club taurin de Paris

Le club taurin de Paris depuis 1947

  • LE CLUB
    • Les activités du club
    • Contacter/Adhérer
    • Petite histoire du club
    • Le livre d’or
  • LES REUNIONS
    • Temporada 2014/2015
      • Jose Cutiño
      • Soirée José-Luis Ramon
        • Jose Luis Ramon
      • Juan Leal
    • Temporada 2013/2014
      • Abbé Christian Coucourron
      • Alain Bonijol
      • Juan Carlos Carreño
      • Manuel Escribano
      • Michel Cloup
      • Jose Luis Ramon
      • Vicente Zabala de la Serna
      • Jacky Siméon
      • Assemblée générale 2013
    • Temporada 2012/2013
      • Le club à Bilbao
      • Fête du club
      • Comment voir le taureau ?
      • Leopoldo Sanchez Gil
      • Roland Chemama
      • Jacques Durand
      • Morenito de Nimes
      • Curro Javier
      • Diego Urdiales
      • Patrica Navarro
      • Assemblée générale
    • Temporada 2011/2012
      • Le club à Bilbao
      • Fête du club
      • A. Guillaume Alonso/F. Zumbiehl
      • Carlos Abella
      • Michel Cloup
      • Anabel Moreno
      • Curro Diaz et Alvaro Martinez Conradi
      • Assemblée générale
      • Ivan Fandiño
      • Jose Carlos Arevalo
  • PRIX RENCONTRE
    • Le Prix de la Rencontre 2023
    • Le Prix de la Rencontre 2012
    • Le palmares
  • ACTUS TAURINES
    • Soutien à Clarin taurino
    • TOROS ! A BEAUBOURG
    • Collectif Pedro Llen
  • ARCHIVES
  • LIENS
    • Arènes
    • Presse taurine
    • Divers

Soirée José Cutiño, le jeudi 27 novembre 2014

Publié par cathiectp le 8 décembre 2014
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire
Cutiño

José-Luis Cutiño © Marie-Luce Baccelieri

Le Club Taurin de Paris est heureux de recevoir José Cutiño, aficionado et gestionnaire de plusieurs arènes dont Olivenza, Badajoz, Malaga depuis 2013, et depuis cette année, de celles de Zaragoza. Pour beaucoup d’entre nous José Cutiño est un exemple de ce que peut construire un organisateur de spectacles qui agit d’abord en tant qu’aficionado ; il a transformé Olivenza en féria de référence du début de saison, il a donné un nouveau souffle aux arènes de Malaga en adaptant l’offre à l’esprit et l’histoire de la ville comme dans la corrida dite « picasiana » avec les décorations du peintre Loren, ami de toujours du Club Taurin de Paris et, tout récemment, il a relancé Zaragoza qui allait bien mal avant qu’il ne la prenne en main en association avec Simon Casas.

Cutiño et P. Guillaume

José-Luis Cutiño et Patrick Guillaume © Marie-Luce Baccelieri

Evoquant la dernière déclaration très pessimiste de l’ANOET, José Cutiño avance une approche fondamentalement différente. Tout comme le matador Perera qui a dit que ceux qui ne voulaient pas prendre le train n’avait qu’à rester sur le quai, lui et son équipe veulent donner une approche dynamique, ouverte sur le futur avec des perspectives donnant à la Fiesta un visage optimiste, au service de ce spectacle unique qu’est la corrida.

José Cutiño s’efforce de travailler dans l’optique de transmettre la passion pour la Fiesta aux générations futures. Il raconte comment il est « entré en tauromachie ». De la même région qu’Espartaco, il a partagé avec lui la passion pour les taureaux. Puis, alors qu’il s’engageait dans la carrière d’instituteur, il a tout abandonné pour accompagner le matador en tant qu’aide valet d’épée et vivre au quotidien les taureaux. Il a alors vécu de l’intérieur le monde de toreros, il a partagé leur vie et connu leurs émotions, leurs peurs, leurs joies et leurs peines; Il a vu à quel point, il était difficile d’être torero et compris pourquoi c’est le personnage du torero qui amène le public aux arènes.

En tant qu’empresa, José Cutiño gère Olivenza depuis 25 ans, et d’autres arènes de la région d’Extremadura. Depuis deux ans avec S. Casas, il s’occupe de Malaga et Zaragoza : leur association est avant tout fondée sur une relation d’estime réciproque et de partage des mêmes valeurs : la même manière de sentir et de comprendre la tauromachie, d’écouter et de connaître le goût de l’afición, ce qui leur permet de répondre aux attentes du public et de remplir les arènes. Ils travaillent ensemble pour le montage des cartels. Le gestionnaire doit être un aficionado à l’écoute des aficionados : ce n’est pas la même chose de monter une Féria à Olivenza qu’à Zaragoza.

En Extremadura, l’appui apporté par les pouvoirs et institutions publiques à la tauromachie doit, selon lui, être souligné ; s’y sont révélés de grands toreros qui sont le fruit de la collaboration entre les Institutions et les professionnels. L’école taurine de Badajoz a produit Perera, Talavante et Garrido, c’est une chance énorme pour l‘Extremadura que d’avoir dans la même région plusieurs grands toreros, Perera et Talavante, sans oublier Ferrera et de nombreux novilleros prometteurs ; toutes les régions d’Espagne ne peuvent en dire autant. La chance de l’Extremadura tient à divers facteurs ; les élevages qui s’y sont implantés et développés, les cahiers des charges plus raisonnables tant en nombre de spectacles obligatoires qu’en montant des loyers (de 14 à 8 et des loyers passant de 300.000€ à 50 000€). Ces conditions permettent de monter des affiches avec les plus grands matadors ce qui ne serait pas envisageable dans d’autres conditions. Ce n’est pas la quantité de spectacles qui fait la qualité d’une feria, elle n’est pas meilleure parce qu’elle a plus de corridas, c’est l’argument artistique qui fait venir le public.

 José Cutiño insiste d’ailleurs sur l’attention que les responsables doivent porter aux répercussions économiques des férias. Celles-ci peuvent être très importantes lorsque torée par exemple José Tomas, mais, dans tous les cas, elles ne sont jamais négligeables. Dans le cas de José Tomas, une municipalité ou une région peuvent par exemple « investir » 90 000 euros et entraîner des apports financiers pour la région qui vont jusqu’à 3 000 000 d’euros.

A propos de la répartition des coûts d’une affiche entre toreros et bétail, José Cutiño avance que le plus souvent et de façon globale un tiers du total des coûts va à l’élevage et les deux tiers aux toreros. Mais les situations sont diverses : pour les toros de certains élevages de prestige, souvent toréés par les matadors modestes, le lot de toros peut représenter 120% des honoraires des toreros.

Le fait d’avoir beaucoup d’arènes n’est pas un avantage en soi, si ce n’est celui d’offrir plus de possibilités de contrats au même torero. Le fait d’avoir des arènes de première catégorie est plus une affaire de prestige qu’un avantage pour engager des toreros.

recuerdo de Paris

Jean-Pierre Hédouin remet un souvenir de Paris à José-Luis Cutiño. Au premier plan, Patrick Guillaume © Marie-Luce Baccelieri

Les relations avec la presse ont beaucoup changé. Dans le temps, les journalistes devaient acheter aux journaux l’espace de leurs papiers, ce pourquoi ils recevaient une enveloppe de l’apoderado. Aujourd’hui la presse taurine est indépendante et les journalistes ne reçoivent plus rien du torero ou de son apoderado.Quant à l’apoderado, il est rémunéré par le torero sur la base d’un pourcentage de ses honoraires (15 à 20%). Quant à l’imagerie relative aux contrats qui seraient passés de façon informelle en reposant sur l’engagement oral, si le rôle de la parole demeure important dans les pratiques du mundillo, il diminue de plus en plus au profit de contrats en bonne et due forme. Cette modernisation des pratiques concerne également le mode de règlement des matadors qui se fait de façon plus régulière sans attendre la fin de la saison.

D’autres thèmes sont abordés comme le rôle de veedor (de torero ou d’empresa) qui est important au cours de l’hiver et dont l’action permet une amélioration régulière de la présentation des toros.

Pour répondre aux nombreuses questions portant sur les pratiques d’élaboration des affiches d’une corrida ou d’une feria, José Cutiño a insisté sur les quatre points clefs essentiels pour tout matador qui tournent autour des questions suivantes : à quelle date ? Avec quels autres toreros ? Avec des toros de quel élevage ? Avec quel cachet ? Depuis des années, c’est toujours autour de ces quatre points essentiels qu’il faut se mettre d’accord.

public

Le public enthousiaste à la fin de la conférence © Marie-Luce Baccelieri

A la question des problèmes particuliers qui se présenteraient pour engager José Tomas, José Cutiño a souhaité préciser que les choses se sont toujours passées simplement : en 2012, alors que Juli avait été écarté des grandes ferias du début de saison, il s’est rapproché de Salvador Boix pour lui proposer un mano a mano entre José Tomas et El Juli lors de la feria de Badajoz. La réponse fût positive de la part de José Tomas. En bref, il n’est pas plus difficile d’engager José Tomas qu’un autre torero, il choisit et décide en fonction des propositions. On a prétendu que c’était en fonction de son pouvoir d’engager Tomas qu’il avait obtenu la gestion de Malaga, c’est faux, on attendait José Tomas deux fois à Malaga ; Il n‘est venu qu’une fois. José Tomas est l’unique torero à ne rentrer dans aucune classification. José Cutiño n’est pas un ami de José Tomas, mais il partage avec lui la même façon de concevoir le toreo et la dimension d’événement que doit avoir et conserver une corrida de toros.

On en vient à des questions concernant la philosophie générale de la corrida qui peut être celle de José Cutiño. Celui-ci, qui se dit avant tout aficionado, est plutôt optimiste. Si on respecte le taureau et le torero, si on soigne tous les détails, après la nécessaire diminution du nombre de spectacles qui a suivi la phase d’inflation des années 90, il y aura une stabilisation du nombre des corridas.

José Cutiño évoque ensuite, à notre demande, ce qu’il prévoit pour Malaga où Morante est tenté de participer à la corrida « picassienne », mais aussi ce qui va se passer à Olivenza, entre le 6 et le 8 mars 2015, où par exemple José Garrido devrait prendre son alternative (il y aura deux novilladas et deux corridas).

En réponse à une sollicitation sur ses cartels de rêve, avec les toreros actuels, Il s’en tient à deux, Tomas, Morante et Juli d’un côté, Ferrera, Perera et Talavante de l’autre, avec des Garcigrande d’un côté, des Victoriano del Rio de l’autre. Mais pour des lots un peu différents, un peu plus « toristes », il cite par exemple Urdiales.

Que penser de la télévision ? La télévision fait un travail important mais à travers la télévision, le grandiose de la tauromachie se perd. Téléviser la totalité d’une féria, c’est trop; celle d’Olivenza ne l’est pas, seule la novillada l’est parce que cela met en valeur les jeunes toreros.

Juan Carlos Carreño, veedor

Publié par cathiectp le 28 novembre 2014
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

Vous vous souvenez sans doute que Juan Carlos Carreño, « veedor », qui devait faire une causerie dans notre Club en avril dernier a dû annuler sa participation, étant réquisitionné par un de ses « patrons », Morante de la Puebla. Nous avons pu combiner avec lui une nouvelle date pour corriger cette défection involontaire. Nous vous rappelons en quoi consiste sa profession. Un veedor est un des personnages les plus déterminants pour le succès d’une corrida et des plus méconnus. C’est lui qui, au nom de la direction des grandes arènes ou des plus importantes vedettes, parcourt sans cesse le campo bravo à la recherche des « meilleurs toros » ou du moins des « produits » correspondant à la demande de son commanditaire. Il tutoie les mayorales (et parfois même les vaches et les veaux !), connaît l’état de chaque élevage, les croisements récents, les perspectives à venir, les trucs et astuces de chacun. Un des plus connus et respectés dans le métier pour sa science, sa fiabilité et son honnêteté, est Juan Carlos Carreño, veedor qui, après avoir été de longues années au service de la maison Chopera, fait désormais le « grand écart », puisqu’il sert aussi bien l’ADAC (c’est-à-dire le l’Association des Aficionados de Céret, connu pour sa recherche des encastes minoritaires et des toros de respect) que… Morante de la Puebla, qui n’est pas connu pour les mêmes raisons.

Par ailleurs, les statuts de notre association nous enjoignant de faire une AG annuelle, nous la tiendrons le même soir. Les rapports moral et financier seront suivis de l’élection du Bureau et du vote du Club pour le « prix de la rencontre toro-torero » de la saison 2014 ainsi que de la proposition pour le « Prix Claude Popelin » du « meilleur lidiador » de la saison française.

Notre soirée du lundi 8 décembre 2014 se déroulera donc en deux temps à un horaire inhabituel. A partir de 19h : l’Assemblée générale ordinaire sera suivie d’une causerie, en français, de Juan Carlos Carreño, expert en toros de combat qui nous entretiendra de la vie d’un veedor ; les exigences contradictoires des uns et des autres ; l’état actuel des élevages bravos ; comment voir un toro au campo, etc.

au sous-sol du Restaurant Loubnane, 29, rue Galande, Paris 5e. M° Saint Michel

Participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif et suivie du dîner, boissons incluses : membres du Club : 27€, jeunes jusqu’à 25 ans (à jour): 14€, hôtes de passage : 38€.

Afin de faciliter l’accueil, il est impératif de s’inscrire par courriel, à l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com.

Soirée José Luis Ramón

Publié par ARea le 25 novembre 2014
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

Jeudi 13 novembre 2014

José Luis Ramon et Thierry Vignal qui assurait la traduction © Marie-Luce Baccellieri

José Luis Ramon et Thierry Vignal qui assurait la traduction
© Marie-Luce Baccellieri

 

– Le Club Taurin de Paris est heureux de recevoir pour la deuxième fois José Luis Ramón, directeur de 6toros6 qui, en tant que professionnel expert, présentera sa lecture de la saison 2014 qui a été fort complexe. En tant que torero et spécialiste des suertes de toreo, il nous proposera ensuite, à partir de l’analyse d’une seule passe de muleta, une approche technique et historique de nature à illustrer la riche variété des innovations et des emprunts dans l’exécution des figures.

La saison 2014

– Cette temporada a été dominée par la « politique » taurine alors que JLR préférerait parler de ce qui s’est passé dans le ruedo. Séville a été marquée par l’absence des toreros du « G5 » et la saison s’est terminée par des déclarations catastrophiques de l’association des empresas. Les matadors du « G5 » ont respecté leur engagement de ne pas aller à Séville. Même s’ils avaient sans doute leurs raisons, ils ont eu tort de procéder ainsi. Le résultat fût que la féria d’avril a été désastreuse, sans doute la plus triste de toutes les férias de 2014. Selon l’empresa, les toreros demandaient trop d’argent, mais la résultante de l’absence du « G5 », entrainant une faible assistance du public, a été, aux dires de l’empresa, une perte financière. A l’opposé, la San Isidro s’est mieux et bien portée ; le grand triomphateur fût Miguel Angel Perera, 5 oreilles et deux grandes portes. Il a marqué 2014 par sa régularité et la grande évolution de son toreo.

Salle y palmas

Salle y palmas ©Marie-Luce Baccellieri

El Juli a été irrégulier ; 2014 est sans doute la saison la plus faible de sa carrière. Il est redevenu lui-même les deux derniers mois de sa saison.

Tous pensaient que 2014 serait l’année de Fandiño, de Manuel Escribano et de Juan del Alamo. Ces deux derniers n’ont toujours pas rejoint le clan des figuras. Miguel Abellán et Pepe Moral que personne n’attendait ont bien surpris le monde des aficionados. Autre grand triomphe, celui de la féria d’otoño, marquée par le succès de Diego Urdiales que l’on devrait voir davantage. Certains à force de risquer leur vie, ont finalement émergé ; nous verrons si dans le futur les organisateurs n’ont pas d’autres choix que de les engager ?

2014 a révélé la dynamique des novilladas où de nombreux novilleros de qualité sont apparus, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps. On a le sentiment qu’une nouvelle génération est prête à assurer la relève : José Garrido est mûr pour l’alternative. Borja Jiménez et Francisco José Espada donnèrent beaucoup de satisfaction, de même que Varea à Saragosse.

Autre fait marquant : la globalisation de plus en plus importante, avec l’introduction en Europe d’entreprises mexicaines qui apodèrent Talavante, et seraient en pourparlers avec Diego Ventura. Elles ont acheté l’élevage Zalduendo et s’intéresseraient en Espagne à des arènes de propriété privée.

J Luis FW JPH

José Luis Ramon, Francis Wolff et Jean-Pierre Hedouin © Marie-Luce Baccellieri

 

La mode des matadors apodérés par d’anciens toreros (Roberto Domínguez, Curro Vásquez …) semble évoluer. On observe le retour des entreprises « classiques », ce qui pourrait par ailleurs faciliter le rapprochement des toreros du « G5 » avec Séville.

José Tomas se satisfait avec trois corridas, là où il pourrait en toréer quatre vingt. Mais ces trois là démontrent que là où va JT, il n’y a pas de crise, les arènes sont pleines. L’autre luxe fût le retour de Joselito.

L’autre bonne nouvelle est qu’au global, on estime que la fiesta en Espagne a arrêté son déclin et qu’elle avait touché le fond : en 2014, la tendance de baisse des spectacles, commencée en 2007, apparaît arrêtée. La suppression des spectacles taurins dans les places de Barcelona, San Sebastián, Quito et Bogota relève de choix politiques et n’a donc rien à voir avec la crise. La France reste un exemple car la fiesta y est très bien organisée, il n’y a pas de crise, le nombre de corridas est pratiquement le même.

La saison s’est terminée par la déclaration incendiaire de l ‘ANOET (Asociación Nacional de Organizadores de espectáculos taurinos) indiquant que la fiesta était en état de faillite et courait à sa perte. Il y a des plaintes de tous les côtés mais la situation serait totalement autre si les différentes parties concernées avaient travaillé ensemble à rechercher des solutions ce qu’elles n’ont jamais fait quand tout allait bien.

Après l’exposé proprement dit, José Luis Ramón a répondu à diverses questions : en matière d’élevages, 2014 a été une bonne année et régulière pour Victoriano del Rio et Garcigrande/Domingo Hernandez, irrégulière pour Miura qui a connu des hauts et des bas. Victorino Martin se maintient à son niveau, ni très haut ni très bas.

A la question de savoir si les figuras mettent leur veto à la présence des toreros qui montent, la réponse est négative. Toutefois les figuras craignent que, dans une affiche où ils seraient seuls avec des toreros qui montent, on leur fasse porter la responsabilité d’une faible entrée et qu’en conséquence leur image et leur côte puissent en être pénalisées.

J Luis et Francis

José-Luis Ramon et Francis Wolff © Marie-Luce Baccellieri

 

Au sujet du veto du G5 sur sa présence à Séville, il semblerait que le leader ait été Morante et non El Juli et que le moins convaincu des cinq fût Manzanares.

On demande également à José Luis Ramón de dire quels seraient, pour lui, trois moments forts de l’année sur le plan tauromachique. Il récuse l’idée qu’on puisse être sélectif à ce point, et dit qu’il voudrait garder en mémoire beaucoup plus que trois moments. Il cite néanmoins le toreo de cape de Morante à Valencia, Jose Garrido dans la même ville, Perera à Madrid, Juan Mora à Las Rozas, Diego Urdiales à la féria d’automne de Madrid, José Tomas à Grenade…

José Luis Ramón termine cette première partie de la soirée par un panégyrique de Jose Maria Manzanares, récemment décédé.

Approche d’une passe : la manoletina

– La seconde partie de la soirée est consacrée à l’analyse de la manoletina, dont le nom reste attaché à Manolete, même si Victoriano de la Serna avait antérieurement introduit ce type de passe dans le toreo serio.

Tout d’abord la manoletina n’est pas, comme on le croit trop souvent, une simple passe d’ornement. Exécutée le plus souvent en fin de faena et en série de plusieurs suertes, elle a aussi une fonction « technique », celle d’alléger le taureau plutôt que de continuer à le contraindre, éventuellement de lui faire lever la tête, si cela s’avère indispensable pour l’estocade. Elle peut d’ailleurs être rapprochée de plusieurs passes fondamentales, comme le derechazo ou la passe de poitrine. La différence, c’est que, dans la mesure où le torero tient un pan de la muleta, la surface de celle-ci se trouve réduite, ce qui donne une passe très engagée. Il est important de souligner à cet égard que la qualité d’exécution modifie profondément le sens de cette passe. Là où de nombreux toreros l’exécutent de façon mécanique et rapide, le taureau « n’ayant pas le temps de voir ce qui lui arrive », Jose Tomas, par exemple, plutôt que de faire la passe à pieds joints, va « ouvrir compas », bien se faire voir, attendre le taureau, ce qui le conduit à exposer ventre et poitrine. Il terminera en tournant lentement sur lui-même. Et cela donnera à cette passe toute sa valeur …

José Luis Ramón s’attache ensuite à décrire, analyser et présenter, muleta en main, plusieurs variantes, de la famille de la « manoletina » : la « mondeñina » (de Juan Garcia « Mondeño », manoletina exécutée de profil), « la bernadina » (de Joaquin Bernado), « l’ortina » (de Miguel Ortas), la « manoletina contraria » (de Julio Aparicio père), « la madrileña » (de Marcial Lalanda, passe de début de faena proche du doblón), « la nimeña » de Juan Bautista exécutée sans ayuda, et encore…la toute récente « rodregueña » ou « el pase de la flores » qui, en fait, n ‘est pas une « manoletina » et bien d’autres encore.

Mais en cette matière rien de remplace la vision directe et il est toujours utile de se reporter aux ouvrages dont le Todas la suertes por sus maestros écrit justement par José Luis Ramón et dont existe une version française

 

 

 

José Cutiño

Publié par ARea le 21 novembre 2014
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

Comme il a été rappelé lors de notre dernière réunion, la saison 2014 a été marquée par des conflits mettant en cause, à tort ou à raison, les « empresas » espagnoles (c’est-à-dire les entreprises privées qui gèrent les grandes arènes). Celles-ci n’ont en général pas bonne presse. Soupçonnées de vouloir toujours se remplir les poches à court terme au détriment des toreros, des éleveurs et… du public, elles sont accusées aujourd’hui de se faire passer pour des victimes, en partant en guerre contre les conditions d’adjudication et la désaffection… du public.  Il était temps de passer la parole à la défense, ou du moins à un point de vue libre et dégagé de toutes ces polémiques. De temps en temps, en effet, un nouveau venu dans la profession, imaginatif et indépendant, en bouscule les préjugés et est capable de faire venir ou revenir… le public. C’est le cas de José Cutiño, l’« inventeur » de cette féria d’Olivenza qui focalise désormais l’attention en début de saison, le rénovateur des férias de Badajoz, de Malaga et de Zaragoza (en association avec Simon Casas). Il nous éclairera sur tout ce que nous avons toujours voulu savoir sur le « marché » taurin sans oser le demander : comment ça fonctionne, qui décide quoi, qui impose qui, quoi, et comment, etc.

Nous vous invitons donc à cette passionnante rencontre avec

José Cutiño,

gestionnaire des arènes de Olivenza, Badajoz, Malaga et Zaragoza

le jeudi 27 novembre 2014

à partir de 20h.

au Grand salon « Spindler » du restaurant « Chez Jenny »

39, Boulevard du Temple Paris (3e), M° République

 

Participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif et suivie du dîner, boissons incluses : membres du Club : 30€, jeunes jusqu’à 25 ans (à jour): 15€, hôtes de passage : 40€. Vous pourrez à cette occasion vous mettre à jour de votre cotisation annuelle ou adhérer au Club. Rappel du montant des cotisations : individuels : 60€, couples : 90€, jeunes : 20€.

Afin de faciliter l’accueil, il est impératif de s’inscrire par mail en répondant à ce courriel, ou à l’adresseclubtaurindeparis@gmail.com

 

José Luis Ramón

Publié par ARea le 2 novembre 2014
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire
JL RAMON

Jose Luis Ramon lors de son passage au club taurin de Paris l’année passée

La saison taurine 2014 a débuté par l’attristant conflit entre professionnels autour de la féria de Séville et s’est achevée par la triste nouvelle du décès d’un des grands toreros du XXe siècle, José Maria Manzanares. Dans les arènes, elle a évidemment connu son lot de succès et d’échecs. Au titre des bonnes nouvelles espagnoles, l’augmentation de la fréquentation des arènes de Madrid et la résurrection de la féria du Pilar de Saragosse ont compensé la baisse des spectateurs à Séville et à Bilbao. En France, les pleins enregistrés un peu partout, notamment dans les arènes du Sud-Ouest, témoignent de la bonne santé de l’aficion française. Et sur le plan artistique ? Toreros ? Toros ? Quelles sont les valeurs en hausse ou en baisse, les révélations et les éclipses, les élevages en forme (quelques belles surprises de ce côté-ci) et les novilleros qui pointent leur nez (quelques belles promesses de ce côté-là) ? Certes, chacun de nous a sa propre idée de la saison, en fonction de ce qu’il a vécu aux arènes et de ce qu’il va y chercher. Mais, comme c’est devenu l’usage au Club taurin de Paris, nous préférons demander d’en établir le bilan à un critique professionnel reconnu, qui puisse dépasser nos points de vue partiels et partiaux. Cette année, ce sera le tour de José Luis Ramón,  le dynamique  directeur de la prestigieuse revue « 6toros6 », qui était déjà venu, en début d’année, nous présenter l’esprit et l’exécution de la plupart des passes de cape. Faute de temps la muleta passa à la trappe : il convient d’y remédier.

Nous sommes donc fiers de recevoir à nouveau

José Luis Ramón

directeur de la revue « 6toros6 »

pour un bilan de la saison taurine 2014

et une démonstration (adaptée à l’exiguïté des lieux)

des principales passes de muleta

 

Cette rencontre aura lieu le jeudi 13 novembre à partir de 20 heures au sous-sol du Restaurant Loubnane

29, rue Galande, Paris 5ème. M° Saint-Michel

 

Participation par personne (incluant dîner avec vin à volonté) : Membres à jour de cotisation : 27 € ; jeunes jusqu’à 25 ans : 14 € ; hôtes de passage 38 €.

Afin de faciliter l’accueil, il est impératif de s’inscrire par mail en répondant à ce courriel, ou à l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com ;  ne pas oublier d’indiquer le nom et le nombre de personnes.

 

Lire le compte-rendu

 

Juan Leal

Publié par ARea le 5 octobre 2014
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire
Leal Berho

Juan Leal et son apoderado Maurice Berho

Pour commencer la saison de notre club, encore marqués par les après-midi de toros que nous avons vécues au cours de l’été, nous avons le plaisir d’accueillir ce jeune torero qui vient, ces derniers mois, de sortir en triomphe des arènes de Souston, Villeneuve-de-Marsan, Bayonne, Dax et Saint-Gilles  et qui, après une estocade de grande valeur, a tout récemment coupé la première  oreille de la feria nimoise des vendanges.

Vous avez reconnu Steven Jean Groux, cet arlésien andalou plus connu sous son nom d’artiste :

JUAN LEAL

Il sera accompagné de son apoderado, dacquois d’origine, andalou d’adoption et « taurino de los cuatro costados »

MAURICE BERHO

Cette rencontre aura lieu

le  mardi 7 octobre  à partir de 20 heures

au sous-sol du Restaurant Loubnane

29, rue Galande, Paris 5ème. M° Saint-Michel

Participation par personne (incluant dîner avec vin à volonté) : Membres à jour de cotisation : 26 € ; jeunes de moins de 25 ans (à jour) : 15 € ; hôtes de passage : 38 €.

Vous pourrez à cette occasion vous mettre à jour de votre cotisation annuelle ou adhérer au Club. Rappel du montant actuel des cotisations : individuels : 55€, couples : 80€, jeunes : 20€.

Afin de faciliter l’accueil, il est impératif de s’inscrire par mail clubtaurindeparis@gmail.com (ne pas oublier d’indiquer le nom et le nombre de personnes).

Le Bureau

Annulation de la réunion du 12 juin avec l’ Abbé Christian Coucourron

Publié par ARea le 10 juin 2014
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

 

Le mouvement de grève à la SNCF rend difficile le voyage que notre invité devait effectuer entre Dax et Paris.

En accord avec lui, le bureau a pris la décision d’annuler la soirée prévue le jeudi 12 juin.

Nous retrouverons le Père Coucourron lors de notre prochaine saison.

Avec toutes nos excuses,

Le bureau

 

Abbé Christian Coucourron

Publié par ARea le 30 Mai 2014
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

EN RAISON DU MOUVEMENT DE GRÉVE A LA SNCF, CETTE RÉUNION EST ANNULÉE.

Nous retrouverons l’abbé Coucourron lors de notre prochaine temporada.

 

Dans toutes les arènes, on trouve une chapelle, un lieu dédié qui permet aux toreros qui le souhaitent de vivre un moment personnel de recueillement avant d’affronter le danger.

Dans toutes les arènes, on peut rencontrer dans le callejón, discret mais présent, un prêtre, un « abbé de toreros » comme on a coutume de l’appeler.

En quoi consiste cette mission d’aumônier des arènes ? Comment s’exerce-t-elle concrètement ?

Quelles relations se nouent entre toreros et aumônier ?

Comment conçoit-il l’équilibre entre son engagement  d’homme d’Eglise et sa passion d’aficionado ? Ce double investissement peut-il être source de tensions ?

Quelles évolutions connaissent les connexions traditionnelles entre le rituel catholique et les rites de la célébration taurine ?

C’est pour aborder avec nous ces différents questions, et bien d’autres, que

L’abbé Christian Coucourron,

Aumônier des arènes de Dax

a accepté notre invitation.

Nous aurons le plaisir de le recevoir

Le Jeudi 12 juin 2014

à partir de 20 heures

au sous-sol du Restaurant Loubnane

29, rue Galande, Paris 5ème. M° Saint-Michel

 

Participation par personne (incluant dîner avec vin à volonté) : Membres à jour de cotisation : 26 € ; jeunes de moins de 25 ans (à jour) : 15 € ; hôtes de passage : 38 €.

Afin de faciliter l’accueil, il est impératif de s’inscrire par mail en répondant à ce courriel, ou à l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com (ne pas oublier d’indiquer le nom et le nombre de personnes).

Alain Bonijol

Publié par ARea le 3 Mai 2014
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

La corrida, c’est trois tiers. Mais c’est comme si le troisième avait progressivement asphyxié le premier. Le plus souvent, il semble que tous (public, matador, picador, cuadrilla, et parfois même éleveur) se sont mis d’accord pour s’en débarrasser au plus vite comme d’un mal nécessaire ou comme d’un archaïsme incongru. Pourtant, lorsqu’un toro charge avec puissance et bravoure un picador monté sur un cheval-torero, lorsque ce picador sait résister à l’assaut, lancer la pique, la bonijolposer en bonne place, doser le castigo puis détourner la charge en manœuvrant sa monture, il n’est pas de public qui résiste à la grandeur, à la vérité et à la beauté de cette suerte.

Si ces trop rares moments nous sont encore offerts, c’est essentiellement grâce à l’obstination, au talent, à la passion et à l’inventivité inlassable d’un homme, Alain Bonijol. Il a révolutionné le dressage du cheval du picador, rénové son matelassage de protection, il a inventé une nouvelle pique, plus efficace et moins meurtrière, il s’est battu inlassablement contre tous les conservatismes et corporatismes du milieu qui ont cherché à étouffer ses innovations et il est désormais le prestataire de cavalerie des plus grandes arènes françaises et espagnoles.

Dans son livre autobiographique récemment paru, il raconte son aventure, depuis sa très grave blessure de novillero dans les arènes de Madrid en 1986 jusqu’à sa conquête du marché taurin. Il y expose son programme pour défendre l’authenticité et la modernité du tiers de piques

Nous sommes donc fiers de recevoir, pour le lancement de son livre, torero, éleveur de chevaux, rénovateur de la fiesta

bonijol 2 Alain Bonijol,
qui nous entretiendra de
Tercio de vérité

le lundi 19 mai 2014
à partir de 20h.
au Grand salon « Spindler » du restaurant « Chez Jenny »
39, Boulevard du Temple Paris (3e), M° République

 

 

Participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif et suivie du dîner, boissons incluses : membres du Club : 28€, jeunes jusqu’à 25 ans (à jour): 18€, hôtes de passage : 37€.
Vous pourrez à cette occasion vous mettre à jour de votre cotisation annuelle ou adhérer au Club. Rappel du montant des cotisations : individuels : 55€, couples : 80€, jeunes : 20€.

Afin de faciliter l’accueil, il est impératif de s’inscrire par mail : clubtaurindeparis@gmail.com

modification réunion du 10 avril

Publié par ARea le 9 avril 2014
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

Réunion le 10 avril : modification de dernière minute

Si l’art ne connaît pas la peur, il procède souvent par surprise et foucade. Ainsi Morante ayant décidé de remplacer une corrida programmée en mai à Cordoue par une prestation le 23 avril à Saragosse, son veedor Juan Carlos Carreño, notre invité, est conduit cette semaine à parcourir les élevages pour trouver le bétail de ce nouveau contrat. Il ne pourra donc être parmi nous jeudi, il regrette ce contretemps et nous assure que son rendez vous avec le CTP n’est que partie remise.

Notre ami Francis Wolff, grâce auquel cette invitation avait été organisée, se propose de jouer le sobresaliente de lujo en nous présentant les analyses et approches (y compris avec supports vidéo) qui fondent sa réponse argumentée à la question :

La corrida est-elle un art ?

Remarque pratique

Si ce changement de programme vous conduit à ne pouvoir assister à la soirée, à laquelle vous pouvez encore vous inscrire, nous vous demandons pour des raisons d’organisation matérielle de nous le signaler par mail clubtaurindeparis@gmail.com .

Navigation des articles

← Entrées Précédentes
Entrées Plus Récentes →
    • CONTACT
  • Laissez-nous votre mail pour recevoir es mises à jour du site

  • Les dernières informations

    • Prix de la Rencontre 2026
    • La photographie taurine par Jean Yves Blouin
    • Pamplona XIV Jornadas sobre Ganado de lidia y Tauromaquia (27 y 28 de febrero de 2026)
    • Belle rencontre avec Morenito de Arles
  • Rejoignez-nous sur Facebook

    Rejoignez-nous sur Facebook
  • Rechercher

Propulsé par WordPress.com.
club taurin de Paris
Propulsé par WordPress.com.
  • S'abonner Abonné
    club taurin de Paris
    Rejoignez 157 autres abonnés

    Vous avez un compte WordPress.com ? Connectez-vous maintenant.

  • club taurin de Paris
    Voir le site dans le Lecteur
    Gérer les abonnementsS’inscrireConnexion
    Signaler ce contenu
    Réduire cette barre
Chargement des commentaires…