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Prix « Rencontre » du Club Taurin de Paris 2017

Publié par cathiectp le 14 décembre 2017
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Le prix de la « Rencontre » 2017 du Club Taurin de Paris a été attribué à Platino de Victorino Martin et au matador Antonio Ferrera.

Ferrera Séville 29_04_17 Victorino Martin

Antonio Ferrera et Platino de Victorino Martin © G. Verdi

Alors que la majorité des prix viennent récompenser soit un torero, soit un taureau, soit encore un acte de combat particulièrement remarquable, le Club Taurin de Paris souhaite rendre hommage, au terme de chaque saison européenne, à ce qui sera apparu à la majorité de ses membres comme la rencontre marquante de l’année entre un taureau d’une bravoure et d’une classe exceptionnelles croise une torero en mesure de lui faire exprimer tout son potentiel en même temps qu’il dit tout le mystère de son art.

Pour la Saison 2017, ont été proposés :

  • « Mecatero » de Victorino Martin, 5e toro du mercredi 23 août 2017 à Bilbao, toréé par Manuel Escribano ;
  • « Hebreo” de Jandilla, 2e toro du vendredi 26 mai 2017 à Madrid, toréé par Sébastien Castella ;
  • « Barberillo » de Alcurrucen, 6e toro du jeudi 25 mai 2017 à Madrid, toréé par Ginés Marin ;
  • « Pasmoso » de Domingo Hernandez, 6e toro du dimanche 19 mars 2017 à Valencia, toréé par Alberto Lopez Simon, (gracié) ;
  • « Jaraiz » de Juan Pedro Domecq, 5e toro du jeudi 17 août 2017 à Malaga toréé par Enrique Ponce, (gracié) ;
  • « Platino » de Victorino Martin, 4e toro du samedi 29 avril 2017 à Séville toréé par Antonio Ferrera.

Le prix a été attribué à « Platino » de Victorino Martin, combattu le samedi 29 avril 2017 à Séville (4e lieu) par Antonio Ferrera.

 

La trajectoire de la ganaderia de Victorino Martin

Publié par cathiectp le 7 décembre 2017
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Alors que l’anniversaire du Club a dû être reporté au mois de janvier, nous avons tenu à nous retrouver avant la fin de l’année pour évoquer et rendre hommage à un éleveur majeur récemment disparu.

Thierry Vignal, dont l’expertise sur le bétail brave est connue de tous, a accepté de présenter et d’analyser à travers les caractéristiques des différentes époques, les exemplaires marquants des étapes essentielles et les matadors liés aux grands moments de l’élevage. Ce sera le mardi 12 décembre 2017 à 20 h 30 précises (accueil à partir de 20 h) au sous-sol du Restaurant Loubnane, 29 rue Galande, Paris 5e (M° Saint-Michel).

Participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif et suivie d’un dîner, 28 € pour les membres du Club , 15€ pour les jeunes jusqu’à 25 ans (à jour de leurs cotisations),  40€ pour les hôtes de passage.

Par ailleurs, cette soirée consacrée aux toros permettra également aux participants de proposer, débattre et voter pour le prix de la rencontre 2017. Rappelons que ce prix du CTP, qui en est à sa 12e édition, distingue parmi les corridas vues in situ par au moins un membre du Club, la rencontre la plus marquante de la saison entre un toro à la combativité remarquable et un torero qui a su valoriser le potentiel de l’animal et pratiquer un toreo digne des qualités de son opposant.

Nous vous invitons à formuler vos propositions lors de votre inscription à la soirée et jusqu’au 11 décembre.

Vous pourrez encore, à l’occasion de cette soirée, vous mettre à jour de votre cotisation annuelle ou adhérer au Club. Montant des cotisations : individuels : 60€, couples : 100€, jeunes : 20€.

Afin de faciliter l’accueil, il est impératif de s’inscrire par mail à  l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com.

Ginés Marin était au CTP le 18 octobre

Publié par cathiectp le 23 novembre 2017
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Le maestro Gines Marin

Le Maestro Ginés Marin au Club taurin de Paris. A ses côtés José Cutiño, son apoderado, et Thierry Vignal © MLBAC

En novembre 2014, le Club taurin de Paris avait reçu José Cutiño qui avait fait part de sa vision de la tauromachie, de son organisation, et de son développement ; il avait également attiré notre attention sur un jeune novillero très prometteur, qui avait débuté en corrida piquée en mars 2014 et venait de remporter le Zapato de oro d’Arnedo en septembre ; il pressentait qu’il allait devenir une figura.
Un an après son alternative à Nîmes, Ginés Marin est le torero révélation de la temporada 2017 et pour le Club c’est un plaisir de le recevoir.
Le 25 mai, Ginés Marin a été le seul de toute la San Isidro 2017 à couper les deux oreilles d’un même toro, il a été consacré triomphateur de la San Isidro et auteur de la meilleure faena. Beaucoup d’autres triomphes ont suivi au cours de la temporada : Pamplona, Santander, Dax, Saragosse…

Pourquoi Ginés Marin a-t-il choisi d’être torero ?
Né en Andalousie, il s’est formé et vit en Extremadura, région riche en ganaderias. Son éducation taurine lui est venue de son père, devenu picador, qui l’a tenu proche du campo, des toros, tout en le gardant éloigné de la corrida, car il ne voulait pas qu’il devienne torero ; Ginés a su le convaincre.

Quels furent les moments importants de son étape de novillero ?
Après une formation à l’école taurine de Badajoz et des succès nombreux dans les bolsins et concours de becerradas, il a débuté en piquée à Olivenza en mars 2014 avec grand succès. Puis il s’est séparé de son apoderado ce qui a provoqué un temps d’arrêt dans sa carrière. Les succès de fin de saison (Arnedo et Saragosse) l’ont relancé et, avec l’appui de José Cutiño, les portes se sont ouvertes.
En 2015, Ginés a toréé dans presque toutes les férias d’Espagne, de France et même du Mexique, ce fût une saison rêvée. Après cette saison, l’alternative se profilait ; torero et apoderado ont choisi la date et le lieu : Pentecôte à Nîmes ce qui lui a permis de faire au préalable sa présentation en tant que novillero à Madrid lors de la San Isidro 2016, mais celle-ci ne s’est pas passée exactement comme souhaitée.

Comment se fait le choix de la présentation à Madrid ?
Selon José Cutiño, après les succès en tant que novillero, il était indispensable de se présenter à Madrid avant l’alternative ; cela ne s’est pas bien passé. Dans la vie de tout torero, il y a des hauts et des bas ; ce qui différencie les toreros, c’est leur capacité à surmonter les étapes difficiles. Les toreros doivent être des personnes normales dans les succès et fortes dans les échecs.

Combien de contrats après l’alternative ?
Les premiers temps se sont avérés difficiles : obtenir des contrats, puis ouvrir la porte des grandes ferias ; Ginés avait quinze contrats signés lors de l’alternative.

Quels ont été les grands moments de cette saison 2017 ?
Les triomphes d’Olivenza et de Valencia ont marqué le début de la saison. Séville, abordé avec beaucoup d’espoir, ne s’est pas déroulé comme escompté. C’est une arène qui pèse beaucoup. Ginés a compris qu’entre Séville et Madrid, il disposait d’un mois pour se mettre intensément au travail et rectifier le tir, ce qui lui a permis d’aborder Madrid avec l’esprit tranquille.
Pour Ginés, l’après-midi du 25 mai a été un après-midi rêvé et deux jours après, la course du 27, même si elle n’a pas été un succès compte tenu de la difficulté des toros et de l’épée, a été malgré tout positive.
Au cours de ces journées, José Cutiño a partagé les mêmes émotions que le torero, à la réserve près qu’il n’était pas face au toro. Le 25, avec 32 passes, Ginés a été au summum de ce qu’on pouvait espérer. Ce fût un grand moment, très émouvant. Le 27, la faena était calme, reposée, naturelle : même si Ginés a touché l’os à l’épée, cela n’efface en rien l’importance de la faena. Pour Cutiño, en tant qu’aficionado et apoderado, avoir pu contribuer à la naissance d’un torero aussi important, est quelque chose de formidable.

Quels souvenirs de la « corrida de la Culture » du 17 juin ?
Pour Ginés, sa faena de la « corrida de la Culture » fût plus reposée et aussi importante que celle du 25, qui était vibrante et émouvante, même s’il a échoué à tuer vite et bien, cette faena lui a permis de montrer tant au public madrilène qu’à lui-même, ce qu’il voulait faire et qu’il était capable de réaliser avec des toros très différents.

Après Madrid, quelles dates importantes ?
Difficile pour Ginés de les citer toutes ; les plus importantes sont à ses yeux les journées de Pampelune, Santander, Badajoz, Bilbao (même s’il n’est pas sorti par la grande porte), Salamanque, Saragosse et, en France, Dax, Nîmes… au total, sa première temporada complète en tant que matador a été une saison inoubliable.

Quels élevages ont le plus marqué et quel toro ?
Ceux qui ont le plus marqué l’afición : « Barberillo » d’Alcurrucen à Madrid le 25 mai, « Sin Vaina« , le Nuñez del Cuvillo de la corrida de la Culture, « Forajido« , le toro de Victoriano del Rio de Pampelune, face auquel, même s’il ne lui a pas coupé d’oreilles, il estime lui avoir déroulé une de ses meilleures faenas de la saison.

Quelle est sa conception du toreo ?
Question fréquente à laquelle Ginés n’aime pas répondre, car il n’aime pas classer les toreros par catégorie (torero de courage, d’art.…). Il préfère laisser à l’aficionado le soin d’apprécier son toreo, d’en tirer profit et de la qualifier.

Quel tercio préfère Ginés, cape ou muleta ?
La faena de muleta est fondamentale pour couper les oreilles. C’est elle qui assure les triomphes. Tout en ne se considérant pas être le meilleur capotero, Ginés travaille beaucoup ce tercio tant à la véronique que dans la variété des quites. C’est la variété du toreo dans ses différentes phases qui fait la richesse de la tauromachie.
A la muleta, Ginés a plus de plaisir à toréer de la main gauche qui est la position naturelle. Avec la main gauche, il se sent plus à l’aise pour s’exprimer, sans avoir recours à l’épée, et de surcroit c’est plus beau !

Comment apprécie-t-il le toreo de proximité, dans les cornes ?
Novillero, Ginés pratiquait presque toujours ce type de toreo d’émotion à la pointe des cornes en fin de faena. Aujourd’hui, en tant que torero plus mûr, il le fait beaucoup moins. « La nécessité oblige », le novillero pensait que, pour obtenir le triomphe, il lui fallait toréer le plus longtemps possible et terminer à la pointe des cornes.
Aujourd’hui, il considère que lorsque tout fonctionne bien et quand il torée lentement, le triomphe arrive quand il doit arriver !

Et l’épée ?
Ginés Marin pense que sa saison a été marquée par une grande régularité à la mort et estime avoir tué comme il le souhaitait, même s’il lui est arrivé parfois de pincher. Il ne se rappelle pas de toutes ses estocades mais se souvient particulièrement de deux grandes, celle portée à Saragosse (qui fut primée comme la meilleure la feria du Pilar) et celle de Santander.

L’avant et l’après corrida
Ginés Marin n’aime pas rester seul dans la chambre avant la corrida : c’est un moment qui se vit mal avec la peur qui tenaille. Il préfère se distraire en faisant autre chose (faire des courses, se promener …). Dans la chambre, il accepte peu de monde, José Cutiño et son fils.
Après la course, et en fonction de son déroulement, Ginés aime dîner avec José et analyser avec lui le déroulement de la course. José essaye de l’aider à approfondir son toreo, et lui fait des suggestions pour lui permettre de progresser.

Qualités et défauts de Ginés, torero, pour José Cutiño ; qualités et défauts de José Cutiño, apoderado, pour Ginés?
José Cutiño ne voit en Ginés que très peu de défauts mais beaucoup de qualités qui lui permettront de devenir le torero qu’il voudra être : figura s’il le veut, ou torero normal si telle est sa volonté. Dès le premier jour, quand Ginés a demandé à José Cutiño de l’apodérer, Cutiño s’est montré très attentif à Ginés et ceci 24h sur 24. José Cutiño cherche toujours ce qui peut être bon pour Ginés et réciproquement. La plus grande joie de Ginés est de voir son apoderado heureux quand il a fait une bonne course.

Quels objectifs pour 2018 ?
Ginés veut continuer à progresser pour devenir une « figura« . Il a déjà beaucoup obtenu mais il pense qu’il doit continuer à beaucoup travailler pour s’améliorer, avec une attention particulière portée à Séville qui ne l’a pas encore vu dans ce qu’il sait donner de meilleur.

Que son père soit picador dans sa cuadrilla lui pose-t-il un problème ?
Que son père soit dans sa cuadrilla, donc sous ses ordres, est certes une situation particulière. Il le commande et remarque que son père l’écoute ; cela se passe globalement bien, chacun regardant l’autre agir, non sans une certaine émotion. Après le deuxième toro de Saragosse – où la pique a été prolongée – il n’y a pas eu d’altercations entre Ginés et son père car en réalité, le toro n’a pas été trop piqué même si, ultérieurement il lui a manqué de forces pour tenir jusqu’au bout.

Comment perçoit-il la despedida de Morante ?
Morante – qui a été son parrain d’alternative – est un torero génial ; ce fût toujours un grand plaisir de toréer en sa présence ; Ginés a été très triste d’apprendre sa despedida, car la fiesta a besoin d’un torero comme Morante.

Comment a-t-il constitué sa cuadrilla ?
Constituer une bonne cuadrilla n’est pas chose facile ; il a réussi à le faire, pour sa seconde année d’alternative ; sa cuadrilla lui apporte beaucoup. Quand il triomphe, c’est aussi son succès car, sans son action, il n’aurait pas atteint un tel résultat.

Quel est le torero de l’histoire qui le marque le plus ?
Incontestablement « Manolete » ; Ginés se plait à étudier tant son toreo que sa vie et à mieux comprendre sa personnalité.

Quelle est son encaste préféré ?
Le toro de l’encaste Domecq est celui qui lui permet de s’approcher au mieux du toreo qu’il veut faire. Ceci ne l’empêche pas d’apprécier également les encastes Santa Coloma et Saltillo qu’il torée certes bien moins souvent. Leurs toros ont une forte personnalité ; quand ils sont bons, ils chargent avec grande classe et peuvent être exceptionnels, mais quand ils sont mauvais, les toreros vivent alors un très mauvais moment.

Quelles relations entretient-il avec ses confrères ?
En dehors de son amitié avec Talavante, Ginés n’a pas de relation particulière avec ses confrères d’autant plus qu’il est d’un naturel très indépendant. Sa principale concurrence n’est pas avec les autres toreros mais avec lui-même.

Pourquoi tant des toreros notables sont originaires d’Extremadura ?
On assiste à un âge d’or de la tauromachie en Extremadura : Talavante, Perera, Ferrera, Garrido et… Ginés Marin ; il n’y a pas de raison particulière si ce n’est que l’Extremadura est une région très taurine, fournie en élevages et en foyer d’aficion et donc qui offre nombre de possibilités de toréer.

Quelles sont les passions de Ginés Marin, autres que le toreo ?
Sa vie tourne tout autour des taureaux ; en dehors du campo, de la nature et des animaux, Ginés reconnait ne pas avoir de passion particulière.

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Maxi Perez de canal@toros

Publié par cathiectp le 25 octobre 2017
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Depuis l’automne 2014 avec José Luis Ramón, directeur de 6toros6, le Club Taurin de Paris n’avait pas sollicité de professionnel de l’information taurine pour nous présenter son bilan de la saison. Nous avons demandé à un aficionado et comentarista de la chaine télévisée Canal Toros, dont la rigoureuse mémoire et la grande finesse d’analyse sont appréciées de ceux qui suivent les retransmissions de cette chaine, de nous proposer son repaso de la temporada 2017 et d’en débattre avec nous.

Le Club Taurin de Paris accueillera avec grand plaisir Maxi Perez de canal@toros le jeudi 9 novembre 2017 à partir de 20h au Grand salon « Spindler » du restaurant « Chez Jenny », 39, Boulevard du Temple Paris (3e), M° République

Participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif et suivie du dîner : membres du Club : 35€, jeunes jusqu’à 25 ans (à jour) : 15€, hôtes de passage : 50€.

Vous pourrez à cette occasion vous mettre à jour de votre cotisation annuelle ou adhérer au Club. Montant des cotisations : individuels : 60€, couples : 100€, jeunes : 20€.

Afin de faciliter l’accueil, il est impératif de s’inscrire par mail à l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com

Ginés Marin au club taurin de Paris

Publié par cathiectp le 2 octobre 2017
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

Un triomphe de Gines Marin

Il est le seul matador à avoir obtenu un double trophée lors de la San Isidro de cette année dont il fut déclaré triomphateur. La malchance à la mort l’a privé d’un nouveau triomphe madrilène en juin, lors de la corrida dite « de la culture ». Son parcours d’été a été émaillé de nombreux succès (Pampelune, Santander, Dax, Albacete, Salamanque…). A 20 ans, en sa 1ère saison complète en tant que matador, il s’affirme incontestablement comme la révélation de la temporada 2017 grâce à un toreo de cape alliant pureté et variété et une muleta fluide et cadencée qui culmine dans les figures de la main gauche.

C’est donc pour Le Club Taurin de Paris un réel plaisir et un grand honneur de recevoir Le maestro Ginés Marin,
le mercredi 18 octobre 2017 à partir de 20h,
au Grand salon « Spindler » du restaurant « Chez Jenny »,
39, Boulevard du Temple Paris (3e), M° République

 Participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif et suivie du dîner : membres du Club : 35€, jeunes jusqu’à 25 ans (à jour): 15€, hôtes de passage : 50€.

Vous pourrez à cette occasion vous mettre à jour de votre cotisation annuelle ou adhérer au Club. Montant des cotisations : individuels : 60€, couples : 100€, jeunes : 20€.

Afin de faciliter l’accueil, il est impératif de s’inscrire par mail  à l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com.

 

 

Hommage à Ivan Fandiño

Publié par ARea le 24 septembre 2017
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

Afin de ne pas trop différer le moment de nous retrouver après les corridas de l’été et avant une temporada du Club que nous espérons riche, nous vous proposons de nous réunir pour une soirée d’échanges, d’assemblée générale mais aussi d’évocation de la tauromachie du regretté Ivan Fandiño, qui fut l’invité du Club. Nous le ferons à travers les souvenirs des membres du Club et en l’illustrant d’un diaporama constitué de clichés de notre ami Ferdinand de Marchi, dont les photos sont recherchées par de nombreux sites et revues taurines dont Toros

Cette soirée

Hommage à Ivan FANDIÑO

et Assemblée Générale

aura lieu

le jeudi 5 octobre 2017

à partir de 20h

 au sous-sol du Restaurant Loubnane

29 rue Galande, Paris 5ème (M° Saint-Michel)

Participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif et suivie d’un dîner : membres du Club : 28€, jeunes jusqu’à 25 ans (à jour) : 15€, hôtes de passage : 40€.

Montant actuel des cotisations : individuels : 60€ : couples 100€ ; jeunes (jusqu’à 25 ans) : 20€

IMPORTANT : Pensez d’ores et déjà à réserver votre soirée du mercredi 18 octobre où le Club Taurin de Paris recevra un des matadors majeurs de la temporada 2017

Afin de faciliter l’organisation et l’accueil, il convient de s’inscrire par mail en répondant à ce courriel ou à l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com

Le Bureau

Lettre du Club au CSA pour protester contre la chanson « La mort du torero Fandiño »

Publié par cathiectp le 28 juin 2017
Publié dans: LES REUNIONS. 2 Commentaires

Je, soussigné Hédoin Jean-Pierre, interviens auprès de vous en ma qualité de président du Club Taurin de Paris, fondé en 1947 dont le siège social est à Paris.

Lors de l’émission de France Inter “SI TU ÉCOUTES, J’ANNULE TOUT”, diffusée le vendredi 23 juin dernier à compter de 17h, Frédéric Fromet a chanté La mort du torero Fandiño. Je tiens à vous faire savoir, au nom des membres de mon association et au mien, que nous sommes tout à fait indignés par la diffusion de cette chanson. Elle insulte la mémoire d’un homme, pratiquant un art où le jeu fondamental de la vie triomphant de la mort n’est pas représentation et théâtre mais réel et vérité, d’un matador de toros engagé dans son art jusqu’au sacrifice suprême, une personne que nous admirons pour les valeurs d’authenticité et de courage que son parcours incarne et illustre.

Tout en reconnaissant la totale liberté de création, dont l’usage de la satire, pouvant inclure le recours à ce qu’on nomme « humour noir », je tiens à réaffirmer mon indignation devant les rires complaisants des invités ponctuant les « trouvailles » du texte. La communauté des aficionados, certes minoritaire, mais riche d’expérience et de culture, serait-elle la seule à ne pas bénéficier de cette réserve de respect qu’on reconnaît désormais à nombre de communautés minoritaires ? Il est inadmissible pour un organisme de service public de contribuer à la division et d’alimenter la haine.

Nous demandons donc les excuses publiques de France Inter, des producteurs de l’émission, voire de Frédéric Fromet.

Nous demandons qu’un droit de réponse soit accordé.

Salutations distinguées

Tertulia de printemps le 14 mars

Publié par cathiectp le 8 mars 2017
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

Après plusieurs invités ibériques, le Club souhaitait accueillir au retour des vacances d’hiver, des représentants de l’afición taurine française. Alors que quelques contretemps ont contrarié ces projets, nous avons considéré qu’au moment des premiers rendez-vous importants de la saison 2017 (Palacio de Vista Alegre, feria d’Olivenza, affiches des ferias de Pâques, de Séville et de Madrid…), il était bon de se retrouver pour partager nos impressions et nos projets.

Jean-Pierre Hédouin 2 - copie

Jean-Pierre Hédouin, président du Club taurin de Paris

En outre, assumant une fonction de sobresaliente, Jean-Pierre Hédouin, président du Club, se propose d’évoquer quelques toros qui ont jalonné la construction de son afición en illustrant de façon notable des traits essentiels du comportement des toros de combat. Dans cette perspective, les participants à la soirée sont invités à mobiliser leurs propres souvenirs de toros qui ont fortement marqué leurs premières années d’afición.

Nous vous invitons à nous retrouver le mardi 14 mars 2017 à partir de 20h au sous-sol du Restaurant Loubnane, 29 rue Galande, Paris 5e (M° Saint-Michel).

Participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif de suivie d’un dîner : membres du Club : 28€, jeunes jusqu’à 25 ans (à jour) : 15€, hôtes de passage : 40€.
Rappel. Montant des cotisations : individuels : 60€ : couples 100€ ; jeunes (jusqu’à 25 ans) : 20€.
Afin de faciliter l’organisation et l’accueil, il convient de s’inscrire par mail à l’adresse
clubtaurindeparis@gmail.com

Alejandro Talavante à Paris

Publié par cathiectp le 29 décembre 2016
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AleJandro Talavante © MLBAC

En mars 2007, un jeune matador de 19 ans qui se préparait à confirmer son alternative à Madrid avait répondu, avec son conseiller Antonio Corbacho, à l’invitation du Club Taurin de Paris.

Dix ans après, c’est en tant que figura del toreo que nous avons le plaisir et l’honneur de d’accueillir à nouveau Alejandro Talavante. Il a en effet réussi à associer au plus haut niveau naturel et stylisation, subtilité et puissance, régularité dans le succès (de Olivenza à Saragosse) et surgissement de l’inspiration créatrice en une tauromachie personnelle qui a désormais atteint une maturité impressionnante. Dans son toreo dense et fluide, la pureté du tracé et l’inventivité de la composition contribuent toujours à la justesse de chaque lidia et à la création d’œuvres qui marquent chaque temporada, comme celles réalisées cette année, entre autres lieux, à Colmenar Viejo ou à Valladolid.

Nous vous invitons à venir rencontrer Alejandro Talavante le vendredi 13 janvier 2017 à partir de 20h au Grand salon « Spindler » du restaurant « Chez Jenny » 39, Boulevard du Temple Paris (3e), M° République.

Participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif et suivie du dîner : membres du Club : 35€, jeunes jusqu’à 25 ans (à jour): 15€, hôtes de passage : 50€. Vous pourrez à cette occasion vous mettre à jour de votre cotisation annuelle ou adhérer au Club. Montant des cotisations : individuels : 60€, couples : 100€, jeunes : 20€.
Afin de faciliter l’accueil,
il est impératif de s’inscrire par mail  à l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com

Paco Ureña, un torero de verdad

Publié par cathiectp le 2 décembre 2016
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Le Club est heureux et fier de recevoir Paco Ureña qui a connu des succès marquants après avoir, en 2013, surmonté une période difficile à la suite de son alternative et qui, cette saison, par sa tauromachie qui associe sincérité absolue, pureté d’exécution et ténacité, a fait vibrer Séville puis obtenu l’adhésion de Madrid. L’authenticité de son jeu, parfois non dénué de fragilité, lui confère une intensité émotionnelle très particulière.
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Un instant de la tauromachie épurée de Paco Ureña © Graciosa Verdi

Paco ne saurait dire comment il est arrivé à la tauromachie; Il sait seulement qu’il a toujours voulu être torero alors que ses parents n’étaient nullement aficionados et que, même si dans la Province de Murcia dont il est originaire, les spectacles taurins étaient nombreux, lui-même n’avait aucun contact avec le milieu taurin,

Dès 10/11 ans, Paco fréquente l’école taurine de Murcia et prend un grand plaisir à manier les trastos ; A l’âge de 15 ans, il poursuit son apprentissage à l’école taurine d’Almeria puis, comme il a besoin d’un environnement d’élevages, il décide de quitter le cadre familial et de partir vivre en Andalousie. Il prépare sa valise en cachette et, un beau matin, demande à son père de l’accompagner au bus. Ce jour-là, pour la première fois, il a vu son père pleurer. Au cours de son parcours de formation, Paco va fréquenter aussi l’école taurine de Madrid et se forger dans les dures novilladas de cette région dite « Valle del Terror », réputée pour mettre les novilleros débutants face à un bétail exigeant plus proche du toro adulte que du novillo. Sur ce chemin ardu, Paco a survécu en solitaire mais les nombreuses difficultés affrontées et surmontées l’ont aidé à construire sa personnalité. A la question de savoir comment ont réagi ses parents, Paco dit que cela a été très dur pour eux car, depuis son départ à l’âge de 15 ans, ils ignoraient ce qui pouvait lui arriver. Comme il est une personne très secrète, il leur a toujours caché combien c’était dur pour lui. Un jour, en pleine déprime, il a annoncé en pleurant au téléphone à son père qu’il allait tout quitter et rentrer à la maison, mais son père lui a répondu qu’il n’en était pas question et qu’il devait continuer ! Paco considère qu’il a eu la chance d’avoir les parents qu’il a et qui l’ont toujours appuyé bien qu’il ne leur ait jamais rien dit.

N’étant pas d’une famille taurine, Paco a construit lui même sa propre culture et sa personnalité taurines. Les périodes difficiles de son chemin ont forgé sa personnalité et son toreo, basé sur un grand respect du toro. Il a été très marqué par Juan Mora et par José Tomas. Comme Jose Tomas, il a l’obsession d’oublier son corps à l’hôtel. L’important pour lui est de ne pas se décevoir et de réaliser la tauromachie qu’il veut faire.

C’est en 2006, dans sa ville natale de Lorca, que Paco prend l’alternative mais, très vite, le chemin de Croix commence. Les contrats ne sont pas au rendez-vous et les occasions de sortir de l’anonymat sont pratiquement inexistantes. Avec deux ou trois corridas par an, Paco s’efforce d’y croire, d’espérer mais il est perclus de doutes. Ce sont son amour et son respect du toro qui lui ont permis de garder confiance. En outre, le Mexique a joué un rôle très important au cours de cette période ; alors qu’il était en plein désarroi, très affecté de ne pas avoir de contrats en Europe, il y a reçu un formidable accueil, a pu y toréer et s’y est fait d’excellents amis. Le Mexique l’a beaucoup aidé à réduire son anxiété. Il conserve un attachement fort à ce pays où il aime toréer, comme d’ailleurs au Pérou ou en Colombie.

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Paco Ureña et Araceli Guillaume © Graciosa Verdi

En 2013, le 25 août, Paco Ureña peut enfin confirmer son alternative dans les arènes de Madrid ; devant son second toro de Martin Lorca il coupe une oreille qui, non seulement lui ouvre quelques contrats, mais aussi conduit les Chopera, intéressés par l’authenticité de son toreo, à souhaiter gérer sa carrière ; la longue période de souffrance et de larmes semble toucher à sa fin. De 2014 et 2016, avec les Chopera, Paco va connaître trois grandes années avec des triomphes, mais aussi des échecs. Ainsi, en 2015, la faena inaboutie devant un toro de Fuente Ymbro à Madrid, transformée en lourd échec par une campagne de presse malveillante qui plongea le matador dans une sorte de dépression, fut heureusement effacée par un grand triomphe à Pampelune devant les toros de Escolar Gil avant que, lors de la Feria d’Otoño, Madrid ne célèbre la faena devant le toro « Murciano » d’Adolfo Martin comme une des plus pures et des plus intenses de toute la temporada.

Au cours de ces trois ans, Paco a subi de graves blessures, telle celle de mai 2014 à Madrid, qui lui ont fait vivre un calvaire pour surmonter la douleur et continuer de toréer, mais il a toujours fait face.

Cette année, la saison 2016, a été jalonnée de succès importants : Valencia lors des Fallas ; Séville avec une faena de temple face à un Victorino Martin ; Madrid, une oreille à chacune de ses corridas de la San Isidro ; Malaga avec une faena gratifiante devant un Santiago Domecq. Au cours de toutes ces journées, Paco Ureña s’est trouvé en totale harmonie avec les exigences de son idée du toreo. Il a eu le sentiment d’atteindre la plénitude. A Madrid, il a connu deux après-midis de grande force mentale où il a oublié son corps. A Séville, il n’a pas regretté de ne pas avoir « touché » au sorteo le toro « Cobradiezmos » qui fut gracié par Manuel Escribano. Il déclare même avoir été profondément ému et heureux de voir son ami Manuel s’imposer et mettre en valeur ce toro, excellent mais très exigeant, pensant d’ailleurs qu’il n’était pas certain qu’il eût réussi de la même façon. En outre, Paco Ureña estime positif que l’indulto existe ; c’est à ses yeux une disposition conforme au respect du toro et à l’expression de sa bravoure et nécessaire pour laisser à l’animal toutes les chances, dès lors qu’il a tout donné dans le combat.

Après 26 corridas et de nombreux succès dans des arènes majeures avec des élevages de catégorie, Paco déclare qu’il va être difficile de refaire en 2017 uns saison aussi pleine. Tout en soulignant sa gratitude à la Casa Chopera pour ce qu’elle lui a apporté, il affirme sa satisfaction de travailler désormais avec Simon Casas comme apoderado. Cette situation devrait lui permettre d’être présent dans toutes les grandes ferias et de figurer dans les cartels importants. Mais, il n’envisage pas de modifier fondamentalement son toreo et d’abandonner les élevages auquel il doit beaucoup comme les Albasserada d’Adolfo ou Victorino Martin auxquels il entend rester fidèle.

A propos du thème du nombre de contrats, Paco estime qu’un nombre excessif ne favorise pas la tauromachie parce qu’il est impossible de maintenir un même niveau de perfection pendant 40 corridas, voire plus. Trop toréer dessert la tauromachie car le torero ne peut pas être toujours au mieux de lui-même. Certes, si les figuras qui cumulent les prestations sont figuras, il y a sûrement de bonnes raisons, mais une telle inflation conduit inévitablement à pratiquer un toreo moins authentique. Très exigeant avec lui-même, Paco va essayer de durer le plus longtemps possible mais, compte tenu des exigences de sa conception du toreo, ce n’est pas évident ! Il continuera tant que sa tête et son cœur suivront.

Dans son toreo, Paco continue d’approfondir et d’améliorer les suertes fondamentales ; il travaille notamment avec constance l’estocade qu’il estime ne pas maîtriser suffisamment et où il connaît des performances très irrégulières. Il pense toutefois que si en 2015 à Bilbao, la présidence lui a accordé des oreilles, c’est sans doute plus pour ses deux excellents coups d’épée que pour ses faenas, dont il estime qu’elles n’ont pas été au meilleur niveau. À Madrid en revanche c’est à trois ou quatre reprises que des échecs à la mort l’ont privé de la grande porte.

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Le public attentif du Club © Graciosa Verdi

Lors de la San Isidro 2016, la sincérité absolue dans le toreo de Paco Ureña a touché tous les spectateurs et, parmi eux, les membres d’une équipe mexicaine de tournage cinématographique dont certains étaient a-taurins voire anti, au point qu’il est devenu le torero fétiche de l’équipe qui s’est promis de se retrouver lors d’un « seul contre six » de Paco à Madrid, annoncé pour le dimanche des Rameaux 2017. Paco se dit très ému de savoir que des spectateurs ont pu percevoir ce qu’il essaye avant tout de transmettre, à savoir l’expression de son sentiment et son respect de l’animal mais, malgré les rumeurs, il a le regret de préciser qu’une encerrona à Madrid en début de saison 2017 ne figure pas dans ses projets.

Interrogé sur Pepín Jiménez (de Lorca également), Paco répond que si ce torero, très aimé de son public et important dans sa ville, a eu une influence sur sa culture taurine ce fut tardivement car dans sa jeunesse il ignorait jusqu’à son existence.

Paco aime la France taurine; il y a connu de beaux après-midis et en parle avec sincérité. Il apprécie le sérieux du public français à une réserve près relative aux exigences. Il lui semble en effet que les comportements du public sont différents le matin et l’après-midi, que les niveaux d’exigence ne sont pas les mêmes, que souvent quand le public juge une faena, il ne fait pas la distinction entre les toros durs et les toros commerciaux. Il pense aussi que le public français devrait être moins irrégulier dans ses critères d’appréciation.

A la question de savoir comment il voit le monde taurin et la concurrence, Paco répond qu’il sait d’où il vient, qu’il sait ce qui est dur, ce qu’il a souffert et ce que coûte la lutte, et cela lui permet d’être une « personne bonne » ; Il n’est en concurrence avec personne si ce n’est avec lui-même qui est « son pire ennemi ». Il y a aujourd’hui une tendance à ce que les toreros soient repliés sur eux-mêmes, cette attitude n’est pas bénéfique à la tauromachie; Le torero n’est ni un être exceptionnel ni un être supérieur. Il est simplement capable d’exposer sa personne pour réaliser une œuvre d’art: le torero passe, la personne reste et, pour cela, il faut être bien de façon absolue.

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