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Uniformisation des encastes

Publié par myriamcomte le 13 avril 2024
Publié dans: LES REUNIONS. 1 commentaire

Thomas Thuriès du site  » Terre de toros » a exposé ses travaux relatifs à l’uniformisation des encastes, sujet qui soulève bien des controverses aujourd’hui!
Cette uniformisation ne date pas des dernières années mais a débuté au début du 20 ème siècle ce qui permet d’en définir l’historique et les fondements.


Mais auparavant qu’est-ce qu’un encaste ?
Selon la définition de l’UCTL (Union de Criadores de Toros de Lidia, Union des éleveurs de toros de combat) les critères suivants sont indispensables pour définir un encaste:

  • 2 critères génétiques se reproduisant sur au moins 5 générations
  • Des caractéristiques communes de morphologie (trapio) et de comportement,
  • à partir de ces deux principes, l’UCTL a défini 23 encastes regroupés historiquement. Une étude de l’ADN des toros de combat menée par Javier Canon, a permis d’en définir 29, mais les études sur la génétique et le comportement sont confidentielles et réservées aux ganaderos. Dans ce cadre, la notion d’encaste est scientifique et on constate entre 2 encastes un écart 3 fois supérieur à celui de 2 races bovines différentes! il y aurait donc plus de légitimité à parler de races de toros de combat que d’encaste.

A partir de ces travaux on peut établir une sorte d’arbre illustrant l’écart d’ADN entre les différents castes.

Mais bien entendu, ce que l’on voit aux arènes c’est un encaste dominant, en 2023, 62% des toros lidiés en corrida ont été d’encaste Domecq. Thomas Thuriès apporte ici un élément personnel: à coté des encastes, il a étudié au cours des années le nombre de toros lidiés de chaque encaste de la deuxième moitié du 20 ème siècle, ce qui le conduit à une approche purement historique jusqu’à la guerre d’Espagne puis à s’appuyer sur les statistiques de quelques années significatives.

Premier fait important pendant la guerre civile, 1/3 des élevages disparaît. Les méthodes d’élevage se figent: tienta et conservation des étalons. De plus on supprime ou allège l’obligation de poids et d’age en raison du manque de toros. Cela dure en matière d’age jusqu’en 1973 et l’obligation guarismo! Dès cette époque, le Vistahermoza est l’encaste fondamental, de tous les encastes historiques ayant disparu.


Un peu d’histoire, l’élevage de Vistahermoza nait en 1770 à Utrera à partir de l’élevage des frères Rivas. En 1823 il est cédé au Barbero de Utrera puis Adrian de Saavedra. En 1863, les toros tombent aux mains des Murube. En 1884 l’élevage est acquis par Eduardo Ybarra qui fait évoluer le type vers un toro plus lourd, avec une sélection intransigeante qu’il peut se permettre grâce à sa richesse

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En 1904, Ybarra vend la moitié de son élevage à Fernando Parladé qui avait un élevage d’origine Vazquena, mais après un gros échec à Séville avait décidé de changer d’encaste en choisissant les Vistahermoza. Il achète 400 vaches et les tiente toutes en éliminant 150 d’entre elles.
C’est Fernando Parladé qui va commencer l’expansion de l’encaste dans le monde taurin : ayant de gros besoins d’argent, il vend des vaches chaque année à d’autres éleveurs. Cela se traduira par une évolution du marché qui est frappante jusqu’à nos jours

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En 1940, les élevages d’origine Parladé représentent 20% du marché ; en 1950 25% ; en 1970 30% ; en 2004 86% ! Car les Parladé se sont ramifiés en Correa : Pedrajas cet encaste restera modeste. Rincon : encaste Carlos Nunez avec aujourd’hui Alcurrucen et Jose Luis Pereda.
Tamaron : qui évoluera en Conde de la Corte puis Domecq – Atanasio Fernandez.
Au total ce sont 7 encastes majeurs qui sont nés de Parladé.
Parmi eux Atanasio Fernandez qui a hérité d’un élevage d’origine Conde de la Corte , ne sélectionne ses toros que sur la noblesse anticipant les goûts du public du 20 ème siècle après la révolution « belmontine » : il vend ses vaches, beaucoup, amplifiant l’envahissement de l’encaste dans le monde des éleveurs. Mais les toros d’origine Atanasio (Charro de Lien, Perez Tabernero, Sepulveda, El Sierro) se fracassent à partir des années 2000 et cèdent peu à peu la place aux Domecq : il ne reste aujourd’hui, pratiquement que Lisardo Sanchez et Atanasio-La Corte.

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Le mouvement d’envahissement sera encore développé par la famille Domecq, dont le sens commercial fait merveille ! Non content de vendre des vaches, elle propose des sementales avec l’option (si les produits ne sont pas conformes) de les échanger gratuitement contre un autre toro reproducteur ! On en arrive ainsi au schémas ci-dessous qui présente la filiation du Parladé et son poids dans les corridas aujourd’hui.

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On comprend que l’encaste Domecq représente 62 % des toros lidiés aujourd’hui…Une explication peut être également trouvée dans ce qu’affirmait Curro Romero : « je prends du Domecq parce que le mauvais toro de Domecq n’est pas gênant ou difficile. » (verbatim non garanti)
Pourtant il reste d’autres encastes que celles descendant de Parladé : notamment Saltillo et Santa Coloma.

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En 1905 le Conde de Santa Coloma a racheté l’élevage de Eduardo Ybarra mais a donné la priorité dans son élevage à l’origine Saltillo.
Le Santa Coloma a essaimé en Buendia, Coquilla, Graciliano, Albaserrada.
Saltillo existe toujours, mais est en danger d’extinction depuis 80 ans!

De leur côté, Miura et Cuadri qui sont 2 encastes propres, n’ont jamais essaimé car les ganaderos n’ont jamais voulu vendre leurs vaches ni leurs sementales. Victorino Martin se trouve dans le même cas.
Tous ces schémas (ils ne sont pas tous présentés ici) montrent la diminution des autres encastes par rapport au Domecq, et ne portent que sur les toros lidiés en corrida. Or si un encaste est en danger quand il tombe en dessous de 1000 têtes de bétail, on constate en fait qu’il existe au campo, nombre d’élevages qui ne vendent jamais en corrida, mais se maintiennent grâce aux spectacles mineurs ( becerradas, novilladas) et aux spectacles populaires de rue. Mais si l’encaste Domecq a 35000 vaches dans plus de 150 élevages et Nunez environ 6000, 17 encastes ont moins de 1000 vaches au campo et sont donc en danger d’extinction. Le phénomène est encore aggravé par le fait que nombre de ces élevages n’ont pas de possibilité de rafraîchissement (cela peut même concerner des encastes comme Albaserrada qui avec seulement 3 élevages est sur la corde raide).

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Il existe donc encore une belle diversité d’encastes, mais en tant qu’aficionado, on n’en profite pas dans les arènes. Or ce manque de diversité ne vient pas de l’inadaptation du toro actuel car ils descendent tous du Vistahermoza.

Texte et photos Jean Yves Blouin membre du Club Taurin de Paris et auteur du blog Face à la Corne Aides visuelles Thomas Thuriès

Les essentiels de Ferdinand (temporada 2023)

Publié par myriamcomte le 11 mars 2024
Publié dans: ACTUS TAURINES. Poster un commentaire

Bilbao 26 août 2023
Toro “Iluminado”, de Fuente Ymbro, numéro 74, negro listón, 527 kilos, 03/19 , le plus brave des Corridas Générales de Bilbao 2023 © Ferdinand De Marchi
Andrés Roca Rey Victoriano del Rio Nîmes 27 mai 2023 © Ferdinand De Marchi
Dolores Aguirre Bilbao 27 août 2023 © Ferdinand De Marchi
Tomas Rufo Jandilla Séville 27 avril 2023 © Ferdinand De Marchi
Sébastien Castella Victoriano del Rio-Toros de Cortés Séville 28 avril 2023 © Ferdinand De Marchi
Clemente Toro La Quinta n° 99 Bodeguero 11/2018 Mont de Marsan 22 juillet 2023 © Ferdinand De Marchi
El Juli Victoriano del Rio Bilbao 26 août 2023 © Ferdinand De Marchi
Juan Ortega Toros de Cortés Séville 28 avril 2023 © Ferdinand De Marchi
Daniel Luque El Pilar Mont de Marsan 20 juillet 2023 © Ferdinand De Marchi
Miguel Angel Perera Salut Toro N° 203 Pintor 519 kg 08/18 Fuente Ymbro applaudi à l’arrastre Bilbao 22 août 2023 © Ferdinand De Marchi
Dolores Aguirre N° 42 Comadroso 10/18 582 kg Lidiador Domingo Lopez Chaves Salut Bilbao 27 août 2023 © Ferdinand De Marchi
Nîmes 17 septembre 2023 © Ferdinand De Marchi
Morante de la Puebla Domingo Hernández Séville 26 avril 2023 © Ferdinand De Marchi

La Corrida Moderne entre Moratin et Goya

Publié par myriamcomte le 8 février 2024
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

Lundi 29 janvier, le Club Taurin de Paris recevait Marc Thorel et Araceli Guillaume-Alonso pour la présentation de leur traduction de la « Lettre de Moratin » publiée par l’Union des Bibliophiles Taurins de France, représentée par leur Président Philippe Degraeve.

Assistance conséquente pour cette conférence très « dans le type » historique de notre Club, avec plus d’une quarantaine de personnes venues écouter Araceli et Marc autour de leur travail de traduction et les intérêts présentés par ce texte de 1777. Il était temps!

Araceli a ouvert les hostilités en témoignant du mérite revenant à Marc Thorel de s’attaquer à une langue aussi difficile que celle du 18è siècle espagnol, mérite ô combien nécessaire pour qui veut comprendre la tauromachie dans son évolution car le texte livre un instantané de la corrida dans un moment crucial de son existence entre formalisation de la liturgie taurine, oppositions diverses et controverses, en particulier dans les milieux intellectuels de l’époque.

Trois aspects retiennent particulièrement l’attention de notre amie:

La renommée du texte, très cité pour ses aspects extravagants, souvent utilisé pour des qualités historiques à remettre en question – il est une œuvre littéraire plutôt qu’une relation de faits à proprement parlés- et indéniablement servi par les gravures de Goya qui l’illustrent (les 12 premières des 33 constituant la série).

La question discutable de l’influence des Maures et Musulmans d’Espagne dans le développement des jeux taurins que l’on trouve dans le texte ne semble guère résister à l’examen des documents historiques des différentes cours des royaumes musulmans d’Espagne qui ne font guère mention de la chose.

Enfin, l’expression « progresos » dans le titre détaillé de l’ouvrage amène l’idée que l’humanité est en progrès. C’est selon l’auteur le cas également pour la corrida qui avance avec cette perspective de la nécessité de continuer à progresser et évoluer. Homme des Lumières, Moratin, défendait la tauromachie au cours de tertulias mêlant pro et anti-taurins de l’époque.

Marc Thorel, armé d’une présentation en images et d’un vidéoprojecteur, a eu le « detalle » d’entamer son propos par une photo du Club Taurin de Paris lors d’un voyage en Espagne en 1951… remercia chaleureusement Araceli pour son éloge et exprima son plaisir étonné d’être à l’affiche d’une soirée dont le thème ne trouve pas souvent écho dans le monde de l’afición. Qu’il me soit permis ici de dire que le plaisir fut le nôtre à écouter sa conférence.

D’où provient ce document? D’un honnête homme du 18e siècle, le Prince de Pignatelly, désireux de « savoir de toros » et demandant pour ce faire à Nicolas Fernandez de Moratin d’écrire un livre sur la tauromachie et son histoire, thèmes négligés à l’époque sur lesquels il peine à rassembler quelque matériau.

S’ensuivit une présentation détaillée et illustrée de différents aspects réels ou supposés de la tauromachie de l’époque dont l’évolution vers une fête formelle reste encore au 18e siècle à la fois chaotique non linéaire. Si les documents, notamment les gravures de Goya, montrent des mythes tels que le Cid chassant le toro, ces illustrations sont déjà anachroniques à l’époque et la noblesse a d’ores et déjà délaissé ces pratiques de chasse au profit de leur peonage à pied ou de spectacles formels très codifiés tels ceux donnés lors de rares fêtes royales sur la Plaza Mayor.

C’est l’époque où les toros livrés à la foule, armée de demi-lunes ou aux chiens, constituent un spectacle en voie de disparition. Si le toreo à cheval donne lieu à de nombreux traités, la pratique piétonne se codifie également avec l’apparition de suertes codifiées, recortes ou passe de cape. Si beaucoup d’excentricités ont cours, le siècle de la raison voit néanmoins l’apparition d’un combat plus structuré où l’on affronte désormais le toro face à face.

La formalisation de l’art taurin « piéton » doit beaucoup à Joaquim Rodriguez « Costillares » amenant plus d’harmonie dans les passes, la possible invention du Volapie et de la Véronique, à Pedro Romero, torero dominateur s’il en est, illustre membre de l’école de Ronda, et Pepe Hillo, connu pour ses « génialités », facéties et dont on devine un aspect plus pueblerino que ses deux compagnons.

Toujours abondamment illustré, le propos de Marc entraîna la soirée autour de thèmes tels que l’origine et l’évolution du bétail, notamment des ordres ecclésiastiques, la construction des premières arènes, le rôle du picador, ses émoluments, sa perte d’importance au profit du matador, ou encore le thème de la galanterie dans le monde taurin.

Questions pointues et débats précis ponctuèrent la soirée avant le traditionnel buffet Libanais. Merci à Araceli et Marc pour leur présence!

Texte Frédéric Bartholin Photos Jean Yves Blouin membres du Club Taurin de Paris

Le Prix de la Rencontre 2023

Publié par myriamcomte le 31 janvier 2024
Publié dans: PRIX DE LA RENCONTRE. Poster un commentaire

Rappel de l’esprit:

Alors que la majorité des prix viennent récompenser soit un torero, soit un taureau, soit encore un acte de combat particulièrement remarquable, le Club Taurin de Paris souhaite rendre hommage, au terme de chaque saison européenne, à ce qui sera apparu à la majorité de ses membres comme la rencontre marquante de l’année entre tel taureau et tel torero, dès lors que cet événement revêtira une dimension mémorable. Une telle rencontre ne doit pas être confondue avec la prestation la plus complète, la plus artistique ou celle qui a reçu les trophées maxima.

Le premier prix de la Rencontre a été attribué pour la saison 2006 distinguant conjointement torero et éleveur. Depuis il a été attribué chaque année au terme de chaque saison à l’exception de l’année 2020 (Covid).

Pour la saison 2023 ont été proposés:

  • Ligerito de Domingo Hernandez combattu le 26 avril à Séville par « Morante de la Puebla »
  • Choricero de Miura combattu le 1er mai à Séville par Manuel Escribano
  • Rociero de Jandilla combattu le 19 mai à Madrid par Sébastien Castella
  • Bodeguero de la Quinta combattu le 22 juillet à Mont de Marsan par « Clemente »
  • Pintor de Fuente Ymbro combattu le 22 aout à Bilbao par Miguel Angel Perera
  • Cantaor de Victoriano del Rio combattu le 17 septembre à Nîmes par Tomas Rufo

Le prix a été attribué à Ligerito de Domingo Hernandez combattu le 26 avril à Séville par Morante de la Puebla

l’esprit du Prix de la Rencontre et la mise à jour des prix attribués de 2006/2022 Jean Pierre Hédoin Président d’Honneur du Club Taurin de Paris

Photos Jean Yves Bloin Membre du Club Taurin de Paris

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De Walt Disney à la Tauromachie

Publié par myriamcomte le 28 janvier 2024
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

l’Idéologie animaliste ou anti-spéciste, visant à une transformation radicale des rapports entre l’homme et l’animal et au-delà à un traitement entièrement transformé de ce dernier par le droit, ne cesse de progresser même si cela n’a pas encore conduit à des changements législatifs significatifs, tout au moins en France.

Ce phénomène s’appuie en particulier sur la quasi-disparition de la ruralité et sur une civilisation urbaine dans laquelle la relation à l’animal est devenue largement artificielle. Ces idées, qui correspondent à un certain « esprit du temps »ne pouvaient pas ne pas avoir de répercussion sur la corrida, comme l’a prouvé l’an dernier la tentative d’abrogation, heureusement avortée, menée par un représentant de cette tendance, Aymeric Caron.

Invité le 11 décembre dernier au Club Taurin de Paris, Frédéric Saumade anthropologue au fait de ces questions et qui y réfléchit depuis de nombreuses années, notamment depuis son livre, consacré aux diverses tauromachies « Des sauvages en Occident », est venu présenter son dernier livre « De Walt Disney à la Tauromachie » (éditions au Diable Vauvert, 2023)

Texte de Thierry Vignal Président du Club Taurin de Paris

Le palmarès

Publié par myriamcomte le 24 janvier 2024
Publié dans: PRIX DE LA RENCONTRE. Poster un commentaire

Saison 2024

  • prix 2024 à Dulce de Victoriano del Rio combattu par Borja Jimenez le 7 juin à Madrid

mentionnés : Cartero de Montalvo combattu par Paco Urena à Valencia le 19 mars

Abajo de Santiago Domecq combattu par David de Miranda le 8 avril à Séville

Bodeguero de La Quinta combattu le 22 juillet par Clemente à Mont de Marsan

Pintor de Fuente Ymbro combattu le 22 aout à Bilbao par Miguel Angel Perera

Cantaor de Victoriano del Rio combattu le 17 septembre par Tomas Rufo à Nimes

Saison 2023

  • Prix à « Ligerito » de Domingo Hernandez combattu le 26 avril à Séville par Morante de la Puebla

Mentionnés: Choricero de Miura combattu le 1er mai à Séville par Manuel Escribano

Rociero de Jandilla combattu le 19 mai à Madrid par Sébastien Castella

Bodeguero de La Quinta combattu le 22 juillet à Mont de Marsan par Clemente

Pintor de Fuente Ymbro combattu le 22 aout à Bilbao par Miguel Angel Perera

Cantaor de Victoriano del Rio combattu le 17 septembre pat Tomas Rufo à Nime

Saison 2022

  • Prix à « Sardinero » de La Quinta combattu le samedi 13 août 2022 à Dax (6ème toro) par Daniel Luque (toro gracié)

Mentionnés : « Duplicado » de Victoriano del Tio, 4ème toro du dimanche 10 avril 2022 à Madrid, toréé par Alvaro de la Calle, sobresaliente ;

« Aldeano » de Victoriano del Rio, 6ème toro du dimanche 17 avril 2022 à Arles, toréé par Daniel Luque (toro gracié) ;

« Bellotero” de La Quinta, 2ème toro du mercredi 11 mai 2022 à Madrid, toréé par « El Juli » ;

« Presumido » de La Quinta, 5ème toro du samedi 13 août 2022 à Dax, toréé par Daniel Luque ;

« Farolito » de La Quinta, 4ème toro du samedi 13 août 2022 à Dax, toréé par Daniel Luque ;

« Palmerillo » de El Vellosino, 6ème toro du vendredi 2 septembre 2022 à Bayonne, toréé par Adrien Salenc ;

Le Prix n’a pas été discuté ni attribué en 2020 (Covid) ni en 2021  toutefois, lors de notre réunion « retrouvailles et bilan » du 21 octobre 2021 mention a été faites de deux toros :

Le toro « Finito » de Zacarias Moreno, combattu le mardi 31 aout 2021 à Colmenar Viejo par Diego Urdiales,

Le toro « Farolero » de Domingo Hernández, un cinqueño pasado de 623 kg, combattu le samedi 2 octobre à Madrid par Emilio de Justo.

Saison 2019

  • Prix  double :

à « Gruñidor » de Vegahermosa  combattu le vendredi 23 aout 2019 à Bilbao ( 6ème toro)  par Paco Ureña

 à « Ingenioso » de Vegahermosa  combattu le samedi 7 septembre 2019 à Arles (6ème toro)  par Juan Bautista (toro gracié)

Mentionnés : « Aperador » de Santiago Domecq, 2ème toro du jeudi 9 mai 2019 à Séville, toréé par Miguel Angel Perera ;

« Bonito” de Zalduendo, 1er toro du samedi 1juin 2019 à Madrid, toréé par Antonio Ferrera ;

« Mironcillo » de Pedraza de Yeltes, 5ème toro du mercredi 14 aout 2019 à Bayonne, toréé par Daniel Luque ;

« Portugués » de Nuñez del Cuvillo, 4ème toro du samedi 28 septembre 2019 à Madrid, toréé par Miguel Angel Perera ;

Saison 2018

  • Prix à « Gaitero » d’Alcurrucen combattu le samedi 25 aout 2018 à Bilbao (4ème toro) par Diego Urdiales

Mentionnés : « Rosito » de Nuñez del Cuvillo, 3ème toro du vendredi 16 mars 2018 à Valencia, toréé par Roca Rey ;

« Orgullito” de Garcigrande, 4ème toro du lundi 16 avril 2018 à Séville, toréé par « El Juli » (gracié);

« Licenciado » d’Alcurrucen, 3ème toro du jeudi 24 mai 2018 à Madrid, toréé par « El Juli » ;

« Libélula » de Jandilla, 4ème toro du vendredi 29 juin 2018 à Algeciras, toréé par Miguel Angel Perera (gracié) ;

« Juzgador » de Jandilla, 6ème toro du samedi 28 juillet 2018 à Santander, toréé par Roca Rey ;

« Lebrero” de Santiago Domecq, 2ème toro du dimanche 12 aout 2018 à Dax, toréé par Ginés Marin (gracié);

« Huron » de Fuente Ymbro, 4ème toro du dimanche 7 octobre 2018 à Madrid, toréé par Diego Urdiales.

Saison 2017

  • Prix à « Platino » de Victorino Martin, combattu le samedi 29 avril 2017 à Séville (4ème toro) par Antonio Ferrera

Mentionnés : « Mecatero » de Victorino Martin, 5ème toro du mercredi 23 août 2017 à Bilbao, toréé par Manuel Escribano ;

« Hebreo” de Jandilla, 2ème toro du vendredi 26 mai 2017 à Madrid, toréé par Sébastien Castella ;

« Barberillo » de Alcurrucen, 6ème toro du jeudi 25 mai 2017 à Madrid, toréé par Ginés Marin ;

« Pasmoso » de Domingo Hernandez, 6ème toro du dimanche 19 mars 2017 à Valencia, toréé par Alberto Lopez Simon, (gracié) ;

« Jaraiz » de Juan Pedro Domecq, 5ème toro du jeudi 17 août 2017 à Malaga toréé par Enrique Ponce, (gracié).

Saison 2016

  • Prix à « Cobradiezmos » de Victorino Martin, combattu le mercredi 13 avril 2016 à Séville (4ème toro) par Manuel Escribano (toro gracié)

Mentionnés : « Malagueño» de Alcurrucen, 2ème toro du mardi 24 mai 2016 à Madrid, toréé par David Mora ;

« Dalia » de Victoriano del Rio, 5ème toro du mercredi 6 juin 2016 à Madrid, torée par José Maria « Manzanares » ;

« Madroñito » de Adolfo Martin, 1er toro du samedi 30 juillet 2016 à Santander, torée par Manuel Jesús « El Cid » (gracié) ;

« Barbadura » de Torrestrella, 5ème toro du vendredi 26 août 2016 à Bilbao, torée par José Garrido ;

« Historieta » de Jandilla, 6ème toro du mardi 27 septembre 2016 à Abaran (Murcie) torée par Antonio Puerta (gracié).

Saison 2015

  • Prix à « Jabatillo » de Alcurrucen, combattu le mercredi 27 mai 2015 à Madrid par Sébastien Castella

Mentionnés : « Favorito » de Alcurrucen, 4ème toro du samedi 29 août 2015 à Bilbao, toréé par Diego Urdiales ;

« Mecanizado » de Victorino Martin, 4ème toro du jeudi 23 avril 2015 à Séville, torée par Antonio Ferrera ;

« Juglar » de Garcigrande, 5ème toro du jeudi 27 août 2015 à Bilbao, torée par Julian Lopez « El Juli » ;

« Vivillo » des Hermanos Martinez Pedrés, 5ème toro du samedi 5 septembre 2015 à Bayonne, torée par « Juan del Alamo » ;

« Murciano » d’Adolfo Martin, 6ème toro du dimanche 4 octobre 2015 à Madrid, torée par Paco Ureña.

Saison 2014

  • Prix à « Hechicero » de Garcigrande, combattu le jeudi 21 août 2014 à Bilbao par Miguel Angel Perera

 Mentionnés : « Soltero » de Miura 1er toro du dimanche 20 juillet 2014 à Mont-de-Marsan, toréé par « Rafaelillo » ;

« Cantinillo » de Dolores Aguirre 6ème toro du lundi 9 mai 2014 à Vic-Fezensac, toréé par Alberto Lamelas ;

« Miralto » de Pedraza de Yeltes 3ème toro du samedi 16 août 2014 à Dax, toréé par Javier Castaño et piqué par son picador Tito Sandoval

« Gamberro» de Parladé 6ème toro du samedi 23 août 2014 à Malaga, toréé par José Tomas ;

« Impuesto » de Victoriano del Rio, 2ème du samedi 20 septembre 2014 à Nîmes, toréé par « El Juli ».

Saison 2013

  • Prix à « Furtivo » de Garcigrande, combattu le dimanche 14 septembre 2013 à Nîmes par José Maria Manzanares

 Mentionnés : « Cochero» de Jandilla 2ème toro du jeudi 22 août 2013 à Bilbao, toréé par Ivan Fandiño ;

« Grosella» de Parladé 2ème toro du mercredi 22 mai 2013 à Madrid, toréé par Ivan Fandiño ;

« Datilero » de Miura, 6ème toro  du dimanche 21 avril 2013 à Séville, toréé par Manuel Escribano.

Saison 2012

  • Prix à « Ingrato » de Parladé, combattu le dimanche 16 septembre 2012 à Nîmes par José Tomas (toro gracié)

Mentionnés : « Malospelos » de Miura 3èmetoro du samedi 26 mai 2012 à Nîmes, toréé par Javier Castaño;

« Portovelo  » de Victorino Martin, 2èmetoro du dimanche 24 juin 2012 à Badajoz, toréé par Antonio Ferrera.

Saison 2011

  • Prix à « Arrojado » de Nuñez del Cuvillo, combattu le 30 avril 2011 à Séville par José Mari Manzanares (toro gracié)

Mentionnés : « Cacareo » de Nuñez del Cuvillo, 4ème toro du 23/08/2011 à Bilbao, toréé par Morante de la Puebla ;

« Cervato » de El Ventorillo, 3ème du 17 mai 2011à Madrid, toréé par Talavante ;

« Esparraguerro » de Nuñez del Cuvillo, 3ème du 9 octobre à Saragosse, toréé par Talavante.

Saison 2010

  • Prix à « Azulejo » de La Quinta, combattu le 19 septembre 2010à Nîmes par Curro Diaz

Mentionné : « Zurcidor » de Torrealta 4ème du 20 avril à Séville, toréé par « El Juli »

Saison 2009

  • Prix à « Bilanovo » de El Pilar, combattu le 7 août 2009 à Bayonne par Sébastien Castella.

Mentionné : « Beato » de Victoriano del Rio, 4ème du 5 juin 2009 à Madrid, toréé par Luis Francisco Espla.

Saison 2008

  • Prix à « Idilico » de Nuñez del Cuvillo, combattu en 5ème le 21 septembre 2008 à Barcelone par José Tomas (toro gracié)

Mentionné : « Comunero » de Victoriano del Rio, 5ème du 5 juin 2008 à Madrid, toréé par José Tomas

Saison 2007

  • Prix à « Cantapajaros » de Victoriano del Rio, combattu en 2ème position, le 23 mai 2007 à Madrid par Julian Lopez « El Juli »

Mentionné : « Borgonez » de Victorino Martin, 2ème du jeudi 19 avril à Séville, toréé par « El Cid »

Saison 2006

  • Prix à « Lazarillo » de Zalduendo, combattu en 4ème bis le 21 avril 2006 à Séville par Enrique Ponce.

Mentionné : « Invasor » de Zalduendo, 4ème du jeudi 24 août à Bilbao toréé par Ponce

 

Taureaux au Louvre

Publié par myriamcomte le 5 janvier 2024
Publié dans: ACTUS TAURINES. Poster un commentaire

Statuette de taureau couché Uruk au sud de la Mésopotamie vers 3000 avant JC

Le taureau a toujours constitué un élément majeur de la mythologie, de l’art, de la culture. La preuve en est donnée par une visite au Louvre où apparaissent des taureaux dans de nombreuses salles. Le site en recense 361 beaucoup ne sont pas exposés.

Taureaux androcéphales du Palais de Darius 1er à Suse, construit sous le règne du Grand Roi entre 525 et 486 avant JC

  Chapiteau d’une des colonnes de l’Apadana sous Darius, elles mesuraient plus de 20 mètres et le chapiteau plus de 5 mètres

Parmi les nombreux décors des murs du Palais, figurent encore les taureaux ailés, en brique ou en terre cuite (glaçage coloré)

Le temple d’Assos en Turquie ( vers 550 avant JC) architrave de 2 taureaux qui s’affrontent

Statuettes égyptiennes (500 avant JC) représentant le Dieu-Taureau Apis connu depuis des millénaires pour féconder la terre grâce au Nil

Relief partiel prêtre égyptien en procession portant une statue du dieu Apis

En Crète au delà des fresques du Palais de Minos, vase à libations en usage à l’age de bronze

Héraclès combattit le taureau on en retrouve la trace sur une architrave du Temple de Zeus dans l’Ile de Pharos

Ceci est un aperçu de la place du taureau dans notre culture, pour aller plus loin le livre de Pierre Vignaud , il dresse un inventaire des cultes et des tauromachies, région par région avec comme exemple les œuvres qui figurent dans les grands musées du Monde.

Source: publication de Jean Yves Blouin sur son blog Face à la Corne et membre du Club Taurin de Paris

Bilan de la temporada 2023 les TOREROS

Publié par myriamcomte le 18 décembre 2023
Publié dans: LES REUNIONS. 1 commentaire

Une saison plutôt brillante mais fortement perturbée par des blessures qui ont affecté particulièrement certains des toreros les plus en vue du moment.

Les vainqueurs de la saison:

Malgré une seconde partie de temporada largement gâchée par une lésion au poignet, il est difficile de ne pas citer « MORANTE DE LA PUEBLA » auteur d’un début de saison époustouflant, ou il coupa le premier rabo à Sevilla depuis…1972. Le cigarrero, malgré sa malchance persistante au sorteo a confirmé la sensation de plénitude qu’il dégage depuis au moins 2021.

Andrès ROCA REY reste « la »figure du moment et le seul torero en activité réellement taquillero. Totalement irrésistible en première moitié de saison, ouvrant sa première Porte du Prince à Sevilla et alignant les triomphes dans toutes les catégories de plazas sauf à Madrid, sa temporada subit toutefois un coup de frein causé par son impressionnante voltereta de Santander , suivie dès sa reprise, par une cornada au Puerto de Santa Maria.

Le troisième grand vainqueur est assurément Daniel LUQUE. Auteur peut être de la meilleure faena de la feria d’Avril -avec celle de « Morante »- à un toro de « El Parralejo » triomphant a golpe cantado dans toutes les ferias ou il fut affiché lors de la première moitié de saison -sauf à Madrid, il subit lui aussi un sérieux coup d’arrêt au mois d’août, avec à peine un mois pour triompher encore à plusieurs reprises lors des ferias de septembre, avant de décider de couper sa saison, sa fracture n’étant pas complètement résorbée.

« EL JULI » a donc fait, au bout d’un quart de siècle d’alternative, sa dernière saison. Contrairement à beaucoup de ses confrères il a su se retirer « en plénitude » et a encore donné dans cette dernière saison bien des preuves qu’il n’avait rien perdu de sa maîtrise souveraine, en particulier lors de son solo de Gijon en août. Il a même pu, pour sa dernière corrida à Las Ventas le 30 septembre, ouvrir la Grande Porte .

Sébastien CASTELLA, à l’occasion de son retour, a eu un début de saison plutôt discret mais a radicalement donné « la vuelta a la tortilla » à partir de son triomphe madrilène du 19 mai à un extraordinaire toro de « Jandilla », « Rociero« . La suite de la saison l’a vu presque métamorphosé. Il a donc remporté de nombreux triomphes et a même ouvert sa première Porte du Prince lors de la San Miguel.

Un autre vainqueur de la saison est Miguel Angel PERERA un des grands toreros de notre époque face à un toro exigeant comme l’était « Pintor » 4ème « Fuente Ymbro » de Bilbao, avec lequel il fut magistral.

Plus en retrait:

Apparemment, Alejandro TALAVANTE a plutôt fait une bonne saison, en tout cas supérieure à la précédente. Bien aidé par l’apoderamiento de Simon Casas, il n’en a pas moins été loin du torero à la fois profond et inspiré qu’il était dans ses dernières années précédant sa retirada de 2018. José Maria MANZANARES, dont la saison a encore été interrompue par une opération du dos, donne l’impression d’un torero en complète décadence, plus truqueur que jamais et qui n’a même plus son épée pour assurer le triomphe. Emilio DE JUSTO n’a pas encore rejoint le groupe des figures. On peut se demander si son triomphe madrilène du 11 mai ne lui a pas plus coûté qu’il ne lui a rapporté, car par la suite, le public madrilène le lui fit payer cher. La suite de la saison fut contrastée, semblant s’enfermer dans un concept « classique » dans le mauvais sens, à la limite de la rigidité. Paco URENA est certes maltraité par le « système » mais lorsqu’il en a eu l’occasion, il n’a pas vraiment prouvé qu’il méritait un meilleur sort.

Les aspirants au statut de figure:

Ginés MARIN est dans un grand moment de sa carrière, comme on a pu le vérifier notamment à Sevilla. S’il lui manque toujours cette « fibre » qui lui ferait franchir le palier supplémentaire il est peut être le meilleur estoqueador actuel. Tomas RUFO a commencé très fort sa saison en ouvrant à nouveau la Porte des Princes à Sevilla, mais la suite a été plus contrastée. Il n’en reste pas moins le plus doué des toreros de la nouvelle génération.

Les artistes:

Diego URDIALES, qui ne reçoit pas toujours le traitement qu’il mérite, n’en a pas moins démontré chaque fois qu’il en a eu l’occasion qu’il n’avait rien perdu de ses qualités de toreo classique et caro. Son engagement et sa maîtrise technique sont admirables, et il continue à captiver le public avec sa tauromachie élégante et harmonieuse. Quel que soit son adversaire dans l’arène, Diego URDIALES fait preuve d’une bravoure et d’une détermination inébranlables, offrant ainsi des faenas mémorables. Son style unique et sa passion pour la tauromachie en font l’un des toreros le plus respecté et apprécié de sa génération.

Juan ORTEGA a largement dissipé les doutes sur son potentiel. Capeador exceptionnel, muletero éblouissant lorsque le toro s’y prête, il fera partie des noms à suivre en priorité en 2024. Pablo AGUADO, après un début de saison assez pénible a partiellement redressé la barre par la suite, en démontrant qu’il n’avait rien perdu de son concept sévillan presque intemporel.

Les révélations:

Fernando ADRIAN et Borja JIMENEZ, tous deux toreros d’alternative déjà assez ancienne et révélés par Madrid. Le premier a ouvert deux fois la Grande Porte, sans que cela lui rapporte par la suite les contrats qu’il aurait normalement du obtenir. Pour ce qui est de Borja JIMENEZ plusieurs tardes madrilènes de grand mérite avec un bétail difficile et pour finir une Grande Porte obtenue lors de l’Otono avec trois toros de Victorino Martin devraient le placer parmi les toreros les plus à suivre l’an Prochain.

Les autres:

Domigo LOPEZ CHAVES a fait sa despedida et Antonio FERRERA a été la plupart du temps très en dessous de ses saisons précédentes. Les vrais satisfactions sont venues de Manuel ESCRIBANO ,toujours irréprochable avec les corridas dures, et peut être encore de Fernando ROBLENO, l’un des meilleurs toreros de l’histoire récente face à ces mêmes corridas, seules ses carences à l’épée l’ayant empêché de remporter plusieurs triomphes significatifs. Les jeunes, qu’il s’agisse de « ROMAN » pourtant héroïque à la San Isidro, José GARRIDO , qui ne parvient pas vraiment à remonter le courant malgré quelques éclairs, ou Alvaro LORENZO, toujours desservi par sa froideur et son coté lisse, ne se sont pas particulièrement illustrés. A noter qu’Angel TELLEZ, pourtant remarqué l’an dernier, a pratiquement disparu corps et biens. Noé GOMEZ DEL PILAR a conquis sa place au mérite avec les corridas dures mais ses limites sont apparues plusieurs fois.

Les toreros français, quant à eux, sont de plus en plus nombreux et présents sur le marché, au moins en France. En dehors de Sébastien CASTELLA, le plus en vue a été sans doute Juan LEAL mais son parti-pris d’arrimon systématique l’a desservi sérieusement plusieurs fois. Adrien SALENC dit maintenant ADRIANO, EL RAFI et dans le sud ouest Dorian CANTON commencent à s’affirmer et peuvent faire partie des éléments à suivre l’an prochain.

Texte de Thierry Vignal Président du Club Taurin de Paris

Photos de Jean Yves Bloin et Ferdinand De Marchi membres du Club Taurin de Paris

Bilan de la temporada 2023 les TOROS

Publié par myriamcomte le 9 décembre 2023
Publié dans: ACTUS TAURINES. Poster un commentaire

Avant d’analyser les acteurs de cette saison, il y a un réel motif de réjouissance : la reprise nette de l’assistance aux corridas, aussi bien en Espagne qu’en France. Le point noir tient à la situation de certaines plazas qui ne parviennent pas à se redresser, c’est particulièrement le cas de Bilbao et de Zaragoza.

Autant cette saison a été marquée par de nombreuses satisfactions du coté des toreros, autant elle n’a pas été des plus brillantes pour le bétail.

Deux ganaderias se sont particulièrement détachées: celle de Victorino Martin qui est montée en puissance à partir de la féria d’avril et s’est maintenue à un haut niveau tout au long de la saison, avec en particulier un lot remarquable pour la San Isidro, et de multiples succès dans les arènes de segunda. L’autre grand vainqueur, avec une production beaucoup plus modeste, est Santiago Domecq Bohorquez, qui a fourni la meilleure corrida de San Isidro et a eu également d’excellents résultats dans des arènes plus modestes.

Peu de vraies satisfactions en dehors des ces deux noms On peut citer tout de même « Jandilla« qui malgré une certaine irrégularité, sort toujours au moins deux, voire trois toros, qui permettent le succès des toreros tout en ayant un relief appréciable en termes de race et d’entrega. Même observation à propos de « Fuente Ymbro » là aussi irréguliers mais plutôt au- dessus de leurs performances précédentes. Dans cette branche « EI Parralejo » avec là aussi pas mal d’irrégularité, a sorti quelques toros notables, en particulier celui du triomphe de Daniel Luque à Sévilla. « La Quinta » a été plutôt en retrait par rapport à sa grande saison 2022 mais demeure une valeur sure, avec en point d’orgue les lots de Mont-de-Marsan, Albacete et Nîmes mais des déceptions relatives à Madrid et surtout à Dax avec le mano a mano « Juli » Luque.

Parmi les ganaderias « dures », on peut noter les résultats plutôt en hausse de « Dolores Aguirre« . A noter aussi le maintien « d’Escolar Gil« , qui reste une des ganaderias les plus fiables dans cette catégorie. En revanche la ganaderia de « Pallares », plus exposée médiatiquement cette année, a déçu.

On a tout de même quelques satisfactions avec les élevages français, particulièrement celui de « Margé« , qui a fort honorablement passé le test de la présentation à Madrid en juillet.

Toutes les autres ganaderias, quelle que soit l’origine, ont déçu à des degrés divers cette année. Cela a été particulièrement le cas de celle de « Victoriano del Rio« , ce qui s’est d’autant remarqué que sa camada a été particulièrement prolifique. Même observation, pour l’essentiel, pour le binôme « Garcigrande-D.Hernandez« , dans l’ensemble en dessous de leurs performances précédentes.

L’impression de déclin devient franchement flagrante pour « Nunez del Cuvillo« . « Juan Pedro Domecq » a connu une bonne période au printemps, mais la suite de la saison a renoué avec le registre de faiblesse et de fadeur qui est malheureusement la norme dans cet élevage depuis de trop nombreuses années. Il y a également eu des déceptions avec « Daniel Ruiz » qui a été loin de renouveler ses performances de 2022. A noter que la dérivation « Aldeanueva » surtout représentée par « EL Pilar » ne s’est guère illustrée cette année. « Alcurrucen » a enregistré quelques résultats appréciables dans les plazas secondaires mais s’est beaucoup moins illustrée dans les arènes de première. « Puerto de San Lorenzo » à de rares exceptions près, a surtout montré de la faiblesse et un manque de race flagrant, avec là aussi cette tendance à se dégonfler –rajarse– qui affecte tant de ganaderias actuelles, notamment parmi celles préférées des figures.

Texte Thierry Vignal Président du Club Taurin de Paris

Photos Ferdinand De Marchi membre du Club Taurin de Paris

Le Maestro Borja Jimenez au Club

Publié par myriamcomte le 26 novembre 2023
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

Cette année, plusieurs actuaciones remarquées lui ont valu de figurer à l’automne à Madrid, ou devant trois toros de Victorino Martin, du fait de la blessure de Roman, il a coupé l’oreille de chacun des trois et est donc sorti par la Grande Porte, entrant ainsi parmi les révélations de la temporada 2023. Il est aussi devenu l’un des toreros préférés de l’afición madriléne après sa confirmation d’alternative le jour de Pâques, sa présence à Las Ventas face aux toros de Robert Margé en juillet, et enfin, sa qualification en tant que finaliste de la Copa Chenel, où, à chaque fois, son style, son placement et sa vaillance se faisaient remarquer.

Il a également été apprécié pour ses excellentes prestations à Pamplona après un dur combat avec son lot d’Escolar Gil et à Saragosse devant des Palhas le jour de l’Hispanité, puis lors du festival à Séville le 15 octobre où il a obtenu une oreille et la vuelta du toro de Domingo Hernández.

Originaire d‘Espartinas, près de Séville, sa vocation est née des tientas auxquelles il assistait enfant. A cette époque, ses toreros préférés étaient Espartaco, Manzanares (père), Miguel Abellán, et plus tard, El Juli, pilier de sa passion

Novillero en vue, Borja Jiménez a pris l’alternative sévillane en 2015, sans contrat comme c’est souvent le cas, le Maestro s’est entrainé chaque jour pendant plusieurs années. Cette année, c’est la Copa Chenel qui lui a permis de montrer sa bonne disposition. Il vit à Salamanque chez son apoderado Julian Guerra.

Nous avons été très heureux de recevoir le Maestro Borja Jimenez, nous le remercions et sommes impatients de le revoir bientôt dans les Ruedos en Espagne et en France.

Texte Myriam Comte Photos Jean-Yves Blouin, membres du Club Taurin de Paris

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