club taurin de Paris

Le club taurin de Paris depuis 1947

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Leopoldo Sanchez Gil

Publié par ARea le 29 mars 2013
Publié dans: LES REUNIONS. Tagué : Bilbao, Club Cocherito, club taurin, corrida, tauromachie, Torero, toro. 1 commentaire

Dans l’analyse que nous faisons tous de la situation actuelle de la corrida et de l’indéniable baisse de fréquentation des spectacles taurins des deux côtés des Pyrénées, il y a divers éléments évidents : la crise économique, encore plus terrible en Espagne qu’en France, les campagnes antitaurines, l’évolution sociologique des loisirs, la nouvelle morale « animaliste » ignorante de la vraie nature des animaux, le manque de caste des taureaux, etc. Mais le symptôme peut-être le plus inquiétant est l’élévation de la moyenne d’âge des spectateurs. C’est un fait : les jeunes fréquentent peu les arènes, et ceci est encore plus vrai en Espagne qu’en France. A quoi est dû cette désaffection, qui se manifeste souvent par de l’hostilité déclarée, au mieux par de l’indifférence ? Quelles en sont les causes ? Et quels en seraient les remèdes ? C’est à ces questions difficiles que s’affrontera notre prochain invité, Leopoldo Sanchez Gil, inlassable propagandiste de la « fiesta » auprès des jeunes générations, et personnage central de l’afición de Bilbao, où il dirigea pendant de nombreuses années le prestigieux Club « Cocherito » avec passion, enthousiasme et charisme, au point de parvenir à doubler le nombre de ses membres (plus de 1300 !).

Nous sommes fiers de recevoir

Leopoldo Sanchez Gil

aficionado bilbaien activiste et prosélyte

le  mardi 9 avril 2013 à partir de 20 heures

qui nous entretiendra de

« La jeunesse espagnole face à la corrida »

au Grand salon « Spindler » du restaurant Chez Jenny

39, Boulevard du Temple Paris (3e), M° République

 

Participation aux frais, comprenant la soirée, suivie d’un apéritif et du dîner, boissons incluses : membres du Club : 28€, jeunes jusqu’à 25 ans (à jour): 18€, hôtes de passage : 37€.

Afin de faciliter l’accueil, il est impératif de s’inscrire par mail en répondant à ce courriel, ou à l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com

Roland Chemama

Publié par ARea le 1 mars 2013
Publié dans: LES REUNIONS. Tagué : Céret, club taurin, corrida, Henri Ey, Paris, psy, Psychanalyse, psychiatre, Roland Chemama, tauromachie, Torero, toro. 1 commentaire

Henri Ey  aficionado ,  comment un « psy » peut-il parler de la corrida ? 

par Roland Chemama

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Sait-on toujours que le Club taurin de Paris, qui s’enorgueillit de sa longue histoire et de ses anciens membres prestigieux (Michel Leiris, Roger Wild, Pablo Picasso, Jean Paulhan, Albert Camus, André Masson, Claude Popelin, Paco Tolosa, etc.), a été fondé en 1947 par deux psychiatres catalans, le médecin général des Armées, Venance Paraire, de Céret, et le célèbre Henri Ey, natif de Banyuls-dels-Aspres ?

Celui-ci fut tout à la fois, et avec le même dynamisme infatigable, un des grands maîtres de la psychiatrie du XXe siècle, comme en témoignent ses nombreux ouvrages et son influence considérable sur la discipline, et le premier président de notre Club, auquel il a légué divers souvenirs et quelques écrits d’aficionado éclairé.

Il fallait bien qu’un jour le Club évoquât la mémoire de son illustre fondateur, un des premiers aficionados français à franchir la frontière espagnole après guerre et un des rares à fréquenter assidûment la San Isidro pour satisfaire sa passion.

Ce ne pouvait être que par la bouche d’un de ses héritiers, Roland Chemama, psychanalyste, auteur de nombreux ouvrages lui aussi (dont le Dictionnaire de la psychanalyse, chez Larousse et La psychanalyse comme éthique, éd. Eres) et membre du Bureau de notre Club. Au-delà de l’évocation de cette figure illustre, il se demande quel sens pourrait avoir une approche « psy » de la corrida.

Nous avons donc été  heureux d’entendre Roland Chemama

nous parler de «Henri Ey , aficionado »,

et poser la question :

« Comment un « psy » peut-il parler de la corrida ? »

le jeudi 28 mars 2013

Lire la conférence de Roland Chemama Henri Ey , aficionado

Collectif Pedro Llen

Publié par ARea le 28 février 2013
Publié dans: ACTUS TAURINES. Poster un commentaire

Juntos

Communiqué du collectif Pedro Llen

De Pedro Llen à Saint Sever ?

Dans le Campo Charro, pas loin de Salamanque, 8 toros d’encaste COQUILLA, l’un des plus fameux de la camada brava, amoureusement élevés par Juan SANCHEZ FABRES dans sa finca de Pedro LLen  connaitront bientôt leur avenir : Combattre en brave et en musique sur le sable d’une arène, le 8 mai prochain à Saint Sever ou terminer leurs jours dans le couloir sombre glacial et froid d’un abattoir.

Ces toros sont les derniers cuatreños d’une ganaderia et d’un encaste historique adulés des figuras dans les années 30 à 70 mais peu à peu tombés dans l’anonymat : leur physique « petit format » leur fermait les portes des grandes arènes et leur caste piquante incitait les figuras à se tourner vers l’encaste Domecq moins remuant …

Pour permettre aux coquillas de passer la porte du toril plutôt que celle de l’abattoir, un collectif d’aficionados s’est constitué en association, le « Collectif Pedro Llen » est né.

La date du 8 mai est arrêtée et la ville de Saint-Sever met ses arènes à notre disposition.

Le ganadero « partenaire » de notre initiative cèderait ses toros au prix de la viande. Cependant le budget d’un tel projet avoisine les 50.000 Euros (toreros, cuadrillas, sécurité sociale, transport des toros, cuadra de caballos, équipe médicale, assurance, publicité etc)

Nous ne pouvons partir sans une certaine garantie financière et  l’unique corrida de toros d’encaste COQUILLA du campo espagnol ne se lidiera que si nous réunissons au plus tard le 8 avril la somme de 25.000 Euros.

Aficionados, clubs taurins, entreprises, votre soutient et votre contribution sont indispensables pour mener à bien ce projet et participer ainsi à la sauvegarde la diversité de la Fiesta Brava.

Eligible au mécénat, nous pouvons recevoir vos dons (déductibles de vos impôts à hauteur de 60%) par chèques libellés à l’ordre de « Collectif Pedro LLen » à l’adresse suivante: 8 impasse Gayon, 64100 Bayonne. Les chèques ne seront pas encaissés avant le 8 avril et si hélas nous n’avons pas réussi à recueillir les 25.000 Euros indispensables à la poursuite de notre projet nous vous les retournerons.

      Aficionados cette corrida sera la votre, offrez lui de combattre à Saint Sever le 8 Mai 2013.

Télecharger le dossier partenaire

Télécharger le communiqué de presse

Retrouvez le collectif :

–          sur internet : www.collectifpedrollen.blogspot.com

–          sur facebook : Collectif Pedro LLen

–          par email : collectifpedrollen@gmail.com

–          par téléphone : Antoine Capdeville 06 33 15 02 82 – Luc Larregain 06 40 22 40 66

Jacques Durand

Publié par ARea le 8 février 2013
Publié dans: LES REUNIONS. Tagué : chroniques, club taurin, corrida, journaliste, Libération, tauromachie, Torero, toro. Poster un commentaire

L’invitation

Tout un chacun peut, plus ou moins, évoquer les corridas qu’il a vues. Mais l’art du chroniqueur taurin est autrement plus difficile — et celui de la chronique régulière dans un quotidien national est le plus difficile de tous. Car il faut pouvoir, dans un format imposé, à intervalles réguliers et rapprochés, susciter l’intérêt (littéraire) des non-aficionados tout en satisfaisant l’intérêt (informatif) des aficionados, savoir raconter à ceux qui n’y étaient pas tout en enrichissant ceux qui y étaient.

A cet art, rare, Jacques Durand a excellé pendant vingt-six ans dans « Libération », le dernier quotidien national à consacrer aux toros une page, tantôt hebdomadaire tantôt mensuelle.

Cette célèbre page du jeudi, qui, depuis de nombreuses années, ne paraissait plus que dans les éditions méridionales, a définitivement disparu en juillet dernier du quotidien pour des raisons économiques. Cependant Jacques Durand ne s’est pas tu et sa page (comprenant à la fois un article général et des brèves de toutes les tailles) est accessible aux plus fidèles par abonnement. Voir : http://www.editions.atelierbaie.fr

Nous sommes donc heureux d’accueillir l’écrivain, le conteur, le mémorialiste, l’aficionado, l’amoureux de la culture espagnole,

Jacques Durand

qui évoquera son travail de chroniqueur taurin,

et nous contera, à sa manière, quelques petites et grandes histoires de la corrida

le mardi 19 février

à partir de 20 heures

au sous-sol du restaurant Loubnane

29 rue Galande , Paris 5ème Métro  Saint-Michel

Le compte- rendu

Le 19 février, au restaurant « Loubnane », le Club taurin de Paris recevait Jacques Durand, le journaliste et écrivain bien connu, titulaire pendant plus d’un quart de siècle – jusqu’à l’an dernier – de la chronique taurine de « Libération », auteur d’innombrables ouvrages et qui exerce à présent ses talents sur le net, très précisément à l‘Atelier Baie, dont le responsable était présent avec lui ce soir-là. A ce sujet, il dit d’ailleurs ne pas regretter son départ de « Libération » car le support numérique lui donne une beaucoup plus grande liberté, notamment en termes de volume de ses articles.

La soirée a été un grand succès, d’abord en termes d’affluence – le « Loubnane » s’est révélé presque trop petit – et ensuite sur le fond. Jacques Durand n’a pas prononcé de conférence à proprement parler, ce qui n’est d’ailleurs pas dans son tempérament. Il a plutôt répondu aux questions des personnes présentes avec son talent incomparable de conteur et son humour.

On a retrouvé au cours de cette soirée quelques- unes de ses obsessions, notamment celle des «sans-grade » ceux qui font la picaresque de la Fiesta, maletillas, mozos de espadas, « porteurs » des toreros, ainsi que son intérêt constant pour les histoires familiales des toreros – qui peuvent expliquer beaucoup de choses dans leur carrière.
Il a aussi exprimé des idées  particulièrement pertinentes sur la tauromachie, en particulier à propos de la manière d’écrire sur les toros : selon lui, en matière d’écriture taurine, c’est l’arabesque, et non la ligne droite, qui constitue le meilleur chemin d’un point à un autre. Il a aussi insisté sur l’idée que les toreros expriment, à leur manière, le lieu dont ils sont originaires , par exemple la Méditerranée pour Luis Francisco Esplà ou la Mancha pour Damaso Gonzalez.

Parlant de la corrida comme d’un « art de la berlue », il a souligné ce paradoxe que lorsque le toreo atteint un niveau vraiment exceptionnel – il a cité les cas de Paco Ojeda et Jose Tomas – il paralyse l’écriture ; c’est pourquoi, dans des cas comme ceux-là, plutôt que de raconter les faenas dans le détail, il préfère s’intéresser à l’environnement, aux réactions du public…

 Au total, une soirée particulièrement riche et sympathique. Tout le monde est bien sûr convié à se rendre sur l’Atelier Baie et à s’y abonner,  pour se délecter des écrits de celui qui est sans doute l’une des plus belles plumes taurines des dernières décennies.

Thierry Vignal

Morenito de Nîmes

Publié par ARea le 17 janvier 2013
Publié dans: LES REUNIONS. 1 commentaire

Décidément, 2012 fut une année riche en événements taurins, du moins hors des arènes ! Une importante association s’est créée, il y a tout juste un an, loin de toute polémique et de toute revendication corporatiste et même, dit son président, « loin d’un militantisme désuet et d’un protectionnisme excessif ». C’est l’Association des Matadors de Taureaux Français, réunissant tous ceux qui, en exercice, en portent le titre. Elle réunissait donc Lionel Rouff (président), Swan Soto, Charlie Laloé, Jean Baptiste Jalabert, Marc Serrano, Sébastien Castella (porte-parole du Sud-est),  Julien Lescarret (secrétaire), Julien Miletto, Medhi Savalli, Jérémy Banti (trésorier), Jonathan Veyrunes, Camille Juan, Romain Perez, Marco Leal, Thomas Joubert, Patrick Oliver et Thomas Dufau (porte-parole du Sud-ouest) ­ qui est, rappelons, le 56ème matador de taureaux français. Elle se donne « pour but de promouvoir la tauromachie française et ses acteurs, d’en assurer le développement et de défendre les valeurs qui la caractérisent. ». Elle a par exemple organisé des festivals et des stages d’initiation pour les jeunes aspirants mais elle a d’autres ambitions. Sous le vrai nom de son président, Lionel Rouff, , beaucoup d’entre vous auront reconnu le très dynamique et sympathique

« Morenito de Nîmes »

abonné depuis quelques saisons au rôle de sobresaliente dans les mano a mano ou les encerronas, et dont il dit avec humour qu’on le redemande, parce que, avec lui « il n’y a jamais d’accident »

Afin qu’il nous parle de cette Association, de l’intérêt et des difficultés à réunir des personnalités aussi disparates, et du point de vue des toreros français sur le présent et l’avenir de la corrida, nous le recevrons avec plaisir le

mercredi 23 janvier

au sous-sol du restaurant Loubnane

29 rue Galande , Paris 5ème Métro  Saint-Michel

A partir de 20 heures

Participation aux frais, comprenant la soirée, suivie d’un apéritif et du dîner, boissons incluses : membres du Club : 26€, jeunes jusqu’à 25 ans (à jour): 18€, hôtes de passage : 37€. Vous pourrez à cette occasion payer votre cotisation annuelle ou adhérer au Club. Rappel du montant des cotisations : individuels : 55€, couples : 80€, jeunes : 20€.

Afin de faciliter l’accueil, il est impératif de s’inscrire par mail en répondant à ce courriel, ou à l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com, ou sur notre site :

http://clubtaurindeparis.com

 

Le Bureau

PS : La prochaine émission de « PHILOSOPHIE » sur Arte, animée par Raphaël Enthoven, sera consacrée à la corrida, avec pour invité Francis Wolff. Elle sera diffusée ce dimanche 20 janvier 2013 à 12h55. On peut la voir dès maintenant en avant première et 7 jours après sa diffusion, sur le site www.arte.tv/philosophie (avec des bonus !)

Curro Javier

Publié par ARea le 9 décembre 2012
Publié dans: LES REUNIONS. Tagué : banderillero, club taurin, corrida, Manzanares, Paris, Sanlucar, tauromachie, Torero, toro. 1 commentaire

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L’invitation

José Mari Manzanares est incontestablement devenu une « figura ». Il le doit à ses immenses dons artistiques de torero et à ses exceptionnelles qualités de matador. Mais il le doit aussi, comme il le reconnaît lui-même, à sa cuadrilla, une des plus extraordinaires de l’histoire moderne. Rarement on a réuni autant de qualités individuelles (artistiques et techniques) et d’esprit collectif : amitié, solidarité, rivalité, compañerismo, comme on dit en espagnol. Dans cette cuadrilla, tout le monde reconnaît à Curro Javier un rôle moteur.

Aussi précis et discret à la brega, que brillant et engagé aux banderilles, il est un peu l’âme de cette cuadrilla dont Manzanares est l’esprit. Pour nous parler de sa propre histoire (il fut un novillero à succès au début des années 2000), de la vie quotidienne dans une grande cuadrilla « pas comme les autres », et de la technique des banderilles, nous recevrons avec fierté

Curro Javier

torero total

le mercredi 19 décembre à partir de 20h.

au sous-sol du restaurant Loubnane

29 rue Galande , Paris 5ème Métro  Saint-Michel

 

Le compte rendu

C’est avec grand plaisir que les membres du club ont accueilli Curro Javier, banderillero de Jose Mari Manzanares.

Avec beaucoup d’humilité et d’émotion, Curro Javier a raconté sa trajectoire, ses illusions de novillero, mais surtout son désir, plus fort que tous les coups du sort et tous les coups de cornes de vivre du toro. Et d’en être digne. Plutôt qu’être un matador parmi tant d’autres, il décide, après une novillada à Séville, de changer  l’or pour l’argent.

Mais la route n’est pas dégagée pour autant. Soutenu par son épouse, il s’entraîne plus encore pour cette nouvelle tâche de banderillero que lorsqu’il était novillero. Et il a beau connaître beaucoup de monde dans le mundillo, personne ne l’appelle. Il accepte les contrats avec des novilleros inconnus, dans des villages, dans la vallée de la terreur, autour de Madrid, où pleuvent les cornadas.

En 2005, enfin, il intègre une cuadrilla fixe. Celle de Jose Canales Rivera. Et cette année là,  Rivera torée beaucoup avec Padilla, apodéré par Diego Robles. Lequel Diego Robles l’apprécie et parle de lui à Manzanares, qui cherche un homme neuf pour entrer dans sa cuadrilla.

C’est chose faite en 2006. De l’horizon de Curro Javier s’éloignent les routes poussiéreuses, les arènes portatives, les toros toujours plus gros. A la place, il découvre les Manzanares, le père, toujours présent, accueillant et entraineur de luxe pour le fils, avec qui il noue une complicité. Ces moments forts du campo lui donne l’énergie pour faire sa place dans cette cuadrilla, dans ce monde professionnel où les corridas se succèdent. 70 corridas en 2007 ! Et Curro s’entraine encore, toujours, et commence à croire en ses possibilités. Il est adopté par la cuadrilla, refait la course tous les soirs avec ses compañeros,  revit ses sensations devant le toro, se consacre entièrement à son métier.

Et tous les hivers, il retrouve le matador pour des entrainements au campo. Et Jose Mari, qui ne prend pas ombrage des moments de gloire de sa cuadrilla, les encourage tous à se surpasser.

Et lui qui dit avoir plus d’art que de courage, contrairement à Trujillo son compañero « rival », lui qui à la pose des banderilles préfère le travail de cape, lorsqu’il faut aller chercher des toros, révéler leurs tendances, ouvrir leur charge, pointer leur corne, lui  qui « ne cherche pas l’ovation, ne cherche pas à briller, juste à bien faire son travail », se remémore avec beaucoup d’émotion certains saluts, comme celui effectué l’année passée à Séville par toute la cuadrilla. Cette reconnaissance restera un de ses plus beaux souvenirs. L’accomplissement d’un parcours de vie qui vaut bien tous les sacrifices.

Christine Rosas

Diego Urdiales

Publié par ARea le 20 novembre 2012
Publié dans: LES REUNIONS. 1 commentaire

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L’invitation 


En tauromachie aussi, il y a des injustices. Ce n’est pas toujours le toro qui fait et défait les carrières, c’est parfois la mode ou le marché. Diego Urdiales est une victime de l’une ou de l’autre.

Voilà un torero au courage et au coup d’œil exceptionnels, sincère, technique, précis, émouvant, et qui est trop souvent oublié à l’heure des programmations. Après une alternative un peu improvisée le 15 août 1999 à Dax (Paco Ojeda et Manuel Díaz ‘El Cordobés’, toros de Puerta Hermanos) et quelques saisons honorables, il ne toréait pratiquement plus jusqu’à ce qu’un certain toro nommé « Molinito » de Victorino Martin, qu’il gracie sur ses terres de Logroño à la fin de la saison 2007, lui rouvre les portes de Madrid (où il triomphe en 2008) et le propulse parmi les meilleurs spécialistes de ce fer admiré et redouté.

En France, seul Dax lui est fidèle (Nîmes a attendu 2012 pour qu’il y « confirme son alternative » !) ; mais en Espagne, c’est surtout à Bilbao — qui lui offre désormais deux contrats lors de chaque semana grande — qu’il recueille chaque année les fruits de sa valeur, de son obstination et de son immense intelligence du combat des victorinos.

C’est pourquoi nous sommes fiers de recevoir

Diego Urdiales « le lion d’Arnedo »

Le compte rendu de la soirée

Près de 70 personnes étaient présentes le 26 novembre pour accueillir et écouter Diego Urdiales au club taurin de Paris. Jean Pierre Hédoin, le président, a rappelé tout le bien que les français pensent de ce torero et notamment tous les membres du club habitués de la feria de la Bilbao qui, cette année encore, ont été particulièrement émus par la faena de Diego face aux Victorinos.

Diego Urdiales, de son côté, a remercié chaleureusement les membres du club présents et a dit sa fierté d’être reçu dans la capitale française dans laquelle il a visiblement beaucoup de plaisir à venir. Avec beaucoup de sensibilité il a évoqué sa carrière, initiée dans sa ville d’Arnedo – que tous les novilleros connaissent bien grâce à son prestigieux trophée de la « zapata de oro », référence à l’industrie du cuir et de la chaussure qui fait vivre la ville. Entouré du milieu taurin local et encouragé par sa famille, son grand père, son père et son frère particulièrement, Diego n’a cessé de lutter pour toréer. Il s’habille de lumière pour la première fois en 1988, tue sa première piquée en 1992 et doit ensuite faire 7 longues années d’apprentissage pour, enfin, prendre l’alternative à Dax en 1999.

Il accomplit alors son premier rêve : avoir comme parrain un Paco Ojeda qu’il admire et El Cordobes comme témoin.  Mais les toros, eux,  ne permettent pas un triomphe qui aurait pu donner de l’élan à sa carrière.

Suivent, encore, des années difficiles, faites d’opportunités réussies, comme  à Logroño qui lui restera fidèle tout au long de sa carrière, et dans laquelle il triomphera à de multiples reprises, et de coups du sort malvenus, comme ce bras cassé qui l’empêche en 2000 de confirmer son alternative alors qu’il était dans une phase de réussite.

Ces années de « vaches maigres », certaines même sans toréer une seule fois, il s’accroche, continue à s’entrainer, n’abandonne rien, se projette toujours dans son avenir de torero, croit en sa chance.

Le moment de grâce

Il a raison. En 2007, à la faveur d’une substitution il est programmé deux fois à la feria de Logroño. Et il gracie triomphalement un Victorino. Molinito  sauve sa vie et en offre une nouvelle à Diego. Les portes de Madrid s’ouvrent, suivies de celles de Bilbao et il devient l’un des matadors incontestés de Victorinos.

Aujourd’hui encore, il affirme son amour pour cet élevage et son plaisir toujours renouvelé à affronter cette ganaderia. Il considère d’ailleurs que la fanea réalisée le 26 août dernier à Bilbao face à ce Victorino auquel il coupa une oreille, est l’une des plus importantes de sa carrière.

Mais s’il apprécie très sincèrement l’intelligence des Victorinos et s’il affirme qu’il prendra toujours un immense plaisir à les toréer, Diego Urdiales confie aussi que sa tauromachie s’accorderait aussi avec des Domecq, qu’il aimerait avoir plus souvent l’opportunité de s’exprimer face à des Jandilla, des Pilar, des Domingo Hernandez… Et qu’il comprend parfaitement les figuras qui privilégient la régularité de ces élevages, rappelant au passage qu’à toute les époques, les vedettes ont choisi les toros non pas en fonction de leur dureté mais de leur capacité à transmettre.

Le frère toro

Très disponible et à l’écoute des questions des membres du club et sincère dans ses réponses, Diego Urdiales a raconté son quotidien : les heures de marche pour se maintenir en forme, les étirements et les grands laps de temps qu’il se réserve pour réfléchir et penser. Parce que la tauromachie se construit avant tout dans l’esprit.

Dans cet entrainement, Diego a avoué posséder une arme secrète en la personne de son frère. Un frère qui connait tous les comportements des toros, est capable de simuler chaque caractéristique et chaque variante de tous les élevages : leur charge, leurs coups de tête et même leurs chutes. Grâce à ce  « toro » maison Diego, même sans avoir beaucoup toréé, a réussi à avoir  une expérience variée et complète.

La conversation s’est poursuivie à bâtons rompus, Araceli Guillaume Alonso jonglant habilement entre le français et l’espagnol pour permettre ce dialogue grâce à une traduction simultanée dans les deux langues, Diego Urdiales livrant ses impressions sur la tauromachie actuelle, sur celle qu’il rêve d’exprimer, insistant en particulier sur la nécessité pour le torero de guider, arrêter et conduire la charge du toro plutôt que de se laisser embarquer par elle dans des passes liées continues. Il a aussi dit son immense admiration pour Jose Tomas, qu’il considère comme l’un des toreros majeurs de l’histoire de la tauromachie, et dont il apprécie l’humanité en dehors de l’arène. Et pour conclure, il a félicité les parisiens qui, loin des arènes, se donnent la peine de se déplacer pour assouvir leur passion. Et malgré cette longue conférence, Diego a ensuite pris le temps de signer des photos qu’il avait apporté et de dire un petit mot à tous ceux qui sont venus l’aborder pendant le dîner qui a suivi.

Torero cérébral comme le club les aime, Diego Urdiales a incontestablement remporté un triomphe à Paris.

Christine Rosas

Pour en savoir plus, le site de Diego Urdiales : http://www.diegourdiales.com/

Patricia Navarro

Publié par ARea le 2 novembre 2012
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

La saison européenne est désormais totalement achevée. Notre dernière réunion nous a permis de revenir sur quelques polémiques qui l’ont marquée ; la prochaine nous permettra d’en tirer le bilan artistique. Comme c’est maintenant devenu l’usage, nous le ferons sous la conduite d’un critique taurin espagnol professionnel, mieux placé que quiconque pour en avoir une vision globale. Cette année, il s’agit de Patricia Navarro. Ancienne novillera, élève de l’Ecole taurine de Madrid, elle a été l’assistante de Juan Posada dans le quotidien « La Razon » et, après sa disparition en 2009, elle lui a succédé comme chef de la section taurine. Dotée d’une solide expérience et d’une compétence unanimement saluée, sa très belle plume lui permet d’exprimer avec bonheur sa grande sensibilité. Elle est aussi cet œil neuf qui manque souvent à la critique taurine. Nous sommes donc très heureux de la voir débuter dans un ruedo parisien et de vous convier au

Bilan de la saison 2012 par Patricia Navarro

(en mano a mano avec Francis Wolff pour la saison française)

A l’issue de ces interventions, nous voterons pour la proposition du Club pour le prix Claude Popelin (« meilleur lidiador de la saison française ») et surtout pour notre propre « Prix de la (meilleure) rencontre 2012 » entre un toro et un torero au cours de la saison européenne.

Cette soirée aura lieu le

mardi 13 novembre

au Grand salon « Spindler » du restaurant Chez Jenny

39, Boulevard du Temple Paris (3e), M° République

 

Participation aux frais, comprenant la soirée, suivie d’un apéritif et du dîner, boissons incluses : membres du Club : 28 €, jeunes jusqu’à 25 ans (à jour): 18 €, hôtes de passage : 37 €. Vous pourrez à cette occasion payer votre cotisation annuelle ou adhérer au Club. Rappel du montant des cotisations : individuels : 55€, couples : 80€, jeunes : 20€.

Afin de faciliter l’accueil, il est impératif de s’inscrire par mail : clubtaurindeparis@gmail.com

Assemblée générale

Publié par ARea le 9 octobre 2012
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

La saison s’achève, il conviendrait d’en faire le bilan. Nous proposons de le reporter au mois prochain (retenez dès maintenant la date du 13 novembre !) afin que nous puissions recevoir, comme chaque année, un(e) invité(e) de prestige qui nous présentera un point de vue informé.

En attendant, pour cette soirée de rentrée nous tiendrons notre

Assemblée générale annuelle

(Rapport moral par le président, rapport financier par le secrétaire général suivis de l’Élection du Bureau du Club pour la saison 2011-12)

 

Mais nos devoirs de membres ne nous font pas oublier la raison essentielle du Club : parler de notre passion commune. Nous vous proposons donc une discussion sur cette décidément étrange temporada, marquée par des polémiques constantes (et nous ne parlons pas de celles qu’ont fomentées nos adversaires antitaurins) : constitution très polémique du fameux G10, derrière El Juli, autour des droits à l’image des toreros ; boycott (partiel) de ce G10 par les grandes arènes ; polémiques autour des honoraires des « figuras » et des élevages « vedettes » et constitution polémique d’un G7 des sept principales arènes françaises ; polémique autour du retour des corridas en direct à la télévision publique espagnole lors d’une corrida polémique à Valladolid ; polémique entre El Juli (un tweet après une corrida de Dax), et une réponse en forme de lettre ouverte de André Viard, etc. Nous vous proposons de discuter sereinement de tout cela autour de ce que nous appelons plus généralement

 

La (nouvelle) controverse de Valladolid

débat présenté et animé par André Berthon

mercredi 17 octobre  à partir de 20 heures 15,

au sous-sol du Restaurant Loubnane

29, rue Galande, Paris 5ème. M° Saint-Michel

Participation par personne (incluant dîner avec vin à volonté) : Membres à jour de cotisation : 24 € ; jeunes de moins de 25 ans : 12 € ; hôtes de passage 35 €.

Réservation obligatoire par mail à clubtaurindeparis@gmail.com ne pas oublier d’indiquer le nom et le nombre de personnes).

Vous pourrez à cette occasion payer votre cotisation annuelle ou adhérer au Club. Rappel montant des cotisations : Individuels : 55€. Couples : 80€. Jeunes de moins de 25 ans : 20€

Le club à Bilbao

Publié par ARea le 11 septembre 2012
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

BILBAO 2012

Bilbao reste la feria favorite des membres du CTP, à cause de l’équilibre que ses organisateurs réussissent à maintenir entre le sérieux de la présentation des taureaux appartenant à des élevages d’encastes variés (Santa Coloma, Nuñez, diverses sortes de Domecq, Aldeanueva, Albaserrada) et la présence des figures du moment, sous l’oeil attentif et sévère du président Matías Gonzáles.

Autrefois, la plupart d’entre nous logeaient à l’hôtel Zabalburu, qui avait comme principal avantage d’être proche des arènes. Mais l’âge venant, c’est le très confortable Silken-Indautxu**** qui est devenu notre quartier général. Personne n’y manque. C’est un hôtel taurin, on y est accueilli par un taureau de Victorino Martin empaillé qui permet aux aficionados de méditer sur les réalités du toréo. Au petit déjeuner, on peut croiser la haute silhouette un peu voûtée du professeur Amoros, maintenant responsable des pages taurines de ABC ; Joël Bartolotti, directeur de la revue “Toros” avec quelques uns de ses collaborateurs ; Manolo Moles, en tenue sportive, short, T-shirt, chaussures à semelles compensées et cheveux gominés. A 13.00 s’y tient un colloque,  « En corto y por derecho« , animé par Covadonga Saiz Bernuy, auquel ont participé Araceli Guillaume-Alonso pour analyser la course du jeudi (El Pilar), Jean-Pierre Hédoin celle du vendredi (Juan Pedro Domecq) et Francis Wolff, le mercredi, pour parler des apports de Paco Ojeda à la tauromachie.

Le jour de son intervention, Araceli a reçu le prix du meilleur « comunicador » du colloque 2011. Ce prix, une œuvre du peintre Luis Badosa -qui avait réalisé le cartel de la féria 2006 : un taureau sortant des eaux sous le bond transbordeur, dans les tons bleus-  lui a été remis par l’artiste et l’organisatrice.

Après chaque course a toujours lieu une brève tertulia à chaud dans le renfoncement droit des arènes, à l’entrée des tendidos 5 et 7.

Et comme chaque année depuis le fameux repas de 2005 [rappel en bas de page], nous avons organisé un “gueuleton”, pour la deuxième fois consécutive au restaurant “Indautxuko Batzoki” (23/08/12), où étaient présents 22 membres du club : Francis et Françoise, Jean-Pierre et Marie-Luce, Roland et Annick, Jean-Louis et Nicole, Emmanuel et Martine, Didier et Mireille, André et Ursula, ainsi que Ferdinand, Alain, Chantal, Brigitte, Dominique, Thierry, Stéphanie et Philippe.

Lundi chacun est reparti par sur la route de Paris ou de Bayonne où la feria continue.

Philippe Paschel

“Cette année [2005], le hasard a voulu qu’au même étage de l’hôtel Zabalburu, où se réunit l’aficion française, la famille Wolff avait une grande salle de séjour avec des tréteaux permettant d’installer une table (avec un appoint de chaises prêtées par Joël Bartolotti, nouveau responsable de la revue “Toros”, de Nîmes) et Ph. Paschel qui lui avait une cuisine en état de fonctionner avec un réfrigérateur. De cette état de chose favorable est née l’idée de faire une réunion du club, le mercredi 24 août, sur le modèle des surprises-parties de notre jeunesse où chacun était chargé d’apporter, qui les entrées, qui le gazpacho, qui le jambon, qui les fromages, le vin ou les desserts”

http://www.batzokideindautxu.es/ http://www.lafourchette.com/2_restaurant/restaurant_Bilbao/restaurant_Batzoki_Indautxu/18544/

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