entrañable amigo, el Maestro Santiago Martín El Viti. Se notaba quién influyó gratamente en su conocimiento sobre la tauromaquia.
Chantal siempre encontraba tiempo para compartir su amor por esta tradición conmigo y con otros aficionados. Estaba dispuesta a viajar en busca de la unión de los aficionados, sin importarle si era en París, Burdeos, o cualquier rincón. Ella siempre quería hablar de nuestra pasión, y eso me lleva a decir una vez más que la tauromaquia no se hereda, se transmite.
Recuerdo con especial cariño los momentos que compartimos en los premios del Club Popelin en París. Fue un honor y un privilegio recibir varios trofeos en París por parte de este prestigioso club y estar a su lado, donde su alegría y entusiasmo eran contagiosos.
Chantal era una persona magnífica, cuya bondad y generosidad dejaron una huella imborrable en todos los que tuvimos la suerte de conocerla. Su partida nos deja un vacío enorme, pero su espíritu vivirá siempre en nuestros corazones.
CHANTAL, toujours dans notre souvenir. J’aimerais partager quelques mots sur ma chère amie. C’était une personne exceptionnelle et une grande aficionada, comme vous le savez bien. J’ai eu la chance de la rencontrer et d’avoir joui de la très grande affection qu’elle m’a toujours manifesté, sans réserve. Son expression préférée, comme elle aimait à le répéter, c’était que je la salue en disant « Hola amor, hola cariño ».
Sa passion pour la tauromachie était une évidence, se souvenant toujours de son cher ami, le maestro Santiago Martín El Viti. C’était évident qu’il avait influencé avec bonheur sa perception de la tauromachie.
Chantal a toujours trouvé le temps de partager son amour pour cette tradition avec moi et d’autres aficionados. Elle était prête à voyager, à rechercher l’union des aficionados, que ce soit à Paris, Bordeaux ou tout autre lieu. Elle a toujours aimé parler de ce qui est notre passion, et cela m’amène à dire encore une fois que la tauromachie ne s’hérite pas, qu’elle se transmet.
Je me souviens avec une affection particulière des moments que nous avons partagés lors de la remise des prix du Club Popelin à Paris. Ce fut un honneur et un privilège de recevoir plusieurs trophées à Paris de la part de ce club prestigieux et d’être à ses côtés car sa joie et son enthousiasme étaient contagieux.
Chantal était une personne magnifique, dont la bonté et la générosité ont laissé une marque indélébile dans tous ceux d’entre nous qui avons eu la chance de la connaître. Son départ nous laisse un vide énorme, mais son esprit vivra toujours dans nos cœurs.
Luis Francisco Esplá
CHANTAL Quisiera compartir a propósito de ella un pensamiento que a menudo me ha abordado:
en definitiva, todos somos supervivientes de pequeños o grandes naufragios existenciales y Chantal me dio siempre la sensación de haber hallado en el toreo un feliz islote. No sé de qué exactamente la salvaba, pero tengo claro que obtenía en él la emoción y emociones que los dioses le habían negado en algún momento. Esa es mi sensación íntima de Chantal, una percepción de ella que quiero compartir hoy.
CHANTAL : J’aimerais partager à son propos une pensée qui m’est souvent venue à l’esprit
En définitive, nous sommes tous des survivants de petits ou grands naufrages existentiels et Chantal m’a toujours donné le sentiment d’avoir trouvé dans la tauromachie un îlot heureux. Je ne sais pas exactement de quoi elle a été sauvée, mais je suis certain qu’elle a trouvé en elle l’émotion et les émotions que les dieux lui avaient refusées à un moment donné. C’est mon sentiment intime de Chantal, une perception d’elle que je veux partager aujourd’hui.
José Pedro Prados El Fundi
CHANTAL. La conocí hace muchos años, a principios de los 90 en Vic-Fezensac, recogiendo mi primer trofeo Claude Popelin. Desde entonces, hemos tenido una muy buena relación que ella se encargaba de cuidar y mantener porque yo para eso soy un desastre. Su sencillez, bondad, discreción, exquisitez y educación hacían que todo fuera fácil y agradable. Incluso después de retirarme me seguía llamando para preguntar por cómo estaba y poder vernos en alguna feria en que coincidíamos, como Vic, Dax, Madrid, Sevilla … Me encantaba verla, siempre tan agradable y cariñosa. Sentí mucho su pérdida, pero la recordaré siempre con el cariño y ternura que ella irradiaba. La echaremos de menos, Dios la tendrá en su gloria
CHANTAL. Je l’ai rencontrée il y a de nombreuses années, au début des années 90 à Vic Fezensac, en recevant mon premier trophée Claude Popelin. Depuis lors, nous avons eu une très bonne relation dont elle prenait soin et qu’elle entretenait parce que je suis un désastre pour ces choses-là. Sa simplicité, sa gentillesse, sa discrétion, sa délicatesse et son éducation rendaient tout facile et agréable. Même après ma retraite, elle a continué à m’appeler pour prendre de mes nouvelles et pour essayer de nous revoir dans une feria de celles où coïncidions : Vic, Dax, Madrid, Séville… J’avais grand plaisir à la retrouver, toujours aussi agréable et affectueuse. J’ai beaucoup regretté sa perte, mais je me souviendrai toujours d’elle avec une affection et une tendresse comme celles qu’elle répandait. Elle nous manquera, Dieu l’aura dans sa gloire.




