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Paco March fait le bilan de la temporada 2018

Publié par cathiectp le 17 octobre 2018
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

Peu de temps après l’envoi de l’invitation pour notre soirée du 22 octobre, Octavio Chacón nous a demandé différer sa venue au Club en raison de circonstances familiales aussi imprévues que sérieuses.

Toutefois, l’écrivain et journaliste taurin catalan, président de la Federación de Entidades taurinas de Cataluña et ami du Club, Paco March, auquel nous avions demandé de venir nous présenter un bilan de la temporada 2018 ainsi qu’une analyse sur l’action en faveur de la tauromachie dans les différents territoires, a accepté d’anticiper sa venue au Club.

Ainsi nous vous proposons de nous retrouver avec Paco MARCH, le lundi 22 octobre 2018 à partir de 20h.

Le lieu sera communiqué lors de l’inscription.

 Participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif et suivie du dîner : membres du Club : 35€, jeunes jusqu’à 25 ans (à jour): 15€, hôtes de passage : 50€.

Vous pourrez à cette occasion vous mettre à jour de votre cotisation annuelle ou adhérer au Club. Montant des cotisations : individuels : 60€, couples : 100€, jeunes : 20€.

Afin de faciliter l’accueil, il est impératif de s’inscrire par courriel  à l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com.

 

C’est la rentrée au CTP

Publié par cathiectp le 27 septembre 2018
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

Alors que la saison française est désormais terminée et que la temporada espagnole connait ses derniers rendez-vous importants (otoño madrilène et Pilar de Saragosse), il nous a paru judicieux de nous retrouver pour échanger sur nos moments majeurs de l’été, pour exprimer le vote du Club pour le « Prix Claude Popelin 2018 » à partir d’une analyse de l’année taurine en France et, à l’occasion de L’Assemblée générale annuelle, pour faire le point sur les projets, vous informer sur les contacts en cours et débattre largement sur la vie du Club.

Cette tertulia de rentrée et l’assemblée générale se tiendront le mercredi 3 octobre 2018, à 20 h 30 précises (accueil à partir de 20 h) au sous-sol du Restaurant Loubnane (29 rue Galande, Paris 5e -M° Saint-Michel).

Participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif  suivi d’un dîner : membres du Club : 28€, jeunes jusqu’à 25 ans (à jour) : 15€, hôtes de passage : 40€.

Vous pourrez à cette occasion vous acquitter de la cotisation annuelle ou adhérer au Club. Montant des cotisations : individuels : 60€, couples : 100€, jeunes : 20€.

Afin de faciliter l’accueil, il est impératif de s’inscrire par courriel, à l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com .

Alvaro Nuñez Benjumea, éleveur de toros, au CTP le 26 avril

Publié par cathiectp le 12 avril 2018
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Après avoir appris de son père Joaquin, créateur d’un encaste original, le passionnant et exigeant métier d’éleveur de toros de combat, puis participé directement à la gestion de la ganaderia familiale de Nuñez del Cuvillo dans ses heures de gloire, de difficultés et de retour au tout premier plan, de « Idilico » à « Lanudo » en passant par « Arrojado » ou « Esparraguerro« , il a récemment fait le choix de créer son propre élevage.

C’est pour le Club Taurin de Paris un honneur et un plaisir de recevoir Alvaro Nuñez Benjumea qui viendra  présenter les choix et principes de sa nouvelle aventure ganadera fondés sur son exceptionnelle expérience et ses goûts d’aficionado et développer sa vision de l’évolution du toro bravo et de la tauromachie.

La conférence, suivie d’un dîner, se tiendra au Grand salon « Spindler » du restaurant « Chez Jenny » le jeudi 26 avril 2018 à partir de 20h (début à 20h 30 précises).

 39, Boulevard du Temple Paris (3e), M° République
Participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif et suivie du dîner : membres du Club : 35€, jeunes jusqu’à 25 ans (à jour): 15€, hôtes de passage : 50€.
Rappel du montant des cotisations annuelles : individuels : 60€, couples : 100€, jeunes : 20€.

Afin de faciliter l’accueil, il est impératif de s’inscrire par mail à l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com

 

Richard Milian au CTP

Publié par cathiectp le 27 février 2018
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Vingt ans après son alternative dacquoise et au terme d’un remarquable parcours illustré, entre autres grandes dates, par la 1ère oreille coupée par un matador de toros français dans les arènes de Madrid, il a choisi de mettre son exceptionnelle expérience au service de la formation des jeunes touchés par la passion taurine.
Dans son école taurine Adour-afición, avec cette exigence lucide et déterminée qu’il incarnait en piste, il s’attache par delà l’apprentissage des techniques du toreo à développer chez ses élèves les valeurs d’effort, de droiture et de solidarité qui sont au cœur de l’aventure taurine.

C’est pour le Club taurin de Paris un plaisir et un honneur de recevoir Richard MILIAN, matador, formateur, maître de toreo, qui viendra nous expliquer comment il mobilise sa remarquable culture professionnelle pour former des toreros, forger des caractères et contribuer ainsi au développement d’une afición d’une extraordinaire richesse.

Ce sera le jeudi 15 mars 2018, à partir de 20h (début 20h 30 précises), au Grand salon « Spindler » du restaurant « Chez Jenny », 39, Boulevard du Temple Paris (3e), M° République.

 Participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif et suivie du dîner : membres du Club : 35€, jeunes jusqu’à 25 ans (à jour): 15€, hôtes de passage : 50€.

Rappel du montant des cotisations annuelles: individuels : 60€, couples : 100€, jeunes : 20€.

Afin de faciliter l’accueil, il est impératif de s’inscrire par mail à l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com.

 

Le tercio de pique vu par un cavalier aficionado

Publié par cathiectp le 5 février 2018
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Le tercio de piques, qualifié par certains de mal nécessaire et regardé par d’autres comme le meilleur fil conducteur de l’évolution historique de la corrida, est également la phase la plus polémique, la plus complexe et la plus saturée d’approches antagonistes et de fausses idées.

Tout à la fois cavalier et aficionado, Philippe de Graeve, responsable de L’Union des Bibliophiles Taurins de France, a choisi d’aborder le sujet par le biais du cheval de picador et à travers l’histoire des montures, de leur équipement et de la façon de les préparer et de les diriger lors du combat, il saura nous entrainer au cœur même du déroulement du tercio de varas et mettre en perspective les différents facteurs (culturels, catégoriels ou réglementaires) qui ont pesé sur son évolution ainsi que les mesures favorables à son amélioration.

Le jeudi 15 février 2018, le Club taurin de Paris a le grand plaisir de l’accueillir sur le thème Le cheval de picador, une clef pour comprendre l’évolution du tercio de piques. C’est  à partir de 20h (début 20h 30 précises) au Grand salon « Spindler » du restaurant « Chez Jenny », 39, Boulevard du Temple Paris (3e), M° République.

 Participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif et suivie du dîner : membres du Club : 35€, jeunes jusqu’à 25 ans (à jour) : 15€, hôtes de passage : 50€.

Rappel du montant des cotisations annuelles : individuels : 60€, couples : 100€, jeunes : 20€.

Afin de faciliter l’accueil, il est impératif de s’inscrire par mail à l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com

 

Le CTP souffle ses 70 bougies en compagnie de Luis Francisco Espla

Publié par cathiectp le 2 janvier 2018
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Le Club Taurin de Paris c’est 70 ans de passion taurine partagée, l’héritage d’aficionados illustres, la richesse des apports d’invités aussi nombreux que variés, c’est aussi le plaisir de l’échange et la fidélité aux amitiés.

Pour célébrer cette aventure commune, évoquer ses étapes, analyser ses évolutions et dessiner son futur, nous aurons l’honneur d’être accompagnés par une figura del toreo emblématique de la dimension culturelle de la tauromachie et ami du Club où il est déjà venu à deux reprises.

Luis Francisco ESPLA  nous fait le plaisir de fêter avec nous le 70e anniversaire du Club Taurin de Paris.

Cette soirée exceptionnelle se déroulera au fil de l’eau sur une péniche le mercredi 17 janvier 2018 à partir de 19 h 45 (Le lieu d’embarquement sera précisé ultérieurement).

Participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif et suivie d’un dîner : membres du Club : 55€, jeunes jusqu’à 25 ans (à jour) : 20€, hôtes de passage : 85€.

Le nombre de places sur la péniche étant limité, nous vous invitons à vous inscrire avant le 10 janvier par mail à l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com. 

Rappel du montant de la cotisation annuelle : individuels : 60€, couples : 100€, jeunes : 20€.

Prix « Rencontre » du Club Taurin de Paris 2017

Publié par cathiectp le 14 décembre 2017
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Le prix de la « Rencontre » 2017 du Club Taurin de Paris a été attribué à Platino de Victorino Martin et au matador Antonio Ferrera.

Ferrera Séville 29_04_17 Victorino Martin

Antonio Ferrera et Platino de Victorino Martin © G. Verdi

Alors que la majorité des prix viennent récompenser soit un torero, soit un taureau, soit encore un acte de combat particulièrement remarquable, le Club Taurin de Paris souhaite rendre hommage, au terme de chaque saison européenne, à ce qui sera apparu à la majorité de ses membres comme la rencontre marquante de l’année entre un taureau d’une bravoure et d’une classe exceptionnelles croise une torero en mesure de lui faire exprimer tout son potentiel en même temps qu’il dit tout le mystère de son art.

Pour la Saison 2017, ont été proposés :

  • « Mecatero » de Victorino Martin, 5e toro du mercredi 23 août 2017 à Bilbao, toréé par Manuel Escribano ;
  • « Hebreo” de Jandilla, 2e toro du vendredi 26 mai 2017 à Madrid, toréé par Sébastien Castella ;
  • « Barberillo » de Alcurrucen, 6e toro du jeudi 25 mai 2017 à Madrid, toréé par Ginés Marin ;
  • « Pasmoso » de Domingo Hernandez, 6e toro du dimanche 19 mars 2017 à Valencia, toréé par Alberto Lopez Simon, (gracié) ;
  • « Jaraiz » de Juan Pedro Domecq, 5e toro du jeudi 17 août 2017 à Malaga toréé par Enrique Ponce, (gracié) ;
  • « Platino » de Victorino Martin, 4e toro du samedi 29 avril 2017 à Séville toréé par Antonio Ferrera.

Le prix a été attribué à « Platino » de Victorino Martin, combattu le samedi 29 avril 2017 à Séville (4e lieu) par Antonio Ferrera.

 

La trajectoire de la ganaderia de Victorino Martin

Publié par cathiectp le 7 décembre 2017
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Alors que l’anniversaire du Club a dû être reporté au mois de janvier, nous avons tenu à nous retrouver avant la fin de l’année pour évoquer et rendre hommage à un éleveur majeur récemment disparu.

Thierry Vignal, dont l’expertise sur le bétail brave est connue de tous, a accepté de présenter et d’analyser à travers les caractéristiques des différentes époques, les exemplaires marquants des étapes essentielles et les matadors liés aux grands moments de l’élevage. Ce sera le mardi 12 décembre 2017 à 20 h 30 précises (accueil à partir de 20 h) au sous-sol du Restaurant Loubnane, 29 rue Galande, Paris 5e (M° Saint-Michel).

Participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif et suivie d’un dîner, 28 € pour les membres du Club , 15€ pour les jeunes jusqu’à 25 ans (à jour de leurs cotisations),  40€ pour les hôtes de passage.

Par ailleurs, cette soirée consacrée aux toros permettra également aux participants de proposer, débattre et voter pour le prix de la rencontre 2017. Rappelons que ce prix du CTP, qui en est à sa 12e édition, distingue parmi les corridas vues in situ par au moins un membre du Club, la rencontre la plus marquante de la saison entre un toro à la combativité remarquable et un torero qui a su valoriser le potentiel de l’animal et pratiquer un toreo digne des qualités de son opposant.

Nous vous invitons à formuler vos propositions lors de votre inscription à la soirée et jusqu’au 11 décembre.

Vous pourrez encore, à l’occasion de cette soirée, vous mettre à jour de votre cotisation annuelle ou adhérer au Club. Montant des cotisations : individuels : 60€, couples : 100€, jeunes : 20€.

Afin de faciliter l’accueil, il est impératif de s’inscrire par mail à  l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com.

Ginés Marin était au CTP le 18 octobre

Publié par cathiectp le 23 novembre 2017
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire
Le maestro Gines Marin

Le Maestro Ginés Marin au Club taurin de Paris. A ses côtés José Cutiño, son apoderado, et Thierry Vignal © MLBAC

En novembre 2014, le Club taurin de Paris avait reçu José Cutiño qui avait fait part de sa vision de la tauromachie, de son organisation, et de son développement ; il avait également attiré notre attention sur un jeune novillero très prometteur, qui avait débuté en corrida piquée en mars 2014 et venait de remporter le Zapato de oro d’Arnedo en septembre ; il pressentait qu’il allait devenir une figura.
Un an après son alternative à Nîmes, Ginés Marin est le torero révélation de la temporada 2017 et pour le Club c’est un plaisir de le recevoir.
Le 25 mai, Ginés Marin a été le seul de toute la San Isidro 2017 à couper les deux oreilles d’un même toro, il a été consacré triomphateur de la San Isidro et auteur de la meilleure faena. Beaucoup d’autres triomphes ont suivi au cours de la temporada : Pamplona, Santander, Dax, Saragosse…

Pourquoi Ginés Marin a-t-il choisi d’être torero ?
Né en Andalousie, il s’est formé et vit en Extremadura, région riche en ganaderias. Son éducation taurine lui est venue de son père, devenu picador, qui l’a tenu proche du campo, des toros, tout en le gardant éloigné de la corrida, car il ne voulait pas qu’il devienne torero ; Ginés a su le convaincre.

Quels furent les moments importants de son étape de novillero ?
Après une formation à l’école taurine de Badajoz et des succès nombreux dans les bolsins et concours de becerradas, il a débuté en piquée à Olivenza en mars 2014 avec grand succès. Puis il s’est séparé de son apoderado ce qui a provoqué un temps d’arrêt dans sa carrière. Les succès de fin de saison (Arnedo et Saragosse) l’ont relancé et, avec l’appui de José Cutiño, les portes se sont ouvertes.
En 2015, Ginés a toréé dans presque toutes les férias d’Espagne, de France et même du Mexique, ce fût une saison rêvée. Après cette saison, l’alternative se profilait ; torero et apoderado ont choisi la date et le lieu : Pentecôte à Nîmes ce qui lui a permis de faire au préalable sa présentation en tant que novillero à Madrid lors de la San Isidro 2016, mais celle-ci ne s’est pas passée exactement comme souhaitée.

Comment se fait le choix de la présentation à Madrid ?
Selon José Cutiño, après les succès en tant que novillero, il était indispensable de se présenter à Madrid avant l’alternative ; cela ne s’est pas bien passé. Dans la vie de tout torero, il y a des hauts et des bas ; ce qui différencie les toreros, c’est leur capacité à surmonter les étapes difficiles. Les toreros doivent être des personnes normales dans les succès et fortes dans les échecs.

Combien de contrats après l’alternative ?
Les premiers temps se sont avérés difficiles : obtenir des contrats, puis ouvrir la porte des grandes ferias ; Ginés avait quinze contrats signés lors de l’alternative.

Quels ont été les grands moments de cette saison 2017 ?
Les triomphes d’Olivenza et de Valencia ont marqué le début de la saison. Séville, abordé avec beaucoup d’espoir, ne s’est pas déroulé comme escompté. C’est une arène qui pèse beaucoup. Ginés a compris qu’entre Séville et Madrid, il disposait d’un mois pour se mettre intensément au travail et rectifier le tir, ce qui lui a permis d’aborder Madrid avec l’esprit tranquille.
Pour Ginés, l’après-midi du 25 mai a été un après-midi rêvé et deux jours après, la course du 27, même si elle n’a pas été un succès compte tenu de la difficulté des toros et de l’épée, a été malgré tout positive.
Au cours de ces journées, José Cutiño a partagé les mêmes émotions que le torero, à la réserve près qu’il n’était pas face au toro. Le 25, avec 32 passes, Ginés a été au summum de ce qu’on pouvait espérer. Ce fût un grand moment, très émouvant. Le 27, la faena était calme, reposée, naturelle : même si Ginés a touché l’os à l’épée, cela n’efface en rien l’importance de la faena. Pour Cutiño, en tant qu’aficionado et apoderado, avoir pu contribuer à la naissance d’un torero aussi important, est quelque chose de formidable.

Quels souvenirs de la « corrida de la Culture » du 17 juin ?
Pour Ginés, sa faena de la « corrida de la Culture » fût plus reposée et aussi importante que celle du 25, qui était vibrante et émouvante, même s’il a échoué à tuer vite et bien, cette faena lui a permis de montrer tant au public madrilène qu’à lui-même, ce qu’il voulait faire et qu’il était capable de réaliser avec des toros très différents.

Après Madrid, quelles dates importantes ?
Difficile pour Ginés de les citer toutes ; les plus importantes sont à ses yeux les journées de Pampelune, Santander, Badajoz, Bilbao (même s’il n’est pas sorti par la grande porte), Salamanque, Saragosse et, en France, Dax, Nîmes… au total, sa première temporada complète en tant que matador a été une saison inoubliable.

Quels élevages ont le plus marqué et quel toro ?
Ceux qui ont le plus marqué l’afición : « Barberillo » d’Alcurrucen à Madrid le 25 mai, « Sin Vaina« , le Nuñez del Cuvillo de la corrida de la Culture, « Forajido« , le toro de Victoriano del Rio de Pampelune, face auquel, même s’il ne lui a pas coupé d’oreilles, il estime lui avoir déroulé une de ses meilleures faenas de la saison.

Quelle est sa conception du toreo ?
Question fréquente à laquelle Ginés n’aime pas répondre, car il n’aime pas classer les toreros par catégorie (torero de courage, d’art.…). Il préfère laisser à l’aficionado le soin d’apprécier son toreo, d’en tirer profit et de la qualifier.

Quel tercio préfère Ginés, cape ou muleta ?
La faena de muleta est fondamentale pour couper les oreilles. C’est elle qui assure les triomphes. Tout en ne se considérant pas être le meilleur capotero, Ginés travaille beaucoup ce tercio tant à la véronique que dans la variété des quites. C’est la variété du toreo dans ses différentes phases qui fait la richesse de la tauromachie.
A la muleta, Ginés a plus de plaisir à toréer de la main gauche qui est la position naturelle. Avec la main gauche, il se sent plus à l’aise pour s’exprimer, sans avoir recours à l’épée, et de surcroit c’est plus beau !

Comment apprécie-t-il le toreo de proximité, dans les cornes ?
Novillero, Ginés pratiquait presque toujours ce type de toreo d’émotion à la pointe des cornes en fin de faena. Aujourd’hui, en tant que torero plus mûr, il le fait beaucoup moins. « La nécessité oblige », le novillero pensait que, pour obtenir le triomphe, il lui fallait toréer le plus longtemps possible et terminer à la pointe des cornes.
Aujourd’hui, il considère que lorsque tout fonctionne bien et quand il torée lentement, le triomphe arrive quand il doit arriver !

Et l’épée ?
Ginés Marin pense que sa saison a été marquée par une grande régularité à la mort et estime avoir tué comme il le souhaitait, même s’il lui est arrivé parfois de pincher. Il ne se rappelle pas de toutes ses estocades mais se souvient particulièrement de deux grandes, celle portée à Saragosse (qui fut primée comme la meilleure la feria du Pilar) et celle de Santander.

L’avant et l’après corrida
Ginés Marin n’aime pas rester seul dans la chambre avant la corrida : c’est un moment qui se vit mal avec la peur qui tenaille. Il préfère se distraire en faisant autre chose (faire des courses, se promener …). Dans la chambre, il accepte peu de monde, José Cutiño et son fils.
Après la course, et en fonction de son déroulement, Ginés aime dîner avec José et analyser avec lui le déroulement de la course. José essaye de l’aider à approfondir son toreo, et lui fait des suggestions pour lui permettre de progresser.

Qualités et défauts de Ginés, torero, pour José Cutiño ; qualités et défauts de José Cutiño, apoderado, pour Ginés?
José Cutiño ne voit en Ginés que très peu de défauts mais beaucoup de qualités qui lui permettront de devenir le torero qu’il voudra être : figura s’il le veut, ou torero normal si telle est sa volonté. Dès le premier jour, quand Ginés a demandé à José Cutiño de l’apodérer, Cutiño s’est montré très attentif à Ginés et ceci 24h sur 24. José Cutiño cherche toujours ce qui peut être bon pour Ginés et réciproquement. La plus grande joie de Ginés est de voir son apoderado heureux quand il a fait une bonne course.

Quels objectifs pour 2018 ?
Ginés veut continuer à progresser pour devenir une « figura« . Il a déjà beaucoup obtenu mais il pense qu’il doit continuer à beaucoup travailler pour s’améliorer, avec une attention particulière portée à Séville qui ne l’a pas encore vu dans ce qu’il sait donner de meilleur.

Que son père soit picador dans sa cuadrilla lui pose-t-il un problème ?
Que son père soit dans sa cuadrilla, donc sous ses ordres, est certes une situation particulière. Il le commande et remarque que son père l’écoute ; cela se passe globalement bien, chacun regardant l’autre agir, non sans une certaine émotion. Après le deuxième toro de Saragosse – où la pique a été prolongée – il n’y a pas eu d’altercations entre Ginés et son père car en réalité, le toro n’a pas été trop piqué même si, ultérieurement il lui a manqué de forces pour tenir jusqu’au bout.

Comment perçoit-il la despedida de Morante ?
Morante – qui a été son parrain d’alternative – est un torero génial ; ce fût toujours un grand plaisir de toréer en sa présence ; Ginés a été très triste d’apprendre sa despedida, car la fiesta a besoin d’un torero comme Morante.

Comment a-t-il constitué sa cuadrilla ?
Constituer une bonne cuadrilla n’est pas chose facile ; il a réussi à le faire, pour sa seconde année d’alternative ; sa cuadrilla lui apporte beaucoup. Quand il triomphe, c’est aussi son succès car, sans son action, il n’aurait pas atteint un tel résultat.

Quel est le torero de l’histoire qui le marque le plus ?
Incontestablement « Manolete » ; Ginés se plait à étudier tant son toreo que sa vie et à mieux comprendre sa personnalité.

Quelle est son encaste préféré ?
Le toro de l’encaste Domecq est celui qui lui permet de s’approcher au mieux du toreo qu’il veut faire. Ceci ne l’empêche pas d’apprécier également les encastes Santa Coloma et Saltillo qu’il torée certes bien moins souvent. Leurs toros ont une forte personnalité ; quand ils sont bons, ils chargent avec grande classe et peuvent être exceptionnels, mais quand ils sont mauvais, les toreros vivent alors un très mauvais moment.

Quelles relations entretient-il avec ses confrères ?
En dehors de son amitié avec Talavante, Ginés n’a pas de relation particulière avec ses confrères d’autant plus qu’il est d’un naturel très indépendant. Sa principale concurrence n’est pas avec les autres toreros mais avec lui-même.

Pourquoi tant des toreros notables sont originaires d’Extremadura ?
On assiste à un âge d’or de la tauromachie en Extremadura : Talavante, Perera, Ferrera, Garrido et… Ginés Marin ; il n’y a pas de raison particulière si ce n’est que l’Extremadura est une région très taurine, fournie en élevages et en foyer d’aficion et donc qui offre nombre de possibilités de toréer.

Quelles sont les passions de Ginés Marin, autres que le toreo ?
Sa vie tourne tout autour des taureaux ; en dehors du campo, de la nature et des animaux, Ginés reconnait ne pas avoir de passion particulière.

—————————-

Maxi Perez de canal@toros

Publié par cathiectp le 25 octobre 2017
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

Depuis l’automne 2014 avec José Luis Ramón, directeur de 6toros6, le Club Taurin de Paris n’avait pas sollicité de professionnel de l’information taurine pour nous présenter son bilan de la saison. Nous avons demandé à un aficionado et comentarista de la chaine télévisée Canal Toros, dont la rigoureuse mémoire et la grande finesse d’analyse sont appréciées de ceux qui suivent les retransmissions de cette chaine, de nous proposer son repaso de la temporada 2017 et d’en débattre avec nous.

Le Club Taurin de Paris accueillera avec grand plaisir Maxi Perez de canal@toros le jeudi 9 novembre 2017 à partir de 20h au Grand salon « Spindler » du restaurant « Chez Jenny », 39, Boulevard du Temple Paris (3e), M° République

Participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif et suivie du dîner : membres du Club : 35€, jeunes jusqu’à 25 ans (à jour) : 15€, hôtes de passage : 50€.

Vous pourrez à cette occasion vous mettre à jour de votre cotisation annuelle ou adhérer au Club. Montant des cotisations : individuels : 60€, couples : 100€, jeunes : 20€.

Afin de faciliter l’accueil, il est impératif de s’inscrire par mail à l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com

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