club taurin de Paris

Le club taurin de Paris depuis 1947

  • LE CLUB
    • Les activités du club
    • Contacter/Adhérer
    • Petite histoire du club
    • Le livre d’or
  • LES REUNIONS
    • Temporada 2014/2015
      • Jose Cutiño
      • Soirée José-Luis Ramon
        • Jose Luis Ramon
      • Juan Leal
    • Temporada 2013/2014
      • Abbé Christian Coucourron
      • Alain Bonijol
      • Juan Carlos Carreño
      • Manuel Escribano
      • Michel Cloup
      • Jose Luis Ramon
      • Vicente Zabala de la Serna
      • Jacky Siméon
      • Assemblée générale 2013
    • Temporada 2012/2013
      • Le club à Bilbao
      • Fête du club
      • Comment voir le taureau ?
      • Leopoldo Sanchez Gil
      • Roland Chemama
      • Jacques Durand
      • Morenito de Nimes
      • Curro Javier
      • Diego Urdiales
      • Patrica Navarro
      • Assemblée générale
    • Temporada 2011/2012
      • Le club à Bilbao
      • Fête du club
      • A. Guillaume Alonso/F. Zumbiehl
      • Carlos Abella
      • Michel Cloup
      • Anabel Moreno
      • Curro Diaz et Alvaro Martinez Conradi
      • Assemblée générale
      • Ivan Fandiño
      • Jose Carlos Arevalo
  • PRIX RENCONTRE
    • Le Prix de la Rencontre 2023
    • Le Prix de la Rencontre 2012
    • Le palmares
  • ACTUS TAURINES
    • Soutien à Clarin taurino
    • TOROS ! A BEAUBOURG
    • Collectif Pedro Llen
  • ARCHIVES
  • LIENS
    • Arènes
    • Presse taurine
    • Divers

Fin de saison au CTP

Publié par cathiectp le 11 juin 2019
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

Tout d’abord, après les grandes ferias de printemps, souvent riches en journées importantes, source d’émotions variées et de jugements divers, nous vous invitons à participer à un buffet débat, animé par les membres du bureau, qui se tiendra le lundi 17 juin à partir de 20 heures au restaurant Loubnane.

Ensuite, fidèles à une tradition qui nous est chère et grâce à l’hospitalité d’Ursula, nous retrouverons notre « fête du Club » avec ses activités habituelles (toreo de salon, permettant à tous de s’essayer, cape et muleta en mains, aux lances y pases ; quizz, faisant appel à notre mémoire taurine et tombola…). Cette journée d’amitié et d’afición, qui se terminera par un buffet aux saveurs espagnoles, aura lieu le dimanche 30 juin à partir de 17 h à Sceaux.

Renseignements et réservation par mail. L’organisation matérielle de ces réunions demande une inscription impérative par mel à clubtaurindeparis@gmail.com avant le jeudi 13 juin minuit.

Alfonso Santiago de la revue 6 toros 6 au CTP le 25 mars

Publié par cathiectp le 12 mars 2019
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

De la réapparition, en 1981, de maestros vétérans relais d’un classicisme éternel, tels Manolo Vasquez ou « Antoñete« , à la floraison à l’entrée des années 90 de jeunes toreros porteurs d’équilibres nouveaux entre maitrise technique et expression artistique (tels Aparicio, Jesulin, Finito, Ponce), les années 80 ont connu un éventail de styles de toreo sans précédent. Cette avant-dernière décennie du XXe siècle  s’est révélée très riche en événements cruciaux pour l’histoire du toreo et pour la place de la tauromachie dans la vie sociale : l’impact médiatique de la triomphale « corrida du siècle » du 1er juin 1982 avec les toros de Victorino Martin mais aussi celui, dramatique, des morts en piste de « Paquirri » (1984) et de « Yiyo » (1985), sans oublier la blessure de Nimeño II  (1989) ; la coexistence au sommet de la puissance créative du toreo enchainé en spirale de Paco Ojeda et de la régularité dominatrice du temple linaire d’Espartaco, parfaitement accordé aux toros d’un poids souvent excessif ; la maturité magistrale de figures des années 70 comme « Manzanares » ou « Niño de la Capea« ,  l’affirmation tardive d’artistes comme Julio Robles, Ortega Cano ou Roberto Dominguez, mais  également l’impact de la gestion de Manolo Chopera sur le rayonnement de Las Ventas ou encore le regain d’activité dans le secteur  de la presse et de la littérature taurine.

C’est cette décennie d’une grande richesse, à la fois encore assez proche pour parler aux souvenirs de beaucoup d’entre nous et suffisamment éloignée pour favoriser l’analyse réfléchie, que nous retrace avec précision et passion, le journaliste et écrivain taurin Alfonso Santiago, co-directeur de la revue 6Toros6,dans son ouvrage Memoria de los 80 qu’il viendra nous présenter le lundi 25 mars 2019, à 20 h 30 précises (accueil à partir de 20 h).

Participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif de suivie d’un dîner : membres du Club : 30€, jeunes jusqu’à 25 ans  (à jour) : 15€, hôtes de passage : 40€.

Vous pourrez à cette occasion vous acquitter de la cotisation annuelle ou adhérer au Club. Montant des cotisations : individuels : 60€, couples : 100€, jeunes : 20€.

Afin de faciliter l’accueil, il est impératif de s’inscrire par mail à l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com  

Soirée Sergio Aguilar du 8 janvier 2019

Publié par cathiectp le 17 février 2019
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

En accueillant Sergio Aguilar, le Club a souhaité lui transmettre tous les témoignages reçus de membres ou d’amis du Club qui exprimaient leur admiration et leur gratitude pour l’intensité des émotions que son toreo authentique leur avait donné de vivre.

Sergio Aguilar au Club Taurin de Paris © MLBAC

Revenant sur son parcours, Sergio Aguilar, Madrilène du quartier de Vallecas, dont le père avait été novillero, décrit ses années de jeunesse, dont il conserve d’excellents souvenirs, comme consacrées au football, au judo, aux balades avec les jeunes du quartier. Il allait également à des capeas, mais il ne s’est pleinement investi dans la tauromachie que lorsqu’il est entré à l’école taurine de Madrid. Il y a côtoyé Julian Lopez, avec qui il était camarade et qu’il avoue admirer maintenant pour sa science des toros. Dans ces années de la seconde moitié de la décennie 90, les maestros comme « Manzanares« , « Espartaco« , Ponce l’ont particulièrement marqué, mais il confesse un impact tout particulier du solo de « Joselito » lors de la Goyesca de la Comunidad en 1996.
A l’occasion d’une novillada non piquée, Antonio Corbacho, qui supervisait un autre aspirant, l’a remarqué et, bien qu’il ait accumulé les pinchazos, lui a proposé de s’occuper de sa formation. Les échanges et apports ont alors été aussi nombreux que riches, ils ont permis un rapprochement de José Tomas dont la tauromachie constitue pour Sergio Aguilar une référence majeure.
Ses années de novillero ne furent guère faciles : une grave blessure au genou le laisse dans l’impossibilité de toréer pendant onze mois ; puis, à l’automne 2001, une bousculade dans la banlieue de Madrid lui cause des lésions aux cervicales, l’obligeant à un nouvel arrêt de plusieurs mois. Corbacho l’incite à franchir le pas de l’alternative. Il va la recevoir à Madrid en juin 2003, lors des dernières corridas de la San Isidro, devant des toros médiocres et difficiles de Partido de Resina ; il venait de se fracturer le péroné une semaine avant, ne put toréer que grâce à une infiltration et il garde un souvenir ambivalent de cette alternative douloureuse.
En revanche, il salue l’apport d’Antonio Corbacho, qui avec sa forte personnalité, avait une idée parfaitement claire du chemin à parcourir pour pouvoir pratiquer un toreo authentique. Il se tournait vers des personnalités qui avaient en commun à la fois une force de courage pour parvenir à un maximum d’émotion et une profonde quête de vérité dans le toreo. Le parcours qu’il proposait était des plus exigeants : José Tomas l’a réussi et Sergio Aguilar estime qu’il y a partiellement échoué ou du moins qu’il l’a moins bien réussi, mais il conserve un excellent souvenir de cette exigence.
Après l’alternative, il a connu une année 2004 assez difficile avec deux blessures graves (Séville et Valencia), puis plusieurs années où il était peu présent dans les arènes, mais où il a toujours toréé dans des arènes importantes (Madrid, Valence, Barcelone). Les premières années qui suivent l’alternative constituent toujours une étape difficile car le public attend du jeune torero qu’il triomphe rapidement, ce qui n’a pas été son cas. Quant aux blessures, elles font partie de la profession. Faisant référence aux différentes opérations qu’il a subies dont une au genou à Houston, il fait remarquer que le toro ne sait pas que le torero s’est fait opérer et ne doit pas le savoir. Le torero a une telle impatience de se retrouver face au toro qu’il prend toutes les mesures nécessaires pour récupérer le plus rapidement possible afin de se retrouver devant le toro.
Grâce à son entêtement et à sa persévérance, les premières années ont été suivies d’une période très heureuse où il a toréé bien davantage tout en parvenant à faire un toreo d’émotion et de vérité compris du public. Il mentionne par exemple sa faena gauchère devant un toro de José Escolar à Vic-Fezensac en 2008 comme un grand moment de sa carrière en soulignant que « El Fundi« , lui aussi à l’affiche, l’avait alors félicité en lui disant qu’il avait atteint un sommet auquel les figuras n’accèdent que très rarement ! Il signale aussi le combat à Cenicientos, près de Madrid devant un autre Escolar qui lui a fait passer un moment très difficile. Ce toro avait blessé deux banderilleros, pourtant très expérimentés, et lui-même a failli se faire prendre ; l’éleveur lui a avoué que le toro avait eu un problème d’œil qu’il croyait avoir soigné.
Pendant cinq saisons, il va connaître d’importants succès en France où son sérieux, sa façon de toréer, de donner l’avantage au toro pour plus d’émotion sont appréciés par le public qui l’a toujours bien accueilli. Il met l’accent sur le fait que le public français donne la même importance aux trois tercios de la lidia dont le tercio de piques, plus particulièrement à Céret et à Vic, alors qu’en Espagne, le public considère les deux premiers tiers comme une simple formalité. Sergio Aguilar se souvient d’un toro de José Escolar à Céret qui est allé quatre fois au cheval avec force à tel point qu’il arriva épuisé au tercio de muleta. Il n’a rien pu faire au 3e tiers, mais le public lui a été reconnaissant d’avoir mis en valeur le toro et il a été réengagé l’année suivante. Ce fut le cas aussi à Vic où il vint souvent, se souvenant tout particulièrement de la faena qu’il fit un lundi de 2013 à un toro d’Alcurrucen qui n’était pas clair en début de faena, mais qui, après s’être défini, lui a permis de bien le toréer. En revanche, il regrette de ne pas être revenu à Arles où il avait pourtant triomphé.
Quant à l’encaste favori, celui qui lui permettrait d’être au mieux de son toreo, il opte pour Victorino Martin parce qu’il a la meilleure charge, baisse beaucoup la tête et même s’il est très exigeant, sa charge peut atteindre une grande profondeur propice à exprimer tout ce qu’il voudrait dire.

Au sujet de son passage de l’or à l’agent en 2017, Sergio Aguilar précise d’emblée qu’une telle mutation n’est pas chose facile. La décision se mûrit ; quand on passe deux ans sans pratiquement toréer, de temps à autres en tienta, mais jamais dans une arène, il faut faire face pour conserver le moral, s’entrainer régulièrement au cas où, attendre le téléphone qui ne sonne pas et affronter les difficultés économiques. Passer au traje de plata est difficile ; pendant un certain temps on y pense sans y croire, puis le passage devient naturel. Sergio Aguilar affirme ne pas regretter son choix. Il considère qu’il a eu de la chance ; depuis plusieurs mois il a toréé avec de nombreuses figuras, Talavante, Manolo Sanchez, les frères Adame, « Juan Bautista« , « El Juli » et Alvaro Lorenzo (en cuadrilla fixe) ; il a totalisé en 2018 soixante six corridas ce qui lui a permis de bien se réinsérer dans le monde du toro. Ses anciens compagnons d’armes l’ont bien accueilli en tant que subalterne, ce sont d’ailleurs eux qui l’ont appelé pour l’engager et il se dit très fier d’avoir gagné leur confiance.
A propos des attentes des matadors envers leurs banderilleros, Sergio Aguilar remarque qu’une évolution s’est produite ces dernières années : le maestro souhaite que l’ordre soit respecté dans la lidia, que tout soit fait selon les règles et de façon harmonieuse, que les hommes d’argent ne donnent pas plus de passes de cape qu’il n’est nécessaire. Ils apprécient que les hommes d’argent sachent selon les cas, lâcher le taureau (soltarlo) ou le serrer (apretarle), baisser la main avec la cape quand cela est nécessaire et mettre en avant les qualités et les défauts de chaque bicho. A la sortie du cheval, le toro sort désordonné ; les deux ou trois lances alors donnés par le banderillero sont essentiels pour permettre au maestro de voir comment charge le toro. Sergio Aguilar se souvient d’un Pedraza de Yeltes, à Dax pour lequel « Juan Bautista » lui demanda de faire passer le toro à droite pour voir comment il se définissait. Bien entendu, cela exige que le banderillero soit très sûr techniquement et que le maestro ait pleinement confiance en lui. Il semble que les matadors sont beaucoup plus exigeants aujourd’hui sur le déroulement de la lidia qu’ils ne l’étaient antan. Quant à lui, il remarque qu’il est désormais tellement impliqué dans la brega qu’il ne se pose pas la question de savoir s’il aimerait avoir une muleta face au toro qu’il travaille avec la cape.
Les maestros apprécient également que les hommes d’argent brillent dans la pose des banderilles, car cela prédispose le public à mieux entrer dans la faena. Sergio Aguilar posait les banderilles quand il était novillero, mais il a cessé de le faire comme matador de toros. La première fois qu’il l’a fait en tant que banderillero, c’était face à un Miura à Céret, un exemplaire très grand et très haut. Il a eu d’abord un moment de panique, puis cela s’est très bien passé. Sa fierté est de se voir applaudir dans des arènes de première catégorie et de s’y desmonterarse (comme il le fit souvent au cours de la temporada 2018).
Pour Sergio Aguilar, le banderillero de référence est Curro Molina, c’est un homme de grande expérience et un professionnel complet. Au sujet de l’aide que peuvent apporter les hommes d’argent aux novilleros, outre la meilleure lidia propre faciliter leur travail, il convient d’être réservé, avec des novilleros qu’on ne connait pas bien, il convient de ne pas leur donner des conseils très nuancés, car ils ne les comprennent pas forcément. Evoquant la dimension économique, Aguilar précise qu’il y’a d’énormes différences d’honoraires entre les toreros et en fonction de la catégorie des arènes ; lui-même pendant les deux ans où il n’a pas toréé, a refusé des contrats tellement bas qu’il ne pouvait accepter pour des questions de dignité. Pour les banderilleros, les salaires sont beaucoup plus réglementés en fonction du positionnement du torero qui engage et de la catégorie de l’arène. Seuls les matadors du groupe A ont une cuadrilla fixe. Avec les autres, le marché est plus libre, c’est une question d’engagements. Bien sûr, si le banderillero s’est engagé vis à vis d’un matador, il lui donne la priorité et travaille avec les autres en fonction de ses disponibilités.
Chaque matador organise le fonctionnement de sa cuadrilla et définit le rôle de chacun, en matière d’organisation (lidiador, banderillero…). Il n’y pas de dispositions réglementaires, mais des traditions. Ensuite l’homme d’argent accepte ou pas le rôle que le matador lui définit. Cela se  négocie.
Les relations entre les hommes d’argent et les picadors varient en fonction des cuadrillas. Pour le groupe A, c’est plus facile, l’équipe se connaît. Pour les autres, cela dépend des hommes. Si les banderilleros connaissent le picador, cela facilite le fait de lui passer des messages sur le toro, car, avant d’entrer dans l’arène, le picador est plus préoccupé par son cheval que par le toro qu’il n’a pas vu. Dans un esprit de travail d’équipe, les banderilleros peuvent lui donner leurs impressions et lui faire passer des messages. Le travail du picador est fondamental car son action influe beaucoup sur le comportement du toro dans la suite de la lidia. En dehors de l’arène, les picadors ont beaucoup changé. S’il y a encore les « traditionnels », il y a aussi beaucoup de jeunes qui s’entraînent et font du gymnase !

Quant à l’évolution de la présence des jeunes dans la sphère taurine, Aguilar fait remarquer que, de son temps, il y avait 200 élèves à l’école taurine de Madrid et même s’il y en a moins aujourd’hui, ils demeurent nombreux. La désaffection, si désaffection il y a, viendrait plutôt des parents, qui désapprouvent la participation de leurs enfants à l’école taurine, alors que les enfants voient les toreros comme des êtres particuliers dont ils sont très admiratifs. Il est certain que la société change, le futur n’est pas clair.

Pour ce qui est de la temporada 2019, Sergio Aguilar a des idées précises, mais il est encore trop tôt pour pouvoir en parler.

Quant à son meilleur souvenir il est fort récent ; il remonte au festival auquel il a participé à Illescas, non seulement il y a triomphé, mais son jeune fils qui ne l’avait jamais vu toréer auparavant était présent et l’a accompagné dans son tour de piste. Sergio Aguilar voit l’avenir très positivement, et on ne peut que lui souhaiter la plus brillante réussite dans la nouvelle étape de sa carrière de torero.

              _________________________

Comprendre la cabaña brava

Publié par cathiectp le 8 février 2019
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

Nous percevons tous que comprendre les toros dans la diversité de leurs origines, de leur apparence physique et de leur comportement est pour tout aficionado l’acte le plus fondamental mais aussi le plus difficile ; il y faut une riche expérience et de solides repères. Ceux fournis par les notices des programmes apportent souvent peu au-delà la forme du fer et la couleur de la devise. Et pourtant, on ne cesse de se référer à des élevages constitués il y a environ un siècle (Albaserrada, Santa-Coloma, Coquilla, Rincón, Corte…). De même, on entend dénoncer le mono-encaste Domecq et dans le même temps souligner les différences qui existent entre les produits des dérivations Jandilla, Zalduendo, Salvador Domecq, Torrestrella, Aldeanueva…

Quels sont les intérêts et les limites des références aux grands encastes historiques (Veragua, Saltillo, Murube…) ? Quels sont les indices morphologiques ou les traits de comportement qui caractérisent de façon significative une famille ? Comment faire le tri entre lieux communs, modes et réalités dans les jeux de valorisation-dévalorisation des différents élevages actuels ?

Autant de questions que nous aidera à aborder et à élucider grâce à sa profonde connaissance du sujet et avec l’appui de documents photo, notre ami Thierry Vignal en son propos sur Références et actualité pour comprendre la cabaña brava, le mercredi 27 février 2019, à 20 h 30 précises (accueil à partir de 20 h).

Participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif et suivie d’un dîner : membres du Club : 30€, jeunes jusqu’à 25 ans (à jour) : 15€, hôtes de passage : 40€.

Vous pourrez à cette occasion vous acquitter de la cotisation annuelle ou adhérer au Club. Montant des cotisations : individuels : 60€, couples : 100€, jeunes : 20€.

Afin de faciliter l’accueil, il est impératif de s’inscrire par mail à l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com .

Sergio Aguilar, de l’or à l’argent

Publié par cathiectp le 2 janvier 2019
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

 L’invitation des toreros est une entreprise riche en aléas et, en hiver les contrats aux Amériques viennent parfois contrarier les projets ; mais, comme prévu, nous allons pouvoir nous retrouver, en ce début d’année 2019, avec un invité qui incarne de façon exemplaire les valeurs d’authenticité, de courage et de détermination qui nous font admirer les toreros.

Ce Madrilène de 38 ans a exprimé, dès ses débuts, avec l’appui d’Antonio Corbacho, sa conception exigeante du toreo, tout en payant un lourd tribut à la pureté et à la vérité de son engagement. Cinq ans après son alternative de 2003, son importance fut enfin reconnue par les aficionados les plus exigeants de Madrid et des arènes françaises, qui eurent le privilège de vivre quelques-unes de ses faenas mémorables, telles celle de Dax en 2011 devant un Victorino Martin ou celle du 19 aout 2012 à Madrid, où il confirma l’alternative de Chacón. Les contrats se faisant rares, il décida, au printemps 2017, d’intégrer les rangs des banderilleros et, immédiatement, son art de la lidia et la perfection engagée de ses poses de banderilles en firent un des hommes de plata les plus attendus et régulièrement invité à saluer. En outre, les discussions suscitées par sa toute récente participation à un festival témoignent de l’importance de son statut dans l’actualité taurine. 

Vous avez reconnu Sergio AGUILARque nous aurons le plaisir d’accueillir le mardi 8 janvier 2019.

Participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif et suivie du dîner : membres du Club : 35€, jeunes jusqu’à 25 ans (à jour): 15€, hôtes de passage : 50€. 

Vous pourrez à cette occasion vous mettre à jour de votre cotisation annuelle ou adhérer au Club. Montant des cotisations : individuels : 60€, couples : 100€, jeunes : 20€.

Afin de faciliter l’accueil, il est impératif de s’inscrire par mail à l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com 

Le Club Taurin de Paris rend hommage à Miguel Ángel Perera

Publié par cathiectp le 22 décembre 2018
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire


Le lundi 10 décembre, le CTP a reçu Miguel Ángel Perera pour rendre hommage à sa carrière et mieux connaître ce matador représentatif de la tauromachie des deux premières décennies du XXe siècle, qui a effectué en 2019 sa 15e saison comme matador de toros.

Au cours de cette soirée, le parcours du torero d’Estrémadure a été salué et la philosophie d’indépendance qui l’a toujours caractérisé a été soulignée. En outre, cette rencontre a permis à nombre de membres du club d’évoquer, en présence du maestro, plusieurs tardes mémorables représentatives de sa personnalité artistique marquée.

Avant de partager le dîner avec un nombre important de membres du club et d’invités, dont des personnalités telles que Florence Delay de l’Académie Française et le philosophe Francis Wolff, Miguel Ángel a répondu avec amabilité et sincérité aux nombreuses questions du public.

A propos des moments marquants de son parcours, il a choisi d’évoquer la saison 2007 – la première avec Fernando Cepeda comme apoderado – comme étant la plus déterminante. Il a ensuite souligné combien 2012 avait été difficile en raison de tout ce qu’il avait vécu autour du soi-disant G10 et reconnu que les résultats les plus décisifs pour sa carrière avaient été ceux de 2008 et de 2014. Il a avoué que la corrida avait rempli sa vie de moments inoubliables et de moments douloureux comme celui de sa grave blessure de Salamanque en 2015.

  • Miguel Angel Perera pendant la conférence © MLBAC

En réponse à une question sur la naissance de sa vocation, Miguel Ángel a souligné que, dans son enfance, alors même qu’il n’était pas issu d’une famille taurine, il préférait jouer au toro qu’au foot. Il avait demandé à son père de l’inscrire à l’école taurine et en attendant que celui-ci veuille bien le faire, il suivait avec passion les nombreuses retransmissions télévisées de corridas que donnaient les différentes chaînes au milieu des années 90. Son idole d’alors était « Jesulin de Ubrique« .

Après ce premier «miroir », conduit par le souci d’apprendre toujours des meilleurs pour progresser et se forger son propre style, il a cherché d’autres modèles aussi bien grâce à des vidéos, en remontant à la tauromachie de Paco Ojeda et de Damaso González, mais également en admirant la personnalité d’un torero comme José Tomás auréolé de ses succès des années 1998 et 1999. Perera refuse d’être cantonné dans une des catégories habituelles (artiste, technicien, vaillant) mais se considère aujourd’hui comme un torero artiste. Capeador varié et brillant, ayant du goût et de la facilité pour les passes avec la cape dans le dos, il estime toutefois que la véronique, quand elle est parfaitement exécutée (ce qui est difficile), est le plus beau des «lances». A la muleta, il reconnait avoir plus de facilités avec la main droite tout en cherchant à toujours mieux toréer de la gauche. S’agissant de la mise à mort, il avoue une certaine irrégularité dont il cherche les causes sans être certain de les identifier. 

Au sujet de ses élevages favoris, le diestro de Puebla del Prior a insisté sur le fait que sa préférence pour tel ou tel élevage se fondait essentiellement sur les résultats obtenus, qu’il s’agisse de triomphes ou simplement de moments où il s’est senti « a gusto » en les toréant.  C’est ainsi qu’il a mentionné les fers de Puerto de San Lorenzo, de Valdefresno et de Jandilla parmi ses favoris, sans oublier le lien privilégié qu’il entretient, comme torero et comme personne, avec la ganaderia de Fuente Ymbro et son propriétaire Ricardo Gallardo.

A un invité qui lui faisait remarquer qu’il avait très certainement la meilleure cuadrilla du moment, le maestro a répondu qu’effectivement, de l’ayuda à l’apoderado, il avait la chance d’être entouré des meilleurs parmi les professionnels. Durant la lidia, sans qu’il ait à leur donner d’ordres, ses banderilleros et picadors savent parfaitement ce qu’ils ont à faire et comment le faire. Cette complémentarité se forge par des échanges professionnels et personnels tout au long des temporadas. Ces liens forts sont illustrés par l’amitié durable qu’il affirme avec Fernando Cepeda et qui demeure même si le lien professionnel n’existe plus.

Miguel Angel Perera, entouré de Araceli Guillaume-Alonso et de Jean-Pierre Hédouin, président du CTP © MLBAC

A la fin de la soirée a été évoqué le mano a mano d’Algesiras avec José Tomas auquel de nombreux membres du club ont eu la chance d’assister. Miguel Ángel a souligné que ce fut pour lui une journée inoubliable à plusieurs titres. Avoir été choisi par un maestro qu’il admire était à la fois un grand honneur et une lourde responsabilité. Il était conscient que le public (y compris sa famille et ses amis) se déplaçait pour Tomas. Il avait à cœur de ne pas les décevoir et espérait qu’un des toros lui permettrait d’exprimer le meilleur de son toreo. Le toro « Libélula » de Jandilla, qui fut gracié, alla donc bien au-delà de ses espérances.

Enfin, à une question sur la signification de sa façon constante et tout à fait particulière de déposer sa montera après le brindis, il a répondu en souriant qu’il n’y avait là aucun rituel et aucune superstition mais qu’ayant fait ce geste un jour, sans doute pour n’être pas gêné par la montera en toréant, comme il aime le faire, au centre de la piste, c’est devenu pour lui une habitude. 

Ce torero, que beaucoup perçoivent comme « froid », s’est progressivement révélé sous un jour différent et, par la simplicité, la sincérité, voire l’ironie de ses propos, a fourni aux aficionados qui admiraient sa puissance technique, d’autres raisons de suivre avec un intérêt accru la nouvelle étape de sa carrière.

La soirée Victorino Martín

Publié par cathiectp le 15 décembre 2018
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

Ami du Club, où il est déjà venu avec son père en 1981, puis avec son épouse en 2001, Victorino a répondu, le 9 novembre, à notre invitation en compagnie de sa fille Maria del Pilar Martín Canto, vétérinaire, qui l’assiste dans la conduite de la ganaderia.

Victorino Martín hijo © MLBAC

 Au cours d’une soirée conduite par un échange ouvert avec les membres du Club, Victorino a mis l’accent sur les éléments qui doivent être privilégiés pour défendre, faire valoir et reconnaître les valeurs de la fête taurine dans un monde de plus en plus urbanisé et dominé par des références anglo-saxonnes, éloignées des racines culturelles du sud de l’Europe : la priorité à accorder au toro, à sa vie et à son combat, la promotion de la corrida dans la totalité de son déroulement et de ses trois tercios et l’unité pour promouvoir la Fiesta par delà les tensions catégorielles entre professionnels du mundillo.

Le toro est le seul foyer de l’afición

L’attention portée au toro, à la richesse et à la complexité de son comportement au campo, dans les corraleset en piste est le seul authentique foyer de l’afición, même si la connaissance de l’animal est plus difficile que le décompte des trophées des figuras. Il y faut de la passion et de la raison tant les facteurs qui entrent en jeu dans le comportement de l’animal sont nombreux et surprenants comme en témoigne le fait qu’en deux jours un lot peut sortir amorphe et un autre très combattif. Il convient d’être prudent vis-à-vis des explications trop simplistes et de toujours prendre en compte les effets des circonstances (y compris l’inconfort des corrales, comme à Béziers par exemple). Victorino met l’accent sur la constance des critères qui, au cours des bientôt soixante années, ont prévalu dans la conduite de l’élevage entre le père fondateur, le fils et la fille. Même si d’une saison sur l’autre, les résultats globaux peuvent connaître des variations et parfois des périodes plus ingrates, il existe une réelle continuité entre les animaux de « la corrida du siècle » de 1982 et ceux sortis récemment lors de la corrida nîmoise du 16 septembre, qui comporta des exemplaires variés et qui, selon le ganadero, ne fut pas faible. A la question du podium personnel de ses toros, Victorino a donné le tiercé suivant parmi les combats qu’il avait personnellement vécus : « Murciano », combattu à Madrid en 2002 par Luis Miguel Encabo, « Borgoñez », toréé à Séville par « El Cid » en 2007 et « Cobradiezmos », (Séville 2016) qu’il qualifie de toro le plus mediático tant il est connu par ceux qui demeurent éloignés de la corrida, y compris dans les jeunes générations et dont il confie, avec humour, qu’il est actuellement parfaitement heureux, car il vit entouré de vaches, possède une nombreuse descendance dont il n’a pas à se préoccuper, car c’est Victorino et Pilar qui s’en occupent !  

  • Maria del Pilar Martín Canto © MBLAC

 A propos de l’indulto, Victorino dénonce les excès qui tendent à inscrire la grâce du toro dans une échelle de trophées (après les oreilles, les oreilles et la queue) répondant ainsi à la gloriole de toreros, d’empresas et aux aspirations d’un public avide « d’exploits » à tweeter. Seule l’exceptionnelle combativité de l’animal peut justifier l’indulto, quelle que soit la catégorie de l’arène, et il ne doit intervenir que si l’éleveur est déterminé à l’essayer comme reproducteur. Cela évitera, comme récemment, qu’un animal injustement gracié soit abattu dans les corrales.   

A Illescas, réhabilitation du tercio de piques

Avec la « corrida totale », organisée début octobre à Illescas depuis trois ans, Victorino promeut la restauration de l’ensemble des tercios de la lidia et, notamment, du tercio de pique qui est la phase où le toro est l’acteur majeur. Il déplore l’évolution qui a réduit la corrida à la seule faena de muleta, transformant le 1er tiers à un simulacre ou à un massacre, limitant le coup d’épée à sa seule efficacité sans prise en compte de la qualité de l’exécution et favorisant des faenas de muleta interminables et le plus souvent dénuées d’intérêt. De surcroit il souligne la très mauvaise exécution de la majorité des piques avec un cheval trop lourd, – malgré les apports intéressants de Bonijol- , contre lequel vient buter le toro, des picadors qui, sans étrier gauche raccourci, ne savent plus faire contrepoids à la poussée du toro, lancent leur vara comme des pécheurs à la ligne pour placer les piques trop en arrière… Le lancer de la pique doit s’effectuer quand, au terme de sa charge, le toro baisse la tête pour frapper, juste avant d’entrer en contact avec le caparaçon, (Victorino soulignant que c’est toujours au moment de cet humillar que l’on doit piquer, banderiller et porter le coup d’épée).

L’afición française, un atout important pour la fiesta

En tant que président de la Fundación Toro de Lidia, Victorino Martín a clairement exposé ce qui faisait l’originalité de la ligne d’action de cette instance, créée en 2015 pour non seulement assurer une défense juridique en réponse aux attaques conduites contre la fiesta del toro et ses acteurs, mais aussi pour mobiliser toutes les forces de la société civile qui adhèrent à la fête taurine comme élément vivant de leur culture. Cette stratégie fédératrice se doit de demeurer en marge, sans les ignorer, des conflits d’intérêts entre les professionnels du monde taurin qui ont conduit à l’échec des tentatives précédentes de défense et promotion de la tauromachie.Par delà la défense juridique, il s’agit de contribuer à une meilleure visibilité des événements taurins dans les médias et sur l’ensemble du territoire avec l’appuides délégations provinciales, de soutenir tous les types de spectacles sans exclure les plus populaires. Il convient également avec les municipalités volontaires d’aider à la restauration et à la réouverture de quelques arènes qui ne sont plus en activité depuis quelques années. Une coordination entre la Federación et les initiatives de même nature, conduites en France et au Portugal, est en cours.

De gauche à droite, Jean-Pierre Hédouin, Victorino Martín hijo, Thierry Vignal et Maria del Pilar Martín Canto © MBLAC

Pour Victorino, l’afición française qui, avec bonheur, associe constance, fidélité à ses traditions et rigueur rationnelle, représente un atout important pour l’avenir de la Fiesta. 

Soirée Paco March du 22 octobre 2018 au CTP

Publié par cathiectp le 22 novembre 2018
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

Paco March se présente comme un aficionado qui vit en exil taurin permanent, soulignant combien se déclarer aficionado en Catalogne est très mal vu. Il a apporté au Club Taurin de Paris l’ouvrage intitulé Toreros de Cataluña, rédigé en castillan, catalan et français, qui présente les biographies de tous les toreros catalans et de quelques « figuras » qui se sont forgé un avenir dans les arènes de Barcelone. Il se dit heureux de retrouver Paris, évoque son premier voyage quelques mois après mai 68 au cours duquel il a goûté les livres, chansons et films qui, à l’époque, étaient strictement interdits dans l’Espagne franquiste et précise que son dernier séjour parisien, en 2013, était lié à la présentation du livre autour de Jose Tomas et Navegante.

L’exigence d’authenticité des aficionados est un foyer d’espoir

Paco March se propose de donner son point de vue personnel sur la saison 2018 qui vient de s’achever sans entrer dans les détails que l’on peut consulter sur Internet. A cet égard, malgré tout ce qui peut se dire et s’écrire sur les attaques contre la fiesta et les tensions internes au monde taurin, Paco March affirme son optimisme, même s’il se demande s’il n’est pas plutôt un désir qu’une réalité. L’exigence d’authenticité des aficionados constitue un foyer d’espoir, on l’a vu avec le succès de toreros modestes, mais authentiques comme Octavio Chacón et Emilio de Justo, et bien sûr avec les sommets de toreo classique offerts par Diego Urdiales à Bilbao et surtout à Madrid. Le retour de réalités intangibles possède une telle force que tout est bouleversé. Au nombre des pousses d’espoir (brotes verdes) sur lesquelles Paco veut mettre l’accent, il faut aussi mentionner l’importance de la jeune génération dans sa grande diversité. Derrière Roca Rey couronné, on trouve Ginés Marin, Alvaro Lorenzo, Román, Pablo Aguado (qui vient de confirmer à Madrid), Tomas Campos, Jésus Enrique Colombo, Luis David, et chez les jeunes Français Juan Leal, Thomas Joubert et d’intéressants novilleros.

Les « figuras » quant à elles, maintiennent un statut qui, pour certaines d’entre elles, n’est pas toujours en accord avec leur moment personnel. Ainsi, Morante de la Puebla a fait une saison bien terne, Paco craint que le personnage qu’il se complait à jouer ne mange à la fois la personne et le torero. Avec l’apoderado choisi pour 2019, il cherche la facilité. On espère bien entendu pouvoir se tromper.

La corrida est une fête universelle

Roca Rey n’a pas été un simple coup d’air frais, il constitue une tornade. En tant que tel, il vient contredire l’idée que la tauromachie est la fête nationale espagnole, idée qui a fait tant de tort à la tauromachie alors que la corrida est une fête universelle. Lui qui vient du Pérou, il réussit en trois saisons à s’installer au sommet. Paco March ne se souvient pas d’un tel raz de marée récent ; il lui faut remonter aux années 80 avec l’arrivée du colombien César Rincón réveillant le goût pour la tauromachie. En outre Roca Rey, qui est le fils d’une grande famille péruvienne très aisée, n’a pas hésité à quitter le confort de celle-ci où l’avenir lui était assuré pour affronter les difficultés et la solitude du toreo et se former en Andalousie sous la férule de José Antonio Campuzano. Sa détermination fait même réfléchir ses aînés qui ont plus de 10 ans d’alternative. Que peut-on lui reprocher ? On peut, comme un critique de La Vanguardia (le seul quotidien catalan à avoir publié des sujets taurins jusqu’à la disparition de la tauromachie en Catalogne) qui vient de consacrer deux pages à Roca Rey, expliquer que le jeune torero ne peut pas être considéré comme un maestro car il ne torée que les élevages pour vedettes. Mais il n’est pas certain que le public supporterait longtemps les effets incertains d’une telle diversification car ce n’est pas ce qu’il vient voir. Si la tauromachie de Roca Rey peut apparaître comme une pyrotechnie éclatante; elle est aussi toujours le fruit d’un engagement total ; de surcroit, il a gagné en profondeur dans l’exécution des figures les plus classiques. En outre, phénomène essentiel, avec son allure très moderne, un look d’aujourd’hui qui, chez lui, n’est pas une posture, mais lui est propre et qui, d’une certaine manière exprime son concept de la tauromachie, Roca fait venir aux arènes les jeunes qui sont la relève de demain, S’il échappe à la pression du milieu et si les taureaux l’épargnent, Roca Rey, riche de tout ce qu’il apporte, a un grand avenir.

Le mystère Talavante

Talavante est un mystère en lui-même. Pourquoi s’en va-t-il ? Deux hypothèses : l’une pose qu’à la suite de son triomphe de la San Isidro à Madrid, Talavante aurait demandé à son apoderado « Matilla » d’augmenter sensiblement son cachet et que Matilla aurait estimé que, pour un artiste ne remplissant pas les arènes, c’étaient là des exigences irréalistes. L’autre pose qu’après leur rupture de juin, Antonio Jiménez « Matilla« , omniprésent directement ou indirectement dans le mundillo, aurait incité les empresas à fermer leurs portes à Talavante. Que ce soit la thèse des prétentions surévaluées ou celle du veto, restait à Talavante la chance de sa double prestation lors de la feria madrilène d’otoño pour s’imposer. Le sort en décida autrement ; restait à ce grand torero et à cet artiste unique le choix de se faire désirer, on sait que la rareté donne du poids au toreo que sont capables de créer quelques grands artistes comme lui. De toute manière, qu’il revienne ou pas, Talavante demeure l’un des toreros qui a énormément apporté à la tauromachie des dix dernières années. Avec Antonio Corbacho, il était supposé marcher sur les traces de José Tomas; avec Curro Vazquez, il a été génialement novateur. Pourquoi l’a-t’il quitté, par souci d’indépendance ? En se faisant apodérer par Matilla, ce n’était vraiment pas le cas. On ne sait pas s’il reviendra, on ne peut que le souhaiter vu son apport à la tauromachie. Pour cette seule année 2018, Paco gardera en mémoire ses doblones de muleta basse, dessinés en regardant le tendido 7 devant son premier Nuñez del Cuvillo le mercredi 16 mai à Madrid.

Fidèle à son approche personnelle et non exhaustive de la saison, Paco March cite ensuite brièvement quelques noms de « toreros intermédiaires » : Antonio Ferrera, Juan del Alamo, Curro Diaz (qui fait de son indépendance sa raison d’être), Lopez Simon, El Cid (qui va s’arrêter), Daniel Luque (qui remonte), Ruben Pinar, Cayetano, Robleño… et tient à rendre hommage au courage indomptable de Paco Ureña et à saluer la dernière saison d’Alberto Aguilar et celle de Juan Bautista qui s’en va en plénitude après avoir montré l’étendue de son métier en toréant avec succès toutes sortes d’élevages.

En réponses aux questions, Paco March aborde rapidement quelques points divers :

A propos de la critique taurine, il rappelle que Curro Romero affirmait que la critique était un vilain mot ; en effet, les critiques font trop souvent mal leur travail car ils sont toujours subjectifs et n’expliquent jamais ce qu’ils voient et pourquoi c’est bon ou mauvais. De plus, l’argent, au centre du mundillo, vient ajouter de la confusion et a un pouvoir de corruption.

A propos de l’afeitado, il souligne que, depuis l’utilisation, des fundas, les cornes n’ont jamais été aussi pointues ; ce qui peut provoquer des doutes ou des interrogations quant à la manipulation des cornes. Il n’empêche, il n’y a qu’une seule vérité, celle de l’affrontement de l’homme et du taureau, qui est la seule dimension authentique.

A propos d’une certaine frénésie des indultos ou « indultite », il considère que cet excès rentre dans le jeu des animalistes (en tentant en vain qu’ils regardent la corrida sous un jour meilleur) et apporte un « coup de pub » à certains éleveurs. La pire offense que l’on puisse faire au toro brave, c’est de le regarder avec compassion et miséricorde, c’est de le mépriser en tant que toro de combat. La seule grâce possible c’est le toro qui par sa bravoure dans tous les sens du terme, doit se la gagner.

A propos de la situation de la Fiesta en Catalogne, il apparaît que dans le contexte actuel les taureaux ne reviendront pas à Barcelone car la municipalité actuelle ne le souhaite pas et, même si l’annulation est déclarée anticonstitutionnelle, la mairie mettrait des tels obstacles administratifs qu’il serait impossible de les outrepasser et cela même si le nouveau maire élu était en faveur de la corrida, comme c’est le cas de rares candidats.

Aller aux toros pour s’émouvoir et pas pour faire un acte notarial du nombre de passes

Pour conclure Paco March tient à affirmer qu’il va aux taureaux pour s’émouvoir et non pour faire un acte notarial du nombre de passes ; ses dernières émotions très fortes, ses moments majeurs de la temporada 2018 sont :

Tout d’abord, l’exceptionnel salut de cape de 13 lances, dessiné avec une lenteur de rêve par José Tomas devant le 1er toro de Cuvillo, lors de son unique sortie de l’année à Algeciras au cours de laquelle José Tomas, suivi de Perera par contagion a suspendu le temps. Tout a été prodigieux, en crescendo absolu qui demeure toujours présent dans le cœur.

Ensuite, la faena de muleta d’une pureté et d’une vérité parfaite construite par Diego Urdiales devant son 2e toro le 7 octobre à Madrid source également d’une émotion ineffaçable.

__________________

Miguel Angel PERERA invité du CTP

Publié par cathiectp le 21 novembre 2018
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

Depuis son alternative en juin 2004, il a marqué les quinze dernières saisons par sa tauromachie engagée et dominatrice, riche d’un jeu de cape brillant et d’une muleta précise et templada qui associe longueur des passes et fixité du corps, sobriété classique et enroulements labyrinthiques dans une synthèse singulière qui est la marque de son toreo.

Il a ainsi conquis toutes les arènes, de Valencia à Bilbao en passant par Pampelune et Madrid, y signant des triomphes mémorables, comme ce fut aussi le cas en France à Nîmes, Dax ou Béziers par exemple. Matador de l’année en 2008 ainsi qu’en 2014, sa détermination et son courage lui ont permis de surmonter obstacles et blessures. Pour se limiter aux deux dernières années, nombre de membres du Club conservent précieusement en mémoire les émotions taurines exceptionnelles qu’il a suscitées à Madrid en septembre 2017 et à Algesiras en juin dernier.

C’est ainsi un honneur et un réel plaisir pour le Club de recevoir un maestro marquant dans l’histoire contemporaine du toreo et qui peut encore lui apporter beaucoup dans une nouvelle étape de sa carrière.

Miguel Angel PERERA est notre invité le lundi 10 décembre 2018 à partir de 20h

 Participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif et suivie du dîner : membres du Club : 35€, jeunes jusqu’à 25 ans (à jour) : 15€, hôtes de passage : 50€.

Vous pourrez à cette occasion vous mettre à jour de votre cotisation annuelle ou adhérer au Club. Montant des cotisations : individuels : 60€, couples : 100€, jeunes : 20€.

Afin de faciliter l’accueil, il est impératif de s’inscrire  à l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com

L’adresse sera communiquée lors de l’inscription.

 

 

Victorino Martin au Club Taurin de Paris

Publié par cathiectp le 1 novembre 2018
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

Depuis 50 ans, le fer d’Albasserada conduit par la famille de Victorino Martin constitue la référence majeure pour les amateurs de l’authenticité du taureau de combat et, de « Velador » à « Cobradiezmos« , nombre d’exemplaires ont marqué l’histoire récente de la tauromachie illustrant la continuité d’une exigence de caste par-delà les évolutions du toreo.

Depuis une dizaine d’années, le monde de la tauromachie et ses valeurs doit être défendu et promu en rassemblant autour d’initiatives fortes tous ceux qui partagent la culture taurine. C’est à cette mission que s’emploie, depuis 2015, la Fundación Toro de Lidia (FTL).

C’est ainsi au triple titre de responsable de l’élevage avec sa fille Pilar, elle-même vétérinaire, de président de la Fundación et d’ami du Club, que nous avons l’honneur et le plaisir d’accueillir Victorino Martin Garcia accompagné de Maria del Pilar Martin Canto.

 Ce sera le vendredi  9 novembre 2018  à partir de 20h (début 20h 30 précises).

La participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif et suivie du dîner est de 35 € pour les membres du Club, 15 € pour les – de 25 ans, à jour de leur cotisation, et 50 € pour les hôtes de passage.

Rappel du montant des cotisations annuelles : individuels : 60€, couples : 100€, jeunes : 20€.

Afin de faciliter l’accueil, il est impératif de s’inscrire par mail à l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com.

Navigation des articles

← Entrées Précédentes
Entrées Plus Récentes →
    • CONTACT
  • Laissez-nous votre mail pour recevoir es mises à jour du site

  • Les dernières informations

    • Tauromachie et rodéo: un cousinage transatlantique
    • Un Vent de Liberté & Au bout d’une Passion films de François De Luca et Jean Charles Roux
    • Brindis d’or 2ᵉ édition cérémonie en l’honneur de 50 ans de tauromachie française
    • Zocato à la manœuvre pour un bilan inhabituel
  • Rejoignez-nous sur Facebook

    Rejoignez-nous sur Facebook
  • Rechercher

Propulsé par WordPress.com.
club taurin de Paris
Propulsé par WordPress.com.
  • S'abonner Abonné
    • club taurin de Paris
    • Rejoignez 155 autres abonnés
    • Vous disposez déjà dʼun compte WordPress ? Connectez-vous maintenant.
    • club taurin de Paris
    • S'abonner Abonné
    • S’inscrire
    • Connexion
    • Signaler ce contenu
    • Voir le site dans le Lecteur
    • Gérer les abonnements
    • Réduire cette barre
 

Chargement des commentaires…