Maxime Ducasse, banderillero nîmois retiré depuis 2018 après une trentaine d’années au service de nombreux matadors français ou espagnols, était l’invité ce lundi 13 juin du Club Taurin de Paris.
Soirée dédicace organisée à l’occasion de la parution de son livre « La Cour des Grands », né de ses comptes-rendus annuels envoyés fidèlement chaque année à Jacques Durand, grande plume de l’aficion. C’est d’ailleurs ce dernier qui l’a convaincu d’en faire un livre et qui lui a offert la brillante préface
Maxime ne se prend pas pour autant pour un auteur, mais avec la pudeur et la modestie qui le caractérisent, il nous offre un cadeau précieux à travers ce livre qui nous entraine dans le quotidien d’un subalterne de la corrida. Un témoignage rare un livre vrai et attachant, tout à l’image de son auteur
Ce fut son éditrice, Marion Mazauric, qui ouvrit la soirée. A la croisée de ses trois passions, les livres, les chevaux et les toros, la fondatrice des Éditions Au Diable Vauvert faisait d’une pierre deux coups en venant à Paris : fêter les cinquante ans de Nicolas Rey, son auteur fétiche et soutenir Maxime Ducasse peu habitué à se retrouver sur le devant de la scène et encore moins devant des aficionados parisiens
La présence de Marion Mazauric permit aussi de mettre en lumière le lauréat 2023 du Prix Hemingway, Sébastien Ambit, membre du Club Taurin de Paris qui nous présenta fièrement son trophée et nous raconta comment l’idée de sa nouvelle « La Clémence de Titus » lui était venue lors de la dernière assemblée générale du Club lorsqu’un des membres présents, évoqua « un public commun » entre la Corrida et l’Opéra
Vint ensuite la présentation du Livre de Maxime Ducasse, qui regorge d’anecdotes sur ce monde si discret et rarement mise en lumière des différents acteurs que sont les péons, les picadors, les valets d’épée, les chauffeurs…
De sa découverte de la corrida à 5 ans, entre sa mère et son oncle dont il garde des flashs en mémoire, à sa double despedida Nîmoise et Sévillane en 2018, Maxime Ducasse y relate temporada après temporada, son cheminement heureux dans son rôle de banderillero.
Un subalterne certainement pas frustré de ne pas avoir été le matador que, comme tout enfant débutant, il rêvait d’être. « Ce que tu dois devenir, c’est le toro qui te l’apprend », nous glissa-il à la fin de cette belle soirée qui combla les participants

photos Jean Yves Blouin et Ferdinand de Marchi – texte très largement inspiré de Vincent M membre du Club Taurin de Paris






Bonjour,
Merci de votre message .
Je n’étais pas disponible mais si les activités sont présentées avant on a des chances de pouvoir participer . Bien a vous ! Luc