Cette année, plusieurs actuaciones remarquées lui ont valu de figurer à l’automne à Madrid, ou devant trois toros de Victorino Martin, du fait de la blessure de Roman, il a coupé l’oreille de chacun des trois et est donc sorti par la Grande Porte, entrant ainsi parmi les révélations de la temporada 2023. Il est aussi devenu l’un des toreros préférés de l’afición madriléne après sa confirmation d’alternative le jour de Pâques, sa présence à Las Ventas face aux toros de Robert Margé en juillet, et enfin, sa qualification en tant que finaliste de la Copa Chenel, où, à chaque fois, son style, son placement et sa vaillance se faisaient remarquer.
Il a également été apprécié pour ses excellentes prestations à Pamplona après un dur combat avec son lot d’Escolar Gil et à Saragosse devant des Palhas le jour de l’Hispanité, puis lors du festival à Séville le 15 octobre où il a obtenu une oreille et la vuelta du toro de Domingo Hernández.
Originaire d‘Espartinas, près de Séville, sa vocation est née des tientas auxquelles il assistait enfant. A cette époque, ses toreros préférés étaient Espartaco, Manzanares (père), Miguel Abellán, et plus tard, El Juli, pilier de sa passion
Novillero en vue, Borja Jiménez a pris l’alternative sévillane en 2015, sans contrat comme c’est souvent le cas, le Maestro s’est entrainé chaque jour pendant plusieurs années. Cette année, c’est la Copa Chenel qui lui a permis de montrer sa bonne disposition. Il vit à Salamanque chez son apoderado Julian Guerra.
Nous avons été très heureux de recevoir le Maestro Borja Jimenez, nous le remercions et sommes impatients de le revoir bientôt dans les Ruedos en Espagne et en France.
Texte Myriam Comte Photos Jean-Yves Blouin, membres du Club Taurin de Paris
Maxime Ducasse, banderillero nîmois retiré depuis 2018 après une trentaine d’années au service de nombreux matadors français ou espagnols, était l’invité ce lundi 13 juin du Club Taurin de Paris.
Soirée dédicace organisée à l’occasion de la parution de son livre « La Cour des Grands », né de ses comptes-rendus annuels envoyés fidèlement chaque année à Jacques Durand, grande plume de l’aficion. C’est d’ailleurs ce dernier qui l’a convaincu d’en faire un livre et qui lui a offert la brillante préface
Maxime ne se prend pas pour autant pour un auteur, mais avec la pudeur et la modestie qui le caractérisent, il nous offre un cadeau précieux à travers ce livre qui nous entraine dans le quotidien d’un subalterne de la corrida. Un témoignage rare un livre vrai et attachant, tout à l’image de son auteur
Ce fut son éditrice, Marion Mazauric, qui ouvrit la soirée. A la croisée de ses trois passions, les livres, les chevaux et les toros, la fondatrice des Éditions Au Diable Vauvert faisait d’une pierre deux coups en venant à Paris : fêter les cinquante ans de Nicolas Rey, son auteur fétiche et soutenir MaximeDucasse peu habitué à se retrouver sur le devant de la scène et encore moins devant des aficionados parisiens
La présence de Marion Mazauric permit aussi de mettre en lumière le lauréat 2023 du Prix Hemingway, Sébastien Ambit, membre du Club Taurin de Paris qui nous présenta fièrement son trophée et nous raconta comment l’idée de sa nouvelle « La Clémence de Titus » lui était venue lors de la dernière assemblée générale du Club lorsqu’un des membres présents, évoqua « un public commun » entre la Corridaet l’Opéra
Vint ensuite la présentation du Livre de Maxime Ducasse, qui regorge d’anecdotes sur ce monde si discret et rarement mise en lumière des différents acteurs que sont les péons, les picadors, les valets d’épée, les chauffeurs…
De sa découverte de la corrida à 5 ans, entre sa mère et son oncle dont il garde des flashs en mémoire, à sa double despedida Nîmoise et Sévillane en 2018, Maxime Ducasse y relate temporada après temporada, son cheminement heureux dans son rôle de banderillero.
Un subalterne certainement pas frustré de ne pas avoir été le matador que, comme tout enfant débutant, il rêvait d’être. « Ce que tu dois devenir,c’est le toro qui te l’apprend », nous glissa-il à la fin de cette belle soirée qui combla les participants
La traditionnelle fête du Club a été enrichie par l’hommage à Jean-Pierre Hédoin qui en a été le Président pendant 24 ans.
Les membres présents se sont essayés aux divers aspects du toreo de salon (cape et muleta) avec les conseils éclairés des deux practicosJérôme et Manuel.
Deux équipes encouragées par leurs animatrices, Delphine et Élisabeth, se sont affrontées dans la redoutable épreuve du Quizz taurin, animée par Jean-Pierre et Thierry.
Puis vint l’émouvant hommage à Jean-Pierre pour avoir porté haut les couleurs du Club Taurin de Paris pendant 24 ans.
En sa qualité de plus ancienne des membres, Chantal a pris la parole avec sa bienveillance habituelle, suivie par Marie-Luce qui lut un message d’amitié d’Emmanuel (absent), compagnon de tendido de longue date, et de Francis, complice depuis plus de 50 ans
Pour matérialiser ces remerciements, Jean Pierre a reçu en cadeau deux livres anciens: Espartero etGuerrita por Selipe (édité à Séville en 1894) et un recueil des exemplaires de l’année 1916 de la revue LaLidia, ainsi qu’une magnifique sculpture de Jean-René Laval. Comme on pouvait s’y attendre, il nous a fait, à chaud, quelques commentaires sur les deux ouvrages et sur la période à laquelle ils se réfèrent.
Hommages et remerciements ont été consignés sur un livre d’Or que les membres absents pourront, s’ils le souhaitent, compléter à la prochaine réunion qui se tiendra le 12 juin.
La traditionnelle tombola aux nombreux prix (livres/affiches/photos/objets) s’est déroulée pendant l’apéritif dînatoire à connotation espagnole.
Un grand merci à Ursula pour avoir permis l’organisation de cette belle après midi.
(photos de Jean-Yves Blouin , texte Myriam Comte relecture et enrichissement Marie-Luce)
Jean-Marie Magnan a écrit « la corrida est une mémoire ». En effet les aficionados aiment se remémorer les grands moments qu’ils ont vécu : telle faena, tel grand toro, telle « rencontre » entre un toreo et un toro…
Nul n’était plus légitime que notre Président d’honneur, Jean-Pierre Hédoin, grand aficionado pourvu d’une mémoire prodigieuse, pour évoquer ce sujet.
Francis Wolff rappelle qu’il a vu environ 1800 corridas dont la moitié vécue à côté de Jean-Pierre Hédoin. Il garde trois souvenirs en mémoire :
San Sebastian : il y a vu la plus grande faena de Curro Romero. Une vingtaine de passe à un toro de Perez Tabernero. Madrid, San Isidro, toros de Juan Pedro ; corrida la plus courte de sa vie ; durée une heure 20. Les 6 toros étaient par terre. Bayonne, 1975, le modeste Sebastian Cortes fait la faena de sa vie.
Il donne la parole à Jean-Pierre Hédoin pour « Les souvenirs de nos 20 ans ».
Quels souvenirs taurins peut-on avoir ?
Il y a le souvenir de la première course. Jean-Pierre a vu sa première à 10 ans dans le sud (Bayonne). Au cartel, Luis Miguel Dominguin qui reprenait l’épée, Bienvenida et Antoñete. Il conserve en mémoire le desplante classique de L.M à genoux, de dos, souriant à la foule. Grand bonheur, car il retrouve les images vues dans le magazine du groupe l’Equipe où Paco Tolosa publiait quelques articles. Impressionné aussi par une mise en suerte de Bienvenida.
Le second souvenir, c’est la première corrida complète (redonda) : celle où tout se passe au mieux : bétail et toreros. Exemple la corrida « dite du siècle » de Victorino à Madrid en 1982 (que Jean-Pierre n’a pas vu en réalité, seulement à la télévision). Sa 1ère corrida complète eut lieu à San Sebastian. Une corrida d’Atanasio Fernandez pour Diego Puerta, Paco Camino et El Viti. Ce fut une corrida triomphale qui eut lieu le 16 aout 1963. Puerta, toreo allègre, engagé, est vêtu de Nazareno y oro, Paco Camino puissant dominateur est en saumon et or, El Viti, classique et templé, en blanc et or. Si les souvenirs des costumes sont précis, il n’a gardé aucun souvenir du comportement des toros.
Vient le souvenir de la corrida historique ; celle qui, au-delà de la mémoire individuelle, fait partie de la mémoire collective de l’aficion. En juillet 1964, à Valencia, pour El Cordobés (Manuel Benitez) qui est dans sa grande année, c’est un triomphe absolu qui relevait de l’irrationnel.
Souvenir de « Grande surprise », soit un succès inattendu ou sans lendemain : ce fut en 76, à Bayonne, Cortes fait la faena de sa vie. Ou encore à Malaga en 1995, lors d’une corrida nocturne en mano a manoManuel Diaz Cordobes et Javier Conde. Un toro de Jandilla pour Conde. Una tarde de toreo soñado. Création comme dans un rêve.
Souvenir d’une corrida de démesure extrême pour la sauvagerie des toros, l’engagement des toreros hommes, et le dérèglement de la météo à Dax 1965 : Atanasio pour Fermin Murillo, Cordobes et Amador. Orage pluie. Tous blessés. Plus de matadors en piste.
Les corridas où l’on est touché par ce que l’on n’a jamais vu : Ojeda en 1983 à Nîmes
Dans tout souvenir on accumule les éléments de singularité (date, lieu, compagnons, anecdotes) et on accorde à cette singularité une valeur générale. Le salut de cape qui, à vos yeux, représente l’essence du salut de cape, l’estocade qui vous apparaît comme l’essence de l’estocade, etc.
Estocade en 78 par El Viti survenue au terme d’une faena. Une naturelle, une passe de poitrine, et, sans pause ni rupture, toro cadré le coup d’épée est porté. El Viti toréait avec l’épée de vérité. Bref, l’estocade au moment juste. Plus récemment Emilio de Justo à Madrid devant un Puerto de San Lorenzo. Perfection du coup d’épée. Estocade décomposée à la perfection, la main gauche guidant la tête parfaitement. Un cas d’école.
Paire de banderilles, des souvenir de poses simples.
Faena de Curro Romero en 1973 à San Sébastian. Jean-Pierre était avec un ami qui voyait une course pour la première fois. En sortant, ce néophyte se souvenait de cette faena et ne parlait que d’elle. Ce qui était marquant était le caractère étroit du leurre, une muleta rétrécie. Faena composée essentiellement de naturelles. Le second : Paquirri en 1979 à Madrid face à un Torrestrella, Buenasuerte, une grande faena de poder a poder qui reste dans l’histoire. Pour raviver les souvenirs, on s’appuie sur des photos, des textes et des éléments de la mémoire.
L’assistance propose des noms, pour susciter les souvenirs marquants de l’intervenant à propos de tel ou tel torero.
Enrique Ponce Août 1999 à Bilbao : un Victorino encasté et exigeant (Cucareño) une vraie faena de domination, suivie hélas d’une catastrophe à l’estocade. Avril 2006 : Séville 2 toros de Zalduendo, difficiles et exigeants, il a imposé sa tauromachie aux deux. Premier prix de la rencontre du Club pour le second, Lazarillo.
Rafael de Paula Séville 1974, en vert olive et noir, souvenir de cape. Madrid 74, jour de sa confirmation en gris et or. Il a fait un quite magnifique, pas plus.
Joselito (Arroyo) : faena à Santander face à un Torrestrella, très construite. Une estocade à Séville.
Jose-Maria Manzanares Une faena parfaite en 76 à Bilbao à un toro de Buendia. La norme à Bilbao est de ne pas lancer la musique avant que le torero n’ait pris la gauche ; et là le président a déclenché la musique. A Dax, en 1989, toro de Maria Luisa Perez de Vargas Bigotudo ; faena courte mais dense, lenteur, précision et justesse réunies.
Paco Ureña Madrid 2015, face à un toro d’Adolfo Martin. Très engagé. Bilbao : 4 oreilles en 2019 devant un Jandilla.
Paco Ojeda À Nîmes, découverte au printemps 1983 d’une tauromachie révolutionnaire. Choc de la surprise. Une tauromachie réellement différente
Jose Tomas En avril 2000 à Saragosse : il est pris deux fois et blessé à deux reprises et continue, héroïsme hors norme. Une tauromachie qui offre son corps dans le toreo. Au Puerto, encore en 2000 avec un vent épouvantable. Il a templé les toros et le vent au centre de l’arène.
Antoñete Il supportait la charge de loin ; caractère dépouillé de son toreo
Bienvenida Distance et mobilité
Juli Sa blessure au visage à Bilbao en 2001 toute la volonté et la caste du jeune torero et en 2010 à Séville, maestro à ses deux toros pour sa 1ère Porte du Prince effective
C’est la partie la plus difficile car il existe une très grande variété de dimensions dans le jeu et le comportement des toros, les plus spectaculaires, les plus complets, les plus émouvants., les plus sauvages (fiero), les plus propices au toreo (fijo)
La première difficulté est liée à tous les paramètres nécessaires à la connaissance du toro.
La seconde : jeune aficionado, on s’intéresse aux passes, on s’intéresse peu aux toros. Peu à peu, l’aficionado évolue dans sa lecture des courses.
Apprendre à lire un toro. Sont évoqués quelques toros qui entre 65 et 75 ont constitué des jalons et repères dans la lecture du jeu des toros
Nîmes en 1965, un Atanasio Fernandez lui a fait comprendre ce que voulait dire « mettre les reins. » Bilbao 1971, un toro qui fait mieux saisir la signification de l’expression « faire l’avion » Valencia 1965 un Juan Pedro Domecq lui a fait comprendre la notion de toro à l’attaque. Si un toro est brave, il l’est dans les 3 tiers. En 1974, Séville, Abrileño de Torrestrella pour Diego Puerta. Toro complet, alegria dans le galop et dans l’attaque. Un Miura Dax à la même époque. Toro à la puissance et agressivité incarnées. Plus récemment à Colmenar Viejo en 2021, le toroFinito de Zacarias Moreno, une bête constamment à l’attaque. Il partait sur toutes les cibles. Très bien toréé par Urdiales.
Faire ce travail autour de ses souvenirs, cela vous apprend beaucoup sur votre cheminement d’aficionado. On n’est pas dans la vérité, mais dans un retour sur la construction de son aficion. Le souvenir taurin est extrêmement, changeant, fragile, subjectif. Le dialogue entre la mémoire collective et le souvenir de l’aficionado est nécessaire. Lire, participer à des colloques pour confronter ses souvenirs.
Quelle est sa dernière grande émotion récente ? Il y en a trois et elles sont à Séville. Romero coupe 2 oreilles en 99, en 2016, Manuel Escribano fait gracier un toro de Victorino Martin, et, le 10 mai 2019, Pablo Aguado fait toréer Séville dans la rue et réveille Morante. C’est une forme de bonheur. A l’inverse, on peut aussi avoir un sentiment de grande solitude par exemple, quand on ressent un fossé entre son impression et les réactions de la majorité du public.
Mais une chose est sûre, le cœur de Jean-Pierre est à Séville.
Ci-dessous le lien qui vous permettra d’écouter ou de réécouter l’intervention de Jean-Pierre Hédoin avec la complicité de Thierry Vignal et Francis Wolff.
Dans un contexte difficile pour la tauromachie, il importe de mettre en valeur les démarches tournées vers l’avenir comme celle de la société Lances de futuro, créée en 2006, et qui, depuis, a relancé le rayonnement de nombreuses arènes dans plusieurs régions d’Espagne.
Ses réussites les plus récentes et les plus marquantes furent de faire des arènes d’Algeciras en 2018 et de Grenade en 2019 un lieu majeur de ces temporadas en y accueillant les apparitions de José Tomas. A l’automne dernier, son directeur, aficionado practico et éleveur s’est engagé pour cinq ans dans la gestion des arènes historiques de Cordoue et dans la conduite de la carrière de Paco Ureña, s’affirmant ainsi comme une personnalité clef de la prochaine temporada et un acteur majeur de la promotion de la fiesta.
C’est donc pour le Club Taurin de Paris un réel honneur et grand plaisir de recevoir José María Garzón, impresario, apoderado et aficionado, le vendredi 28 février 2020 à partir de 20h.
Participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif et suivie du dîner : membres du Club : 35€, jeunes jusqu’à 25 ans (à jour): 15€, hôtes de passage : 50€.
Vous pourrez à cette occasion vous mettre à jour de votre cotisation annuelle ou adhérer au Club. Montant des cotisations : individuels : 60€, couples : 120€, jeunes : 20€.
Afin de faciliter l’accueil, il est impératif de s’inscrire par mail à l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com .
L’adresse sera communiquée lors de l’inscription.
Pour commencer l’année Le Club Taurin de Paris, le Ruedo Newton et Culture Afición, vous proposent une grande soirée !
Affiche du film Un Philosophe dans l’arène
En effet, afin de répondre à la demande de leurs membres, les trois clubs parisiens organisent une projection privée du film Un philosophe dans l’arène (Un filosofo en la arena) réalisé par Jésus Muñoz et Aaron Fernandez, sorti au Mexique en février 2019, actuellement diffusé dans plusieurs pays d’Amérique latine mais ne bénéficiant pas de diffusion publique en Europe. Cette œuvre, consacrée au philosophe Francis Wolff, s’attache à suivre en l’illustrant à travers continents et rencontres, comment un penseur humaniste vit son afición pour la corrida de taureaux et conduit une réflexion sur son statut, son évolution et son devenir dans le contexte des mouvements d’idées contemporains.
Comme tel, ce film d’aventure personnelle et intellectuelle n’est pas prioritairement destiné aux aficionados, c’est pourquoi nous demandons expressément à tous nos membres de mobiliser, parmi leurs amis ou relations, toutes les personnes susceptibles d’être intéressées par une réflexion sur les questions que pose l’existence de la corrida dans le monde contemporain et de les inviter à participer à cette présentation, suivie d’un débat avec le metteur en scène et le principal protagoniste.
Cette présentation aura lieu le lundi 13 janvier 2020 à 20 h précises
A cette occasion sera également présenté le livre Francis Wolff, Moments de vérité, écrit par Pierre Vidal, présent à la soirée, et consacré au parcours personnel et tauromachique de Francis qui vient d’être publié aux Editions Gascogne. Notre ami Francis et l’auteur Pierre Vidal dédicaceront l’ouvrage à l’issue de la projection.
Participation aux frais : 15€ – Gratuit pour les jeunes de moins de 25 ans.
Compte tenu des horaires serrés et exigeants de la salle de projections, qui implique un début de projection à 20 h 10 précises, l’accueil des participants commencera à 19 h 30 et il est vivement recommandé de ne pas arriver après 20 h.
Il est indispensable de vous inscrire exclusivement à l’adresse unphilosophedanslarene@gmail.com en précisant vos nom et prénoms et le nombre de personnes. le lieu sera communiqué lors de l’inscription. Merci de votre compréhension.
Comme chaque année, les membres du Club taurin de Paris se sont retrouvés en fin de saison pour tenir leur assemblée générale, faire le bilan de la temporada et, comme ils le font depuis 2006, désigner la rencontre de la saison qui leur est apparue la plus importante entre un taureau remarquable par sa combativité et sa classe et un torero qui a su mettre à profit ces qualités pour dessiner le meilleur toreo.
Pour ce prix, seuls peuvent faire des propositions les membres du Club qui ont assisté en direct à la rencontre qu’ils privilégient. En revanche, le vote est ouvert et tout membre peut se prononcer pour une rencontre à laquelle il n’a pas assisté en direct mais dont il valide l’importance pour l’avoir vue en image ou l’avoir entendue relater avec précision
Pour la Saison 2019, ont été proposés :
3 tours de scrutin n’ont pas permis de départager :
« Ingenioso » de Vegahermosa, 6e toro du samedi 7 septembre à Arles, par Juan Bautista (gracié) ;
« Gruñidor » de Vegahermosa, 6e toro du vendredi 23 août à Bilbao, toréé par Paco Ureña;
Depuis la création du prix, le palmarès est le suivant :
Pendant plus d’une heure, devant une assistance nombreuse et intéressée, notre invité nous a fait revivre l’histoire de la ganaderia, de sa création au début des années 80 à ses nombreux succès actuels.
Depuis ses débuts à Valencia en 1992 (en remplacement d’un autre élevage) où Joselito, Ponce et Litri coupèrent 5 oreilles, malgré quelques années sombres après un échec retentissant à Séville en avril 2002, l’énorme travail de l’éleveur pour produire des toros, qui plaisent à la fois aux toreros et à tous les publics avec leurs spécificités, a permis à la ganaderia de revenir au 1er plan et d’être, depuis une quinzaine d’années, présente dans les férias les plus importantes et d’y connaître de grands succès.
En se limitant aux deux dernières temporadas, Justo Hernandez garde un souvenir particulier de « Pinturero », toréé par Luis David à Bilbao en août 2019, de «Barquito», toréé par Cayetano, qui a reçu le « Toro de Oro » 2019, au meilleur toro de la feria de Salamanque, de « Corchero », gracié par El Juli à Jerez et, bien sûr de « Orgullito », gracié par El Juli en 2018 à Séville qui, pour l’élevage, est devenu un toro historique.
Avec une grande modestie, Justo Hernández estime qu’il est au milieu du chemin et qu’il ne doit pas relâcher ses efforts s’il veut réussir à maintenir cette qualité résultant d’un équilibre fragile. Dans cette entreprise, il demeure un homme du campo qui pense et agit comme un éleveur mais qui observe et analyse comme un torero.
Zaragoza, Jaen, Nîmes… ces férias annoncent la fin de la temporada européenne et, pour les aficionados, après le temps des pérégrinations, sur les routes de France et d’Espagne ou sur un canapé devant la télé, vient celui où on revit la saison en parlant Toros au sein des Clubs et peñas.
Pour rester fidèle à cette tradition, le Club Taurin de Paris a fait sa rentrée. C’était le mardi 29 octobre, avec Román qui a accepté, au pied levé, de remplacer Juan José Padilla défaillant. En tant qu’ancien élève du lycée français de Valencia, il a aussi accepté de s’exprimer en français et nous avons pu constater que, quoiqu’il en dise, il est parfaitement bilingue.
C‘est avec la même authenticité dans l’engagement et la même sincérité souriante qu’il montre en toréant, qu’il a abordé l’analyse de sa jeune carrière, sa relation aux toros et son approche personnelle du toreo.
Lucide et précis sur son parcours, Román avance sur le toreo et le métier de matador des analyses et réflexions simples, claires et dénuées de tout pathos. Comment a-t-il vécu la Grande Porte de Madrid ? Arrivé à l’hôtel, surpris de ce succès, il s’est dit que finalement ce n’était pas si compliqué que cela ! Sauf que, la fois suivante, quand il a essayé de le faire de nouveau, il n’a pas réussi ! Sur la récente cornada de Madrid qui lui a arraché la fémorale, il avoue sa peur et dit avoir songé en arrivant à l’infirmerie et en voyant son sang se répandre à flots, que c’était un toro de Iban qui avait tué son ami Fandiño. Et de conclure sur la fémorale déchirée et le sang perdu : « Ceci est du passé ! ».
Revenant sur les conséquences des blessures, Roman souligne que le problème n’est pas tant la blessure elle-même, dès lors qu’elle est bien soignée, mais la perte de forme et la difficulté à s’entrainer qui en résultent. Au sujet de l’estocade, il précise que tout se joue au niveau de la tête. La réussite de cette suerte n’est pas seulement une question de courage ou de technique ; Les deux sont indispensables, mais la réussite du coup d’épée demande avant tout une totale concentration, associant volonté, engagement et certitude de réussir.
Sa sincérité, son enthousiasme, sa joie de vivre et son optimisme ont conquis le public.
Torero romantique à l’âge d’Internet, il est l’incarnation exemplaire du héros épique, celui dont la force de caractère et la passion pour son art lui permettent de surpasser tous les obstacles et de renaitre après les épreuves les plus dures. Sa personnalité et son don de lui-même pour le toreo et pour le public lui ont conféré le statut de personnage de légende ; successivement « Ciclón de Jerez » et « Pirata« , il a offert à tous les aficionados des souvenirs impérissables.
Au terme de vingt saisons d’exploits dans toutes les arènes de la planète taurine et après sa brillante tournée d’adieux de 2018, il avait promis de revenir au Club Taurin de Paris qu’il avait gratifié de sa présence chaleureuse et amicale en novembre 2006.
C’est donc pour nous un honneur tout particulier et un vif plaisir d’accueillir Juan José PADILLA, le mardi 29 octobre 2019.
Participation aux frais, comprenant la soirée, précédée d’un apéritif et suivie du dîner : membres du Club : 35€, jeunes jusqu’à 25 ans (à jour): 15€, hôtes de passage : 50€.
Vous pourrez à cette occasion vous mettre à jour de votre cotisation annuelle ou adhérer au Club. Montant des cotisations : individuels : 60€, couples : 100€, jeunes : 20€.
Afin de faciliter l’accueil, il est impératif de s’inscrire par mailEl à l’adresse clubtaurindeparis@gmail.com