club taurin de Paris

Le club taurin de Paris depuis 1947

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Le club à Bilbao

Publié par ARea le 11 septembre 2012
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BILBAO 2012

Bilbao reste la feria favorite des membres du CTP, à cause de l’équilibre que ses organisateurs réussissent à maintenir entre le sérieux de la présentation des taureaux appartenant à des élevages d’encastes variés (Santa Coloma, Nuñez, diverses sortes de Domecq, Aldeanueva, Albaserrada) et la présence des figures du moment, sous l’oeil attentif et sévère du président Matías Gonzáles.

Autrefois, la plupart d’entre nous logeaient à l’hôtel Zabalburu, qui avait comme principal avantage d’être proche des arènes. Mais l’âge venant, c’est le très confortable Silken-Indautxu**** qui est devenu notre quartier général. Personne n’y manque. C’est un hôtel taurin, on y est accueilli par un taureau de Victorino Martin empaillé qui permet aux aficionados de méditer sur les réalités du toréo. Au petit déjeuner, on peut croiser la haute silhouette un peu voûtée du professeur Amoros, maintenant responsable des pages taurines de ABC ; Joël Bartolotti, directeur de la revue “Toros” avec quelques uns de ses collaborateurs ; Manolo Moles, en tenue sportive, short, T-shirt, chaussures à semelles compensées et cheveux gominés. A 13.00 s’y tient un colloque,  « En corto y por derecho« , animé par Covadonga Saiz Bernuy, auquel ont participé Araceli Guillaume-Alonso pour analyser la course du jeudi (El Pilar), Jean-Pierre Hédoin celle du vendredi (Juan Pedro Domecq) et Francis Wolff, le mercredi, pour parler des apports de Paco Ojeda à la tauromachie.

Le jour de son intervention, Araceli a reçu le prix du meilleur « comunicador » du colloque 2011. Ce prix, une œuvre du peintre Luis Badosa -qui avait réalisé le cartel de la féria 2006 : un taureau sortant des eaux sous le bond transbordeur, dans les tons bleus-  lui a été remis par l’artiste et l’organisatrice.

Après chaque course a toujours lieu une brève tertulia à chaud dans le renfoncement droit des arènes, à l’entrée des tendidos 5 et 7.

Et comme chaque année depuis le fameux repas de 2005 [rappel en bas de page], nous avons organisé un “gueuleton”, pour la deuxième fois consécutive au restaurant “Indautxuko Batzoki” (23/08/12), où étaient présents 22 membres du club : Francis et Françoise, Jean-Pierre et Marie-Luce, Roland et Annick, Jean-Louis et Nicole, Emmanuel et Martine, Didier et Mireille, André et Ursula, ainsi que Ferdinand, Alain, Chantal, Brigitte, Dominique, Thierry, Stéphanie et Philippe.

Lundi chacun est reparti par sur la route de Paris ou de Bayonne où la feria continue.

Philippe Paschel

“Cette année [2005], le hasard a voulu qu’au même étage de l’hôtel Zabalburu, où se réunit l’aficion française, la famille Wolff avait une grande salle de séjour avec des tréteaux permettant d’installer une table (avec un appoint de chaises prêtées par Joël Bartolotti, nouveau responsable de la revue “Toros”, de Nîmes) et Ph. Paschel qui lui avait une cuisine en état de fonctionner avec un réfrigérateur. De cette état de chose favorable est née l’idée de faire une réunion du club, le mercredi 24 août, sur le modèle des surprises-parties de notre jeunesse où chacun était chargé d’apporter, qui les entrées, qui le gazpacho, qui le jambon, qui les fromages, le vin ou les desserts”

http://www.batzokideindautxu.es/ http://www.lafourchette.com/2_restaurant/restaurant_Bilbao/restaurant_Batzoki_Indautxu/18544/

Araceli Guillaume Alonso/François Zumbiehl

Publié par ARea le 22 juin 2012
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9 mai 2012

La tauromachie est sans cesse confrontée à son histoire, soit pour glorifier le présent (« on torée de mieux en mieux, la mansedumbre recule… »), soit, plus souvent, pour exalterle passé (« la caste dégénère, le toreo s’édulcore, on oublie les vraies valeurs… »).
Cet appel à l’histoire nous aide à juger notre époque ; mais ce qu’on invoque, c’est, le plus souvent, un passé déformé par nos croyances, par les mythes ou les souvenirs embellis de la jeunesse.
Qu’en disent donc les historiens ?
Le Club taurin de Paris a la chance de disposer dans ses rangs de solides arguments en la matière : François Zumbiehl vient de publier Une brèv ehistoire de la corrida (éd. J-C Béhar), qui revisite en une « vue cavalière » les trois derniers
siècles du toreo et de l’élevage de bravos tout en glissant ici ou là, dans les interstices dutableau, ses propres émotions. Il sera confronté à Araceli Guillaume-Alonso, hispaniste et historienne, qui a jadis remis les pendules à l’heure sur les siècles plus obscurs de latauromachie et montré la diversité des pratiques taurines ancestrales.

Nous sommes donc fiers de vous convier à un

mano a mano
François Zumbiehl & Araceli Guillaume-Alonso sur
« Écrire l’histoire de la corrida aujourd’hui »

Le compte-rendu de Philippe Paschel 

LA CORRIDA DE A à  Z

A l’occasion de la sortie du livre de François Zumbiehl,  “Une brève histoire de la corrida” (Ed. Jean-Claude Béhar, 2012), l’auteur et Araceli Guillaume-Alonso, notre spécialiste de l’histoire taurine, firent un mano a mano autour du sujet plus vaste de l’écriture l’histoire de la tauromachie.

François Zumbiehl a écrit une histoire de la corrida, pas de la tauromachie, avec une vue cavalière, c’est-à-dire une synthèse avec une certaine désinvolture, mais en suivant toujours un fil chronologique. Il a été particulièrement intéressé par sa nature, rituel de mort et acte de création artistique, se posant la question de savoir pourquoi la mort fait partie du spectacle.

Araceli Guillaume-Alonso a rappelé plusieurs points d’histoire : lien avec les abattoirs de Séville, rapports complexes et contradictoires avec les Lumières: d’un côté l’opposition d’intellectuels comme Jovellanos, de l’autre l’affirmation de soi des toreros, un non-noble qui porte l’épée, et publie un traité de toreo (Pepe Hillo).

Pour François Zumbiehl un des points essentiels a été l’étude de la “forge” du taureau : son élevage,  véritable création, qui à partir de la sauvagerie a obtenu la bravoure.

Au bout du compte, pour lui, la corrida est un art bouleversant d’un extrême raffinement. Mais il y a des nuages d’inquiétude, extérieures avec le développement d’une mentalité contraire aux valeurs de la tauromachie et intérieures, par un excès de normes et de prévisibilité -une sélection du taureau toujours plus précise-, d’où peut naître l’ennui.

Philippe Paschel

Presse taurine

Publié par ARea le 18 juin 2012
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En français

  • Terres taurines www.terrestaurines.com
  • Corrida.tv www.corrida.tv
  • Corridafrance www.corridafrance.fr
  • Toreria.net. www.toreria.net
  • Toros 2000. www.toros2000.com

En espagnol

  • Aplausos www.aplausos.es
  • Burladero http://burladero.es
  • Mundotoro. www.mundotoro.com
  • Portal Taurino. www.portaltaurino.com
  • Opinion y Toros http://www.opinionytoros.com/
  • Burladerodos www.burladerodos.com
  • Avance Taurino. www.avancetaurino.com
  • Noticias Taurinas. www.noticiastaurinas.com
  • Toros. www.rtvtoros.com
  • Lancestaurinos. www.lancestaurinos.com

Télévisions diffusant des programmes taurins

  • Signes du toro http://signesdutoro.france3.fr
  • Tendido sud http://www.tvsud.fr/emissions-2/tauromachie/tendido-sud/
  • Télé Miroir www.telemiroir.com
  • Via Digital. www.viadigital.net
  • Télé Madrid www.telemadrid.es
  • Toros y Toreros  http://www.oncetvmexicolive.tv/toros.php

Presse quotidienne espagnole

Tous les sites des quotidiens espagnols sont regroupés sur le portail : http://www.prensaescrita.com/espana.php

  • Diario El Mundo.-
  • Diario ABC.
  • Diario El País.
  • El Correo Español – El Pueblo Vasco
  • La razon

Fête du club

Publié par ARea le 11 juin 2012
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 24 juin 2012 

La fête traditionnelle du Club

a eu lieu le dimanche 24 juin

chez André Berthon, notre président d’honneur

 

entrainement libre et cours de toreo de salon,  grand quizz taurin par équipes, apéritif et tombola dotée de nombreux prix (livres, photos, affiches, gadgets taurins, etc.), dîner avec barbecue….

 

 Le compte-rendu de Philippe Paschel


 

“En San  Juan / El Gabán”

Proverbe galicien que notre président aurait pu citer en évoquant les 18 années d’organisation de cette réunion scéenne. On s’est rappelé le martèlement de la pluie sur la tente où chantait “El Toro” -qui a dû interrompre son récital- ou encore l’année fatale de la “suspension”. Mais depuis plusieurs années, la complaisance de voisins de notre ancien président nous permet d’avoir accès à leur véranda. N’imaginez pas ces quelques mètres carrés gagnés sur une maigre pelouse entre le garage et la haie qui sépare du voisin. Il s’agit d’une pièce vitrée de 50 m2  environ, haute d’un étage, donnant sur un vaste jardin en pente. On pense plutôt à une salle de bal dans un film russe ou polonais. Jean-Louis a évoqué “Cendres et Diamants “ de Wajda (1958).  Il pouvait pleuvoir des trombes sur Sceaux. Nous étions à l’abri.

Une vingtaine de membres du CTP, épargnés par les fêtes de fin d’année scolaire, les parties de foutebol et autres calamités, ont participé à l’habituel quizz animé par Jean-Pierre, où l’essentiel, à part la réponse peut-être, est la mauvaise foi des participants, due à un règlement inique et d’ailleurs inconnu de tous. Je doute que quiconque ait retenu quelque chose. Peut-être Elisabeth a-t-elle appris qui était Rafael Soto Moreno qui a pris l’alternative en 1960 et l’a confirmée en 1974. Le résultat fut curieux : la première équipe ayant 26 points, la deuxième 16 et la troisième 06. Aucun département taurin !

Ensuite, il y eut la tombola, où les billets bleus  sortirent rarement, les jaunes un peu plus et les verts souvent. Toute interprétation taurine est ouverte. On pouvait gagner des photos en couleur réalisées par Marie-Luce -j’ai personnellement gagné une beau derechazo de “El Juli”,Nîmes le 25 mai 2012-, des livres où se trouvent  souvent des articles de membres du club -comme ce superbe ouvrage sur Quito, dont une des pièces maîtresses est la première publication des “ 50 raisons d’aimer la corrida” de Francis Wolff, des collections de vieilles revues (Toros 92, Barrera Sol, Planète Corrida), des aimants qui agrémentent les frigidaires plus agréablement que des clounes ridicules.

La partie matérielle avait été d’abord représentée par du tinto de verano, c’était la saison, malgré la réalité météorologique -Diable ! Le changement climatique! Puis des plats maison, une parfaite tortilla cuisinée par Françoise, LE salmorejo de Chantal, des rillettes de poisson, un plat d’épinard aux pois chiches, de la manzanilla et des vins espagnols, les merguez et les côtelettes d’agneau grillaient sur un barbecue protégé de l’onde céleste par un vaste parasol blanc.

Il y eut à l’ouest un vaste coucher de soleil rouge. La pluie avait cessé et c’était l’été.



Arènes

Publié par ARea le 9 juin 2012
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ARENES DE FRANCE

  • Arles
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  • Béziers
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  • Mont de Marsan
  • Vic Fezensac

ARENES D’ESPAGNE 

Andalousie

  • Plaza de Toros de Sevilla.
  • Plaza de toros de La  Malagueta (à venir)
  • Plaza de El Puerto de Santa María.
  • Plaza de Toros de Huelva
  • Plaza de toros de Almeria

Aragon

  • Plaza de toros de Zaragoza

Navarre

  • Plaza de toros de Pamplona

 Madrid

  • La Ventas.com.

Pais Vasco

  • Plaza de toros de Bilbao.

Rioja

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Salamanca

  • Plaza de toros de Salamanca

Valencia

  • Plaza de toros de Castellon.
  • Plaza de Toros de Valencia.

Zaragoza

  • Plaza de toros de Zaragoza

Carlos Abella

Publié par ARea le 9 juin 2012
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15 mars 2012

Chaque arène a ses charmes, certaines sont plus prestigieuses que d’autres, mais, qu’on le veuille ou non, la planète taurine tourne autour d’un axe : Madrid. Les autres plazas jouent chacune leur partition mais Las Ventas donne le la, pour le meilleur ou pour le pire. On comprend donc que le cahier des charges de ces arènes (à l’automne dernier), le renouvellement de son équipe dirigeante (en ce début d’hiver), ou la publication (attendue) des programmes de la saison, donne matière à d’infinies spéculations, en cette période de conflits internes et de crise économique de la fiesta. Chacun pressent que l’avenir de la corrida se joue cette saison et chacun sait qu’il se jouera en grande partie à Madrid.

Pour nous en parler, nul n’était plus indiqué que le célèbre écrivain et critique taurin, Carlos Abella. Auteur d’ouvrages de référence (Historia del toreo -en deux volumes – 1992, biographies de Paco Camino -1994- et de Luis Miguel Dominguín – 1995 – essai sur l’influence du langage taurin sur la langue quotidienne – 1996- et plus récemment De Manolete a José Tomás – 2007-  et José Tomás, un torero de leyenda – 2008), il est actuellement un des personnages clés de la politique taurine, puisqu’il est responsable des affaires taurines de la Communauté de Madrid. Nous sommes donc fiers de recevoir 

Carlos Abella

pour une causerie en français sur le thème : 

Madrid : arène et politique

Le compte-rendu de Philippe Paschel

Il y avait foule dans la cave gothique du Loubnane pour recevoir CARLOS ABELLÁ.
La parole taurine allait y résonner encore une fois, après Emilio Muñoz, Stéphane Fernandez Meca, Alejandro Talavante, El Chano, Juan Bautista, Julien Lescaret, Juan José Padilla ou encore Victorino Martín fils, Antonio Miura, Robert Margé, Dolores Aguirre ou Françoise Yonnet, pour ne citer que des acteurs du monde du taureau.

Rappelons que Loubnane signifie Liban, région qui rêve de sa cohabitation de cultures comme l’Al-Andaluz médiéval.
François Zumbiehl présenta notre hôte comme observateur, acteur et grand intellectuel sur la planète des taureaux. C’est d’abord un écrivain qui a publié des livres d’histoire de la tauromachie et des biographies, comme celles de Paco Camino, Luis Miguel Dominguín ou récemment de José Tomas, et aussi une bibliographie d’Adolfo Suárez.
Il a occupé des postes importants dans la haute administration et est actuellement conseiller aux affaires taurines de la Communauté Autonome de Madrid (CAM), et comme tel responsable de l’organisation des corridas du 2 mai et de la Beneficiencia. [www.carlosabella.es/ ; il tient également un blog “Siempre nos quedará Paris”].

Carlos Abellá est très content de pouvoir s’exprimer en français sur notre passion des taureaux : nous vivons un moment difficile et les français ont joué un rôle important en ayant eu une approche culturelle de la tauromachie. Derrière notre amour des taureaux, il y a une sensation spirituelle, éthique, morale et artistique. Beaucoup de gens n’ont
pas appris ce que c’est que d’aimer les taureaux et les espagnols ont perdu beaucoup de temps pour l’expliquer, tenant leur situation pour acquise.
Il lui plaît de penser que la corrida s’est d’abord implantée dans le sud-ouest de la France parce que Bayonne ou Bordeaux étaient à mi-chemin de Madrid et Paris où les toréros se rendaient pour toréer aux arènes de la rue Pergolèse lors de l’exposition universelle de 1889.
C’est la CAM qui a eu la première l’idée de déclarer la corrida BIC (Bien de Interés Cultural), même si, du fait de la longueur des procédures, c’est Murcie qui l’a réalisé la première.

A Madrid, il n’y a pas de tradition de fêtes populaire, c’est un Tribunal et il y a peu de jeunes. Au contraire, dans les villages, les jeunes participent à la fête. Lors d’une visite de collégiens au musée de Las Ventas, tous avaient des écouteurs dans les oreilles et c’est seulement en arrivant dans une salle où était projeté un film avec de la musique
qu’ils les ont enlevés.

La génération à laquelle lui-même appartient admirait l’héroïsme, mais aujourd’hui cela n’est plus important et le monde reste indifférent au fait qu’un matador qui a perdu un oeil revienne si vite au combat. Néanmoins, les jeunes qui veulent devenir toréros ne le font pas pour de l’argent, mais pour se réaliser. Il y a des fils de matadors qui ont réussi qui tentent aussi une carrière difficile et dangereuse.

La CAM aide les villes de moins de 20.000 h., appuie les écoles taurines et essaient de faire des conditions tarifaires aux jeunes pour les abonnements à Las Ventas (100 euros). Elle aide les peñas et organise des expositions : collection Arias (coiffeur de Picasso à Vallauris), La femme et la tauromachie (exposition itinérante) ou des événements (congrès des clubs taurins américains, présidé par Lorrie Maning).
Enfin, la CAM vient de créer un Prix de Tauromachie.Y a-t-il des journalistes dans la salle ?
Cela fut le refrain humoristique de notre invité avant de répondre à certaines questions dont vous ne trouverez donc pas les réponses ici. Il fallait venir.
Il y eu un assez long débat sur les moyens de faire venir les jeunes aux arènes, depuis un abonnement gratuit, jusqu’à des mesures pour les enfants accompagnés.

Pour notre invité le véritable problème réside dans les valeurs que défend la  tauromachie. Il souligne que lorsque la gauche est venue au pouvoir municipal, elle a été obligée d’organiser les fêtes et que la corrida, alors considérée comme liée à la droite, a été sauvée à ce moment-là. Mais les personnes liées à la fiesta n’ont pas su créer de structures solides et personne n’a vu venir le tsunami de l’incompréhension.

Certains pensent que la désaffection des publics est due à la perte de caste des taureaux, à l’absence de représentation des aficionados dans l’organisation des férias, contrairement à ce qui se passe en France.
Carlos Abellá nous raconta comment il avait monté le cartel de la Beneficiencia 2011, quelles sont les raisons de l’absence de Juli à las Ventas cette année [Il semble qu’il y ait eu un informateur du journal El Mundo, puisque tout cela y a été dévoilé le lendemain de cette réunion).

Il nous a donné quelques informations sur la San Isidro et indiqué qu’il y aurait une animation sur la place.
La présence des corridas sur TVE lui paraît prématurée en 2011, mais est peut-être possible en 2012.
Pour finir une anecdote de Morante qui lui faisait la proposition suivante : “Plutôt que d’augmenter la taille des taureaux, ne pourrait-on pas plutôt baisser la hauteur de la barrière ?”.

Petite histoire du club

Publié par ARea le 9 juin 2012
Publié dans: LE CLUB. Poster un commentaire

Le Club Taurin de Paris est une histoire de fous ; quoi d’original, dira-t-on ? Il faut être un peu fou pour être aficionado, un peu plus fou encore pour l’être en habitant Paris. Oui, mais observons que ce club a été créé, en 1947, par des gens rendus fous par l’impossibilité où ils s’étaient trouvés d’aller voir des courses en Espagne pendant les longues années de guerre, civile puis mondiale. Il y a plus, deux des fondateurs, le Président Ey et le vice-président Paraire, étaient des psychiatres ; ils savaient ce que folie veut dire. Et ils n’hésitent pas à fonder cette association dont un des buts principaux est de se grouper pour aller voir des taureaux en Espagne, un pays qui à cette époque est loin d’être politiquement correct, et qui en a encore pour quelques années avant de le devenir touristiquement.

Cette date de naissance confère au CTP l’honneur d’être la plus ancienne des associations d’aficionados de la région parisienne existant aujourd’hui et l’une des plus anciennes du monde (la 23ème selon Cossio), mais il avait eu, nous dit Paco Tolosa, deux prédécesseurs : LE TORO, Cercle taurin parisien (1899-1930) et LE BURLADERO (1931-1939). Parmi les membres des premiers temps on relève les noms d’artistes comme Roger Wild, auteur de l’insigne du club, d’écrivains comme Michel Leiris, de journalistes, d’éditeurs, d’avocats ; indiscutablement deux hommes ont été, de longues années, l’âme du CTP et ont fait sa réputation, Claude Popelin et Paco Tolosa ; ils sont les deux revisteros et écrivains français dont les oeuvres ont le plus marqué plusieurs générations d’aficionados. C’est d’eux que le club tirait sa substance, ainsi que de l’inlassable aficion de ses fondateurs et du dévouement d’Odette Hirsch, qui en fut longtemps Secrétaire générale avant de succéder au Dr Ey à la présidence.
Ainsi le premier atout du CTP fut de compter parmi ses membres quelques personnalités exceptionnelles. Le deuxième atout du club c’est évidemment Paris. Le prestige et l’attrait de cette ville font que les personnalités du petit monde taurin s’y laissent volontiers inviter. Le seul contre-exemple connu est celui du regretté Don Eduardo Miura, pour qui Paris fut toujours décidément trop loin de Zahariche. Un autre regret, et double, concerne Paquirri dont la venue, en compagnie de José-Antonio del Moral, a été empêchée au dernier moment par une grève ; Pozoblanco est arrivé avant que nous ayons pu reprendre date. D’autres grands manquent à notre liste, mais beaucoup y figurent ; dans les années 50, la venue de Luis Miguel laissa un souvenir inoubliable ; plus tard, celle du Cordobés. Plus tard encore Antonio Ordonez fut des nôtres, accompagné de son petit-fils qui recevait le prix Claude Popelin, décerné à Paquirri pour sa dernière saison. Lorsque la remise de ce prix, créé par Sat Popelin pour récompenser le meilleur lidiador de la saison en France, a eu lieu à Paris le CTP y a été naturellement associé; ce fut pour Ruiz Miguel, Nimeno (par deux fois), Joselito.

Chaque saison le club reçoit un ou deux invités venant d’Espagne. Comme les contraintes professionnelles font que les dates se fixent parfois très tard, cela ne va pas sans quelques problèmes matériels d’organisation, de celle du logement à (quelquefois) celle d’une soirée au Lido ou au Moulin-Rouge. S’y ajoutent les nécessités de la traduction, car peu nombreux sont les conférenciers qui s’expriment en français comme Manolo Chopera. En tous cas, au fil des années, nous avons appris ainsi beaucoup de choses, et toujours différentes, de matadors comme El Viti, Espla, Mendez, Nino de la Capea, Jesulin, Manzanares, de subalternes comme Michel Bouix, El Formidable, Bourret, d’éleveurs comme El Viti (encore), Victorino Martin, Alipio Perez, Alvaro Domecq, Yonnet, Pablo Romero, Juan Pedro Domecq… et bien d’autres ; les points de vue sont tous différents mais l’aficion est commune à tous ; ce qui importe est de la transmettre, et il y a aussi des journalistes, des écrivains comme Paco Tolosa, Jean-Marie Magnan.. . et même de simples aficionados, membres ou non du CTP, qui le font admirablement. Il n’est que de les faire venir à Paris.

Mais Paris recèle des possibilités incroyables puisqu’on y trouve d’anciens toreros, des flamencos, et de quoi faire (nous l’avons fait) un rallye tauromachique. Jusqu’au début des années 80 les réunions avaient lieu dans le cadre prestigieux de la Bibliothèque Espagnole ; cette bibliothèque, située avenue Marceau, possédait une salle de réunions toute en beau parquet, stucs et cheminée de marbre, avec estrade et piano, qui convenait admirablement à des conférences faites par et pour des gens cultivés et un tantinet mondains. Elle convenait moins sans doute à des discussions enflammées d’aficionados prodigues de gestes, que l’on ne pouvait soutenir en fumant, encore moins en buvant ou en mangeant des tapas. Mais cela avait quelque chose de très espagnol, évoquant ces cercles très sérieux qu’on trouve à Madrid ou à Séville.

Il est indéniable que le club reste encore aujourd’hui marqué par ses origines, tout en étant peut-être moins compassé ; même s’il a fait du chemin dans cette direction, il est encore assez éloigné de l’image qu’on peut avoir d’une pena du sud de la France, particulièrement au moment de la feria locale. Nous n’avons pas de feria locale et par conséquent pas de politique taurine locale où nous immiscer, pas d’attache politique, économique, syndicale ou de clocher. On gagne en sérénité ce qu’on perd en activisme. Ce qui n’empêche pas le club de compter parmi ses membres un certain nombre d’aficionados practicos. Ni d’avoir des activités qui sont, somme toute, celles de tous les clubs : colloques, tertulias, projections. Mais nous n’accordons pas l’exclusivité au témoignage, qu’il soit celui d’une personne ou celui des faits transmis par l’image. Nous aimons inclure dans nos réunions des débats d’idées ayant un thàme et une problématique définis, et si nous n’avons pas d’invité pour les mener ou les introduire nous nous en chargeons nous-mêmes. Je me souviens, par exemple, d’un débat très profond sur le thème des rapports entre tauromachie, rugby et opéra, animé par Jean Lacouture, Catherine Clément et Pierre Albaladejo ; de soirées consacrées à la critique taurine, au rejoneo, à la typologie du taureau, et autres thèmes techniques. Il y a parmi nous des gens qui ne détestent pas la théorie ; ils font, par exemple, celle de la carte politique de l’aficion, en distinguant (arbitrairement) une droite (torerista) et une gauche (torista). Qu’il soit clair que le CTP lui-même n’a aucune ligne « politique » de cette sorte ; toutes les opinions s’y expriment, et s’exposent à la critique. Aussi n’a-t-il jamais connu de déchirements de factions. Ce club, pour conclure, n’a qu’une vocation : permettre à ses membres d’exprimer et d’approfondir, loin des plazas, leur aficion. Sans local, sans affiches, sans trophées ni banderilles ni trastos, sans même une guitare, souvent même sans images, nous évoquons la passion taurine avec des mots qui remplacent Paris, ses pavés et ses marbres, par un cercle de sable entouré de gradins.

Divers

Publié par ARea le 9 juin 2012
Publié dans: LES REUNIONS. 1 commentaire

Fédération des Sociétés Taurines de France : http://www.torofstf.com/

Centre de Tauromachie de Nîmes : www.ctnimes.fr
Bibliophilie : http://www.tauromachie.info
Les éditions du Diable vauvert : www.audiable.com : organisateurs du Prix Hemingway

SITES MARCHANDS

Toros shopping : www.toroshopping.com/

Tienda Toros : www.tiendatoro.com/fr/

Boutique del toro : www.boutiquedeltorero.net/

Pronatoro, taxidermiste, boutique taurine . www. pronatoro.com

VOYAGES TAURINS

Cactus event : http://www.cactus-event.com

No hay billetes www.nohaybilletes.com 

Mundo Natura www.mundo-natura.com/

Toros Tours (visite de ganaderias) www.torostours.com/

Curro Diaz et Alvaro Martinez Conradi

Publié par ARea le 8 juin 2012
Publié dans: LES REUNIONS, PRIX DE LA RENCONTRE. Poster un commentaire

10 janvier 2012

Avant tout, nous vous souhaitons nos meilleurs vœux pour l’année 2012. Que tous vos souhaits personnels soient satisfaits et que tous nos rêves collectifs soient réalisés : des taureaux qui chargent avec bravoure, des toreros qui les affrontent avec courage, des férias festives et nombreuses et des antitaurins aussi discrets qu’impuissants.…
L’année du Club ne pouvait pas mieux commencer parce que, comme nous vous le rappelions récemment, nous recevrons

le grand matador de toros de Linares
Curro DIAZ
et l’éleveur
Alvaro Martinez CONRADI (ganaderia « La Quinta »)
pour recevoir
le « Prix de la rencontre » 2010
(deux œuvres originales de l’artiste Vincent Verdeguerwww.vincentverdeguer.com/)

pour le combat d’« Azulejos », dans les arènes de Nîmes, le 19 septembre 2010, considéré par l’Assemblée générale du Club comme la plus belle rencontre de la saison 2010.

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Michel Cloup : la musique taurine

Publié par ARea le 8 juin 2012
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

30 janvier 2012

La corrida, on y va avant tout pour assister à l’affrontement du torero et du taureau.
Mais que serait le toreo sans la fête qui l’entoure, qu’elle se manifeste dans le rite ou dans la communion spirituelle ? Mais que serait à son tour la fête sans les lumières des costumes et les airs des pasodobles ? Au premier accord de musique, le paseo commence et on entre dans un autre monde. Et nombre de grandes faenas s’inscrivent dans la mémoire grâce au rythme qui les a soutenues et à la mélodie qui les a mises en scène.
Chaque arène a sa personnalité musicale, mais une des plus célèbres formations est l’Orchestre montois, qui anime les fêtes de la Madeleine et doit en outre répondre aux sollicitations d’autres grandes arènes françaises (comme Béziers). Le travail de ses musiciens, la qualité de ses interprétations, le choix de ses musiques durant les corridas, sont dues au
talent de son chef, Michel Cloup, qui est aussi compositeur de nombreux pasodobles taurins comme « César Rincón », «Enrique Ponce », « Juan Mora », « Azahar y jazmin », « Tres naturales y un pasodoble », « Domingo en la plaza », etc.

Nous sommes donc heureux d’aborder ce thème inédit et pourtant essentiel de

La musique taurine avec

Michel CLOUP

compositeur, arrangeur et chef de l’Orchestre montois

PS 1 : L’Orchestre montois a enregistré deux CD : « Paseando » et « Pan y toros », que l’on pourra se procurer sur place ou que l’on peut d’ores et déjà télécharger sur itunes.
PS2 : Toujours à propos de musique, la cantaora flamenca Rocio Marquez Limon, qui a déjà chanté pour le CTP, se produit à l’Olympia le 23 janvier, en première partie de la fadista Katia Guerreiro. Suite à un accord avec nos amis de Flamenco en France, les membres du Club taurin de Paris ont droit à un tarif préférentiel. Appeler l’Olympia en précisant ce mot de passe : « flamenco ». Il reste quelques places.

Le compte-rendu de Philippe Paschel

Après un bref historique de la présence du paso-doble dans les arènes par Stéphanie et Thierry, la parole fut donnée à Michel Cloup, actuel directeur de la musique des arènes de Mont-De-Marsan.

L’espace géographique du paso-doble, l’Espagne, est une terre d’aboutissement où sont venus se superposer de nombreux systèmes musicaux : la gamme phrygienne apportée par les phéniciens (Antiquité), le chant mozarabe (711-1492), la musique miliaire des reîtres allemands, avec tambours, cymbales turques et trompettes naturelles (XVIe siècle).
Il ne faut pas oublier les sonneries d’ordonnance utilisées pour les clarines.
L’orchestre d’arène est un orchestre d’harmonie (Bois : clarinettes, flûtes, saxos ; cuivres : trompettes, trombones, saxhorns, tubas ; Percussions).

On dit en espagnol “banda”, qui vient d’un vieux mot français “bande”, qui désignait un orchestre.
Vers 1820-40, l’orchestre rentrait en piste avec les cuadrilles. Puis il fut placé dans les gradins, en face de la présidence.

Pour les musiciens, le paso-doble est un genre mineur, mais, émotionnellement, il ne l’est pas pour les aficionados, à cause des circonstances, l’affrontement d’un homme et d’un taureau.
Quelques grands paso-doble
En 1864, dans la zarzuela “Pan y toros” de Barbieri, oeuvre à caractère taurin et patriotique, un choeur a la forme d’un paso-doble.
López Juarranz écrivit pour l’exposition universelle de 1889 -celle de la Tour Eiffel- un paso-doble intitulé “La Giralda”, musique martiale et pas très andalouse. Le compositeur l’envoya à son confrère Ramon Roig, en prétendant qu’il s’agissait de l’archétype du paso-doble. Roig répondit en écrivant “La gracia de Dios”..
En 1902 parut “Suspiros de España” de Álvarez, écrit, selon la légende, pendant un concert qu’il dirigeait. Le titre fait allusion à une pâtisserie.
Le paso-doble peut-être le plus célèbre “El Gato Montés” (1916) est la seule pièce qui a survécu d’un opéra patriotique, pour ne pas dire nationaliste, de Penella .
Le 28 juillet 1904 à Valence, le maestro Santiago Lope en créa cinq : España Cañi et quatre autres dédiés aux protagonistes de la soirée : El Vito, Gallito, Angelillo et Dauder.
La conférence, qui se déroula dans l’improvisation -malgré les notes de l’orateur-, fut agrémentée de nombreuses anecdotes et digessions. Michel Cloup chanta des paroles de paso-doble, parfois parodiques.

La soirée était parfaite, mais l’heure avançant, il fallut malheureusement s’arrêter pour calmer nos estomacs vides, qui n’avaient pas empêchés que nous fussions tout ouïe.

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