club taurin de Paris

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Ginés Marin au club taurin de Paris

Publié par cathiectp le 2 octobre 2017
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Un triomphe de Gines Marin

Il est le seul matador à avoir obtenu un double trophée lors de la San Isidro de cette année dont il fut déclaré triomphateur. La malchance à la mort l’a privé d’un nouveau triomphe madrilène en juin, lors de la corrida dite « de la culture ». Son parcours d’été a été émaillé de nombreux succès (Pampelune, Santander, Dax, Albacete, Salamanque…). A 20 ans, en sa 1ère saison complète en tant que matador, il s’affirme incontestablement comme la révélation de la temporada 2017 grâce à un toreo de cape alliant pureté et variété et une muleta fluide et cadencée qui culmine dans les figures de la main gauche.

C’est donc pour Le Club Taurin de Paris un réel plaisir et un grand honneur de recevoir Le maestro Ginés Marin,
le mercredi 18 octobre 2017 à partir de 20h,
au Grand salon « Spindler » du restaurant « Chez Jenny »,
39, Boulevard du Temple Paris (3e), M° République

 Participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif et suivie du dîner : membres du Club : 35€, jeunes jusqu’à 25 ans (à jour): 15€, hôtes de passage : 50€.

Vous pourrez à cette occasion vous mettre à jour de votre cotisation annuelle ou adhérer au Club. Montant des cotisations : individuels : 60€, couples : 100€, jeunes : 20€.

Afin de faciliter l’accueil, il est impératif de s’inscrire par mail  à l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com.

 

 

Hommage à Ivan Fandiño

Publié par ARea le 24 septembre 2017
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Afin de ne pas trop différer le moment de nous retrouver après les corridas de l’été et avant une temporada du Club que nous espérons riche, nous vous proposons de nous réunir pour une soirée d’échanges, d’assemblée générale mais aussi d’évocation de la tauromachie du regretté Ivan Fandiño, qui fut l’invité du Club. Nous le ferons à travers les souvenirs des membres du Club et en l’illustrant d’un diaporama constitué de clichés de notre ami Ferdinand de Marchi, dont les photos sont recherchées par de nombreux sites et revues taurines dont Toros

Cette soirée

Hommage à Ivan FANDIÑO

et Assemblée Générale

aura lieu

le jeudi 5 octobre 2017

à partir de 20h

 au sous-sol du Restaurant Loubnane

29 rue Galande, Paris 5ème (M° Saint-Michel)

Participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif et suivie d’un dîner : membres du Club : 28€, jeunes jusqu’à 25 ans (à jour) : 15€, hôtes de passage : 40€.

Montant actuel des cotisations : individuels : 60€ : couples 100€ ; jeunes (jusqu’à 25 ans) : 20€

IMPORTANT : Pensez d’ores et déjà à réserver votre soirée du mercredi 18 octobre où le Club Taurin de Paris recevra un des matadors majeurs de la temporada 2017

Afin de faciliter l’organisation et l’accueil, il convient de s’inscrire par mail en répondant à ce courriel ou à l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com

Le Bureau

Lettre du Club au CSA pour protester contre la chanson « La mort du torero Fandiño »

Publié par cathiectp le 28 juin 2017
Publié dans: LES REUNIONS. 2 Commentaires

Je, soussigné Hédoin Jean-Pierre, interviens auprès de vous en ma qualité de président du Club Taurin de Paris, fondé en 1947 dont le siège social est à Paris.

Lors de l’émission de France Inter “SI TU ÉCOUTES, J’ANNULE TOUT”, diffusée le vendredi 23 juin dernier à compter de 17h, Frédéric Fromet a chanté La mort du torero Fandiño. Je tiens à vous faire savoir, au nom des membres de mon association et au mien, que nous sommes tout à fait indignés par la diffusion de cette chanson. Elle insulte la mémoire d’un homme, pratiquant un art où le jeu fondamental de la vie triomphant de la mort n’est pas représentation et théâtre mais réel et vérité, d’un matador de toros engagé dans son art jusqu’au sacrifice suprême, une personne que nous admirons pour les valeurs d’authenticité et de courage que son parcours incarne et illustre.

Tout en reconnaissant la totale liberté de création, dont l’usage de la satire, pouvant inclure le recours à ce qu’on nomme « humour noir », je tiens à réaffirmer mon indignation devant les rires complaisants des invités ponctuant les « trouvailles » du texte. La communauté des aficionados, certes minoritaire, mais riche d’expérience et de culture, serait-elle la seule à ne pas bénéficier de cette réserve de respect qu’on reconnaît désormais à nombre de communautés minoritaires ? Il est inadmissible pour un organisme de service public de contribuer à la division et d’alimenter la haine.

Nous demandons donc les excuses publiques de France Inter, des producteurs de l’émission, voire de Frédéric Fromet.

Nous demandons qu’un droit de réponse soit accordé.

Salutations distinguées

Tertulia de printemps le 14 mars

Publié par cathiectp le 8 mars 2017
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Après plusieurs invités ibériques, le Club souhaitait accueillir au retour des vacances d’hiver, des représentants de l’afición taurine française. Alors que quelques contretemps ont contrarié ces projets, nous avons considéré qu’au moment des premiers rendez-vous importants de la saison 2017 (Palacio de Vista Alegre, feria d’Olivenza, affiches des ferias de Pâques, de Séville et de Madrid…), il était bon de se retrouver pour partager nos impressions et nos projets.

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Jean-Pierre Hédouin, président du Club taurin de Paris

En outre, assumant une fonction de sobresaliente, Jean-Pierre Hédouin, président du Club, se propose d’évoquer quelques toros qui ont jalonné la construction de son afición en illustrant de façon notable des traits essentiels du comportement des toros de combat. Dans cette perspective, les participants à la soirée sont invités à mobiliser leurs propres souvenirs de toros qui ont fortement marqué leurs premières années d’afición.

Nous vous invitons à nous retrouver le mardi 14 mars 2017 à partir de 20h au sous-sol du Restaurant Loubnane, 29 rue Galande, Paris 5e (M° Saint-Michel).

Participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif de suivie d’un dîner : membres du Club : 28€, jeunes jusqu’à 25 ans (à jour) : 15€, hôtes de passage : 40€.
Rappel. Montant des cotisations : individuels : 60€ : couples 100€ ; jeunes (jusqu’à 25 ans) : 20€.
Afin de faciliter l’organisation et l’accueil, il convient de s’inscrire par mail à l’adresse
clubtaurindeparis@gmail.com

Alejandro Talavante à Paris

Publié par cathiectp le 29 décembre 2016
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AleJandro Talavante © MLBAC

En mars 2007, un jeune matador de 19 ans qui se préparait à confirmer son alternative à Madrid avait répondu, avec son conseiller Antonio Corbacho, à l’invitation du Club Taurin de Paris.

Dix ans après, c’est en tant que figura del toreo que nous avons le plaisir et l’honneur de d’accueillir à nouveau Alejandro Talavante. Il a en effet réussi à associer au plus haut niveau naturel et stylisation, subtilité et puissance, régularité dans le succès (de Olivenza à Saragosse) et surgissement de l’inspiration créatrice en une tauromachie personnelle qui a désormais atteint une maturité impressionnante. Dans son toreo dense et fluide, la pureté du tracé et l’inventivité de la composition contribuent toujours à la justesse de chaque lidia et à la création d’œuvres qui marquent chaque temporada, comme celles réalisées cette année, entre autres lieux, à Colmenar Viejo ou à Valladolid.

Nous vous invitons à venir rencontrer Alejandro Talavante le vendredi 13 janvier 2017 à partir de 20h au Grand salon « Spindler » du restaurant « Chez Jenny » 39, Boulevard du Temple Paris (3e), M° République.

Participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif et suivie du dîner : membres du Club : 35€, jeunes jusqu’à 25 ans (à jour): 15€, hôtes de passage : 50€. Vous pourrez à cette occasion vous mettre à jour de votre cotisation annuelle ou adhérer au Club. Montant des cotisations : individuels : 60€, couples : 100€, jeunes : 20€.
Afin de faciliter l’accueil,
il est impératif de s’inscrire par mail  à l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com

Paco Ureña, un torero de verdad

Publié par cathiectp le 2 décembre 2016
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Le Club est heureux et fier de recevoir Paco Ureña qui a connu des succès marquants après avoir, en 2013, surmonté une période difficile à la suite de son alternative et qui, cette saison, par sa tauromachie qui associe sincérité absolue, pureté d’exécution et ténacité, a fait vibrer Séville puis obtenu l’adhésion de Madrid. L’authenticité de son jeu, parfois non dénué de fragilité, lui confère une intensité émotionnelle très particulière.
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Un instant de la tauromachie épurée de Paco Ureña © Graciosa Verdi

Paco ne saurait dire comment il est arrivé à la tauromachie; Il sait seulement qu’il a toujours voulu être torero alors que ses parents n’étaient nullement aficionados et que, même si dans la Province de Murcia dont il est originaire, les spectacles taurins étaient nombreux, lui-même n’avait aucun contact avec le milieu taurin,

Dès 10/11 ans, Paco fréquente l’école taurine de Murcia et prend un grand plaisir à manier les trastos ; A l’âge de 15 ans, il poursuit son apprentissage à l’école taurine d’Almeria puis, comme il a besoin d’un environnement d’élevages, il décide de quitter le cadre familial et de partir vivre en Andalousie. Il prépare sa valise en cachette et, un beau matin, demande à son père de l’accompagner au bus. Ce jour-là, pour la première fois, il a vu son père pleurer. Au cours de son parcours de formation, Paco va fréquenter aussi l’école taurine de Madrid et se forger dans les dures novilladas de cette région dite « Valle del Terror », réputée pour mettre les novilleros débutants face à un bétail exigeant plus proche du toro adulte que du novillo. Sur ce chemin ardu, Paco a survécu en solitaire mais les nombreuses difficultés affrontées et surmontées l’ont aidé à construire sa personnalité. A la question de savoir comment ont réagi ses parents, Paco dit que cela a été très dur pour eux car, depuis son départ à l’âge de 15 ans, ils ignoraient ce qui pouvait lui arriver. Comme il est une personne très secrète, il leur a toujours caché combien c’était dur pour lui. Un jour, en pleine déprime, il a annoncé en pleurant au téléphone à son père qu’il allait tout quitter et rentrer à la maison, mais son père lui a répondu qu’il n’en était pas question et qu’il devait continuer ! Paco considère qu’il a eu la chance d’avoir les parents qu’il a et qui l’ont toujours appuyé bien qu’il ne leur ait jamais rien dit.

N’étant pas d’une famille taurine, Paco a construit lui même sa propre culture et sa personnalité taurines. Les périodes difficiles de son chemin ont forgé sa personnalité et son toreo, basé sur un grand respect du toro. Il a été très marqué par Juan Mora et par José Tomas. Comme Jose Tomas, il a l’obsession d’oublier son corps à l’hôtel. L’important pour lui est de ne pas se décevoir et de réaliser la tauromachie qu’il veut faire.

C’est en 2006, dans sa ville natale de Lorca, que Paco prend l’alternative mais, très vite, le chemin de Croix commence. Les contrats ne sont pas au rendez-vous et les occasions de sortir de l’anonymat sont pratiquement inexistantes. Avec deux ou trois corridas par an, Paco s’efforce d’y croire, d’espérer mais il est perclus de doutes. Ce sont son amour et son respect du toro qui lui ont permis de garder confiance. En outre, le Mexique a joué un rôle très important au cours de cette période ; alors qu’il était en plein désarroi, très affecté de ne pas avoir de contrats en Europe, il y a reçu un formidable accueil, a pu y toréer et s’y est fait d’excellents amis. Le Mexique l’a beaucoup aidé à réduire son anxiété. Il conserve un attachement fort à ce pays où il aime toréer, comme d’ailleurs au Pérou ou en Colombie.

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Paco Ureña et Araceli Guillaume © Graciosa Verdi

En 2013, le 25 août, Paco Ureña peut enfin confirmer son alternative dans les arènes de Madrid ; devant son second toro de Martin Lorca il coupe une oreille qui, non seulement lui ouvre quelques contrats, mais aussi conduit les Chopera, intéressés par l’authenticité de son toreo, à souhaiter gérer sa carrière ; la longue période de souffrance et de larmes semble toucher à sa fin. De 2014 et 2016, avec les Chopera, Paco va connaître trois grandes années avec des triomphes, mais aussi des échecs. Ainsi, en 2015, la faena inaboutie devant un toro de Fuente Ymbro à Madrid, transformée en lourd échec par une campagne de presse malveillante qui plongea le matador dans une sorte de dépression, fut heureusement effacée par un grand triomphe à Pampelune devant les toros de Escolar Gil avant que, lors de la Feria d’Otoño, Madrid ne célèbre la faena devant le toro « Murciano » d’Adolfo Martin comme une des plus pures et des plus intenses de toute la temporada.

Au cours de ces trois ans, Paco a subi de graves blessures, telle celle de mai 2014 à Madrid, qui lui ont fait vivre un calvaire pour surmonter la douleur et continuer de toréer, mais il a toujours fait face.

Cette année, la saison 2016, a été jalonnée de succès importants : Valencia lors des Fallas ; Séville avec une faena de temple face à un Victorino Martin ; Madrid, une oreille à chacune de ses corridas de la San Isidro ; Malaga avec une faena gratifiante devant un Santiago Domecq. Au cours de toutes ces journées, Paco Ureña s’est trouvé en totale harmonie avec les exigences de son idée du toreo. Il a eu le sentiment d’atteindre la plénitude. A Madrid, il a connu deux après-midis de grande force mentale où il a oublié son corps. A Séville, il n’a pas regretté de ne pas avoir « touché » au sorteo le toro « Cobradiezmos » qui fut gracié par Manuel Escribano. Il déclare même avoir été profondément ému et heureux de voir son ami Manuel s’imposer et mettre en valeur ce toro, excellent mais très exigeant, pensant d’ailleurs qu’il n’était pas certain qu’il eût réussi de la même façon. En outre, Paco Ureña estime positif que l’indulto existe ; c’est à ses yeux une disposition conforme au respect du toro et à l’expression de sa bravoure et nécessaire pour laisser à l’animal toutes les chances, dès lors qu’il a tout donné dans le combat.

Après 26 corridas et de nombreux succès dans des arènes majeures avec des élevages de catégorie, Paco déclare qu’il va être difficile de refaire en 2017 uns saison aussi pleine. Tout en soulignant sa gratitude à la Casa Chopera pour ce qu’elle lui a apporté, il affirme sa satisfaction de travailler désormais avec Simon Casas comme apoderado. Cette situation devrait lui permettre d’être présent dans toutes les grandes ferias et de figurer dans les cartels importants. Mais, il n’envisage pas de modifier fondamentalement son toreo et d’abandonner les élevages auquel il doit beaucoup comme les Albasserada d’Adolfo ou Victorino Martin auxquels il entend rester fidèle.

A propos du thème du nombre de contrats, Paco estime qu’un nombre excessif ne favorise pas la tauromachie parce qu’il est impossible de maintenir un même niveau de perfection pendant 40 corridas, voire plus. Trop toréer dessert la tauromachie car le torero ne peut pas être toujours au mieux de lui-même. Certes, si les figuras qui cumulent les prestations sont figuras, il y a sûrement de bonnes raisons, mais une telle inflation conduit inévitablement à pratiquer un toreo moins authentique. Très exigeant avec lui-même, Paco va essayer de durer le plus longtemps possible mais, compte tenu des exigences de sa conception du toreo, ce n’est pas évident ! Il continuera tant que sa tête et son cœur suivront.

Dans son toreo, Paco continue d’approfondir et d’améliorer les suertes fondamentales ; il travaille notamment avec constance l’estocade qu’il estime ne pas maîtriser suffisamment et où il connaît des performances très irrégulières. Il pense toutefois que si en 2015 à Bilbao, la présidence lui a accordé des oreilles, c’est sans doute plus pour ses deux excellents coups d’épée que pour ses faenas, dont il estime qu’elles n’ont pas été au meilleur niveau. À Madrid en revanche c’est à trois ou quatre reprises que des échecs à la mort l’ont privé de la grande porte.

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Le public attentif du Club © Graciosa Verdi

Lors de la San Isidro 2016, la sincérité absolue dans le toreo de Paco Ureña a touché tous les spectateurs et, parmi eux, les membres d’une équipe mexicaine de tournage cinématographique dont certains étaient a-taurins voire anti, au point qu’il est devenu le torero fétiche de l’équipe qui s’est promis de se retrouver lors d’un « seul contre six » de Paco à Madrid, annoncé pour le dimanche des Rameaux 2017. Paco se dit très ému de savoir que des spectateurs ont pu percevoir ce qu’il essaye avant tout de transmettre, à savoir l’expression de son sentiment et son respect de l’animal mais, malgré les rumeurs, il a le regret de préciser qu’une encerrona à Madrid en début de saison 2017 ne figure pas dans ses projets.

Interrogé sur Pepín Jiménez (de Lorca également), Paco répond que si ce torero, très aimé de son public et important dans sa ville, a eu une influence sur sa culture taurine ce fut tardivement car dans sa jeunesse il ignorait jusqu’à son existence.

Paco aime la France taurine; il y a connu de beaux après-midis et en parle avec sincérité. Il apprécie le sérieux du public français à une réserve près relative aux exigences. Il lui semble en effet que les comportements du public sont différents le matin et l’après-midi, que les niveaux d’exigence ne sont pas les mêmes, que souvent quand le public juge une faena, il ne fait pas la distinction entre les toros durs et les toros commerciaux. Il pense aussi que le public français devrait être moins irrégulier dans ses critères d’appréciation.

A la question de savoir comment il voit le monde taurin et la concurrence, Paco répond qu’il sait d’où il vient, qu’il sait ce qui est dur, ce qu’il a souffert et ce que coûte la lutte, et cela lui permet d’être une « personne bonne » ; Il n’est en concurrence avec personne si ce n’est avec lui-même qui est « son pire ennemi ». Il y a aujourd’hui une tendance à ce que les toreros soient repliés sur eux-mêmes, cette attitude n’est pas bénéfique à la tauromachie; Le torero n’est ni un être exceptionnel ni un être supérieur. Il est simplement capable d’exposer sa personne pour réaliser une œuvre d’art: le torero passe, la personne reste et, pour cela, il faut être bien de façon absolue.

Soirée du 3 novembre 2016 : Javier Jiménez et Jose Luis Peralta

Publié par cathiectp le 28 novembre 2016
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Tour de piste de Javier Jimenez à Séville © MLBAC

Le club a le plaisir d’accueillir Javier Jiménez, accompagné de José Luis Peralta, (neveu de Angel et Rafael) son apoderado de proximité, lui aussi matador de toros. De par son engagement sans faille, son courage, sa lucidité et son art, Javier Jiménez a été l’un des six jeunes toreros qui ont marqué la saison, un parcours couronné par la grande Porte de Madrid.

Avec une grande lucidité et un sens remarquable de l’analyse de ses atouts et de ses lacunes, Javier va faire le récit de son parcours depuis son entrée à l’école taurine d’Espartinas. Pourquoi Javier a-t-il choisi de passer par l’École Taurine? À 12/13 ans, Javier avait une grande aficion. Comme il était plutôt gros, son père lui avait dit, « je vais te présenter au père d’Espartaco, il va te faire maigrir ». Javier partagea alors son temps entre l’école taurine d’Espartinas et l’apprentissage dans les tientas sous la tutelle et la poigne d’Espartaco père, ancien torero puissant aux grandes capacités techniques, qui lui a injecté le venin des taureaux. Il l’a surtout beaucoup aidé à affirmer son toreo et lui a également tout appris sur la vie et comment vouloir être le meilleur pour devenir un homme.

Après chaque novillada, il reprenait avec Javier les faenas et le conseillait très fermement pour qu’il s’améliore. Javier toréait avec Borja, son frère cadet, qu’il considère plus doué que lui pour le toreo… Javier a tué son premier novillo à 14 ans. Ce jour là, les deux frères étaient à l’affiche à Espartinas. Son frère coupa la queue de son premier novillo et Javier seulement une oreille. Cette concurrence entre les deux frères l’a beaucoup motivé. Par ailleurs, Canal Sur, avec son cycle de novilladas de promoción, lui a permis de se faire connaître. En deux ans, dans les années 2008-2009, Javier a toréé sans chevaux 70 novillos. Puis il a débuté avec chevaux au Mexique en 2010. Dans son parcours en piquée, il a vite été en tête de l’escalafón mais il n’était pas satisfait de son toreo dont il estimait qu’il manquait de sentiment et d’art. Il a changé d’apoderado en 2013 et cela fait donc trois ans qu’il travaille avec José Luis Peralta.

Avec José Luis, Javier a établi des relations personnelles qui lui permettent de mieux s’auto-analyser. Ils s’entraînent ensemble, et il se soumet à une préparation physique intense. Jose Luis lui apporte son expérience et lui enseigne le maniement de la muleta au cm près. L’impératif « siente lo ».

En quelques mois, Javier a évolué de manière significative, tant au plan technique qu’au plan personnel. Le toreo n’est pas une guerre mais une affaire de sentiment. Jose Luis a fait vivre chez Javier l’espoir, l’enthousiasme, la passion, en un mot « la ilusión ».

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Javier Jimenez entouré par Araceli Guillaume, Jose Luis Peralta et Jean-Pierre Hedouin © MLBAC

En 2013, au début de sa dernière saison de novillero, il coupe une oreille à Valence, à Séville et à Madrid. Du coup, il constate de la part des aficionados une attitude différente; Ils le considèrent désormais non plus comme un jeune torero technique, vaillant et « bagarreur » mais comme un jeune qui peut « dire le toreo ».

La question s‘est alors posée de l’opportunité de prendre l’alternative et où la prendre ? Il rêvait de la Maestranza mais les cartels étaient bouclés et il a fallu un mouvement social à Séville pour que cela puisse se faire. Il a donc pris l’alternative le 3 mai 2014 avec Ponce comme parrain et El Cid comme témoin ; Ce fut pour lui un jour très heureux qui reste gravé dans sa mémoire. Il se souvient que, pendant toute la « tarde » les deux maestros furent très attentifs, très présents pour le rassurer, l’encourager et faire en sorte que tout se passât bien. Javier s’est alors rendu compte de la chance qu’il avait de toréer avec des grands avec la volonté de toujours essayer de s’élever à leur hauteur. Il a aussi compris que ses muletazos étaient devenus très différents et le public lui-même en a été surpris.

Javier revient sur son plaisir de toréer en compagnie des figuras et évoque la saine rivalité de toréer avec son frère. Alors qu’en famille, il est très proche de lui, dans l’arène, c’est un vrai combat.

Il se rappelle aussi une faena à Séville, au printemps 2015, où il était très sûr de lui, très décontracté; Il pensait que ce serait le jour de sa vie. Ce fut exactement l’inverse: il a perdu la muleta plusieurs fois, a mal tué…. Comme quoi dans l’arène, il faut être sûr de soi mais pas trop… Cet échec lui a beaucoup apporté. Il a eu du mal à retrouver la ilusión, mais il a finalement réussi. Après sa bonne journée de Madrid lors de sa confirmation (15 aout 2015), il y eut d’autres bonnes sorties. Javier se rappelle que sur le chemin du retour, avec son père, il s’était interrogé sur les raisons qui le poussaient à être torero. En se posant la question, Javier a réalisé que c’était non seulement la plaisir du toreo qui l’attirait, plaisir qu’on peut aussi connaître en tienta, mais surtout celui de rendre les gens heureux. « J’aime toréer pour le public; Sa pression est difficile à vivre mais c’est le tandem toreo et public qui donne la plénitude au fait de toréer. »

Après la belle saison 2015, José Luis était un peu perplexe car il voyait que Javier n’arrivait pas à définir son toreo. Certes, Javier est très aidé par sa taille, sa ceinture, mais quelque chose n’allait pas. Ils ont travaillé intensément pour bien dégager sa personnalité et trouver un toreo qui lui corresponde vraiment. D’ailleurs le lendemain de Madrid, Espartaco père avait été très exigeant avec Javier pour corriger ce qui lui semblait être des défauts.

La corrida du 5 avril à Séville a été pour Javier un grand révélateur. Son premier taureau de Torrestrella était faible mais plein de qualités. Javier a tout de suite vu qu’il pourrait réaliser une grande faena, il a demandé à sa cuadrilla de le ménager et a pu lui donner des passes de haute qualité. C’est ce jour-là, qu’il a compris que José Luis lui donnait de très bons conseils.

José Luis estime que, tout en sachant toréer des taureaux monumentaux, Javier est devenu un torero de grande profondeur. De son point de vue, le plus important est de réaliser un toreo pur, profond, et d’être toujours exigeant avec soi-même. Il considère, par exemple, que le toreo à genoux est un toreo secondaire dont il ne faut pas abuser.

A Pampelune, cette année, Javier s’est fait très violemment bousculer par un toro de Cebada Gago ; il ne sentait plus ses jambes et avait perdu connaissance et mémoire. A l’infirmerie, contre l’avis des médecins, mais encouragé par son frère qui, au téléphone lui disait que, malgré la douleur, il devait retourner dans l’arène, il a voulu revenir toréer car, pour lui, il était hors de question de ne pas le faire. Il eut beaucoup de mal à tuer son premier taureau; À son deuxième taureau, il avait mal partout mais s’est subitement souvenu que, contrairement à son habitude, sa mère le regardait à la télévision et il lui a dédié son toro avec des paroles rassurantes. Ce fut une tarde héroïque où Javier, outre les qualités de son toreo, a montré, sa capacité à faire face et à surmonter les difficultés.

José Luis estime que Javier peut s’enorgueillir d’avoir su dominer nombre de difficultés et d’avoir fait évoluer son toreo; ce n’est pas seulement la ténacité qui l’a fait arriver là où il est. Javier abonde dans le même sens et apprécie en José Luis son aptitude à  « déceler les qualités que tu portes en toi et à t’aider à les exprimer. »

Après cet exposé, Javier s’est gentiment prêté au jeu des questions avec la salle.

A la question de savoir ce qui va changer avec l’intégration de Simon Casas dans l’équipe, il répond que l’organisation « Simon Casas production » va lui permettre d’entrer dans des des plazas où il n’avait pas accès et contribuer ainsi à son évolution artistique. Il ajoute que Simon.Casas n’est pas un homme d’affaires ordinaire et que, s’il n’est pas un faiseur de miracles, il va faire évoluer le monde taurin empresarial.

A la question de savoir quel serait pour lui le nombre idéal de corridas, il répond que l’objectif est d’être présent dans toutes les grandes ferias; Naguère, quand il y avait davantage de spectacles taurins, le nombre idéal aurait pu être de 70. Aujourd’hui, compte tenu de la réduction du nombre de courses, ce chiffre n’est pas réaliste. Le nombre idéal serait donc d’une quarantaine mais avec une participation à toutes les grandes ferias. Il est conscient du fait qu’il ne pourra pas monnayer à l’infini la grande porte d’août dernier à Madrid car, dans cette société de consommation, les succès sont vite consommés et oubliés d’autant plus que la concurrence est forte. Les succès s’obtiennent au jour le jour…

A la question de savoir quel serait le cartel idéal, le maestro répond qu’il aimerait confirmer l’alternative à son frère à Madrid avec, pour témoin, Sébastien Castella qui est un ami de son frère et que Javier respecte beaucoup. Quant aux taureaux, l’important pour lui est qu’ils soient des partenaires qui chargent. Les Santa Coloma sont un de ses encastes préférés car il les comprend bien et il avoue un petit faible pour le bétail de La Quinta.

Quant à sa relation avec les figuras, Javier ne ressent aucune réticence de leur part à le laisser entrer dans les cartels et il pense que, en tant que jeune torero, il peut, sans leur faire d’ombre car elles n’ont plus rien à prouver, s’autoriser à rivaliser aux quites avec eux comme il l’a fait avec Morante à Séville.

Joaquim Grave, éleveur et forcado

Publié par cathiectp le 26 novembre 2016
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

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L’éleveur Joaquim Grave © DR

Le Club taurin de Paris reçoit, le 8 décembre, l’éleveur portugais Joaquim Grave.

Si la France compte des terres taurines, le Portugal est aussi une grande terre de toros avec ses élevages, ses arènes, ses aficionados, sa modalité d’adaptation de la corrida « à l’espagnole » et surtout la tourada, jeu spécifique  associant les évolutions des cavaleiros et la pega des forcados.
Pour nous permettre de mieux connaître et comprendre la culture de los touros au Portugal dans son histoire, son actualité et son devenir, le Club taurin a sollicité l’expertise et l’expérience de Joaquim Grave, qui est tout à la fois un éleveur, responsable d’un des fers les plus prestigieux de l’élevage lusitanien qui rassemble plusieurs branches distinctes de Parladé, celui à la devise bleu et jaune de Murteira Grave, un toureiro qui a combattu au sein d’un groupe de forcados de Santarém, un aficionado d’une exceptionnelle qualité au discernement reconnu par les professionnels, enfin un vétérinaire expert qui, de surcroit, honore de son amitié le Club taurin de Paris. Nous aurons ainsi le plaisir de le recevoir  le jeudi 8 décembre 2016 à partir de 20h, à une nouvelle adresse  pour le Club : restaurant Beaurepaire, 1 rue de la Bûcherie 75005 Paris.

Participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif et suivie du dîner : membres du Club : 35€, jeunes jusqu’à 25 ans (à jour): 15€, hôtes de passage : 50€. Vous pourrez à cette occasion vous mettre à jour de votre cotisation annuelle ou adhérer au Club. Montant des cotisations : individuels : 60€, couples : 100€, jeunes : 20€.
Afin de faciliter l’accueil,
il est impératif de s’inscrire par mail à l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com

 

Le 22 novembre, Paco Ureña au Club taurin

Publié par cathiectp le 13 novembre 2016
Publié dans: LES REUNIONS. 1 commentaire
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Paco Ureña © Graziosa Verdi

Peu de toreros sont capables, à quelques semaines d’intervalle, de susciter les olés prolongés par lesquels Séville se plait à accompagner les œuvres d’art et ceux, puissants, qui, à Madrid, ponctuent les gestes de toreo de verdad. C’est ce qu’a réussi, au printemps dernier devant les Victorino dans la Maestranza, et à deux reprises à Las Ventas, ce matador dont l’afición s’accorde à reconnaître qu’il associe dans son toreo sincérité absolue, pureté d’exécution et ténacité sans concession.

L’authenticité de son jeu, non dénué parfois d’une certaine fragilité, confère une intensité émotionnelle toute particulière à sa tauromachie. Après les années ingrates qui ont suivi l’alternative, en imposant son classicisme dépouillé aux toros des élevages les plus encastés, il est devenu un des toreros les plus attendus de Madrid.

C’est pour le Club Taurin de Paris un honneur et un plaisir d’accueillir Paco UREÑA le mardi 22 novembre 2016 à partir de 20h au Grand salon « Spindler » du restaurant « Chez Jenny », 39, Boulevard du Temple Paris (3e), M° République.

Participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif et suivie du dîner : membres du Club : 34€, jeunes jusqu’à 25 ans (à jour): 15€, hôtes de passage : 50€. Vous pourrez à cette occasion vous mettre à jour de votre cotisation annuelle ou adhérer au Club. Montant des cotisations : individuels : 60€, couples : 100€, jeunes : 20€.

Afin de faciliter l’accueil, il est impératif de s’inscrire par mail à l’adresse   clubtaurindeparis@gmail.com

 

Javier Jimenez au club le 3 novembre 2016

Publié par cathiectp le 23 octobre 2016
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire
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Javier Jimenez sur le sable de la Maestranza pour la San Miguel 2016 © MLBAC

Au cours de la saison 2016, celle des valeurs émergentes, il est le matador révélation de la temporada. Après une solide et patiente formation dans les rangs des novilleros et une alternative reçue en avril 2014, il a enfin imposé son engagement sans faille et la variété expressive de son toreo dans les plus grandes arènes. Séville, Pampelune, Malaga et Saragosse furent témoins de cette nouvelle maturité et de l’équilibre trouvé entre courage, lucidité et art. Madrid y a mis le sceau d’une sortie en triomphe par la grande porte le dimanche 21 août dernier. Succès qui ouvre des portes et lui permet d’intégrer, tout récemment, un groupe de production taurine de poids.

Amis aficionados, vous avez reconnu la trajectoire du matador d’Espartinas Javier JIMENEZ que le Club taurin de Paris aura le plaisir d’accueillir, en compagnie de son apoderado José Luis Peralta, le jeudi 3 novembre 2016, à partir de 20h, au Grand salon « Spindler » du restaurant « Chez Jenny » 39, Boulevard du Temple Paris (3e), M° République.

La participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif et suivie du dîner est de 34 € pour les membres du Club,  de 15 € pour les jeunes jusqu’à 25 ans (à jour), et de 50 € pour les hôtes de passage. Vous pourrez à cette occasion vous mettre à jour de votre cotisation annuelle ou adhérer au Club. Montant des cotisations : individuels : 60€, couples : 100€, jeunes : 20€.

Afin de faciliter l’accueil, il est impératif de s’inscrire par mail à l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com

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