club taurin de Paris

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Araceli Guillaume Alonso/François Zumbiehl

Publié par ARea le 22 juin 2012
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

9 mai 2012

La tauromachie est sans cesse confrontée à son histoire, soit pour glorifier le présent (« on torée de mieux en mieux, la mansedumbre recule… »), soit, plus souvent, pour exalterle passé (« la caste dégénère, le toreo s’édulcore, on oublie les vraies valeurs… »).
Cet appel à l’histoire nous aide à juger notre époque ; mais ce qu’on invoque, c’est, le plus souvent, un passé déformé par nos croyances, par les mythes ou les souvenirs embellis de la jeunesse.
Qu’en disent donc les historiens ?
Le Club taurin de Paris a la chance de disposer dans ses rangs de solides arguments en la matière : François Zumbiehl vient de publier Une brèv ehistoire de la corrida (éd. J-C Béhar), qui revisite en une « vue cavalière » les trois derniers
siècles du toreo et de l’élevage de bravos tout en glissant ici ou là, dans les interstices dutableau, ses propres émotions. Il sera confronté à Araceli Guillaume-Alonso, hispaniste et historienne, qui a jadis remis les pendules à l’heure sur les siècles plus obscurs de latauromachie et montré la diversité des pratiques taurines ancestrales.

Nous sommes donc fiers de vous convier à un

mano a mano
François Zumbiehl & Araceli Guillaume-Alonso sur
« Écrire l’histoire de la corrida aujourd’hui »

Le compte-rendu de Philippe Paschel 

LA CORRIDA DE A à  Z

A l’occasion de la sortie du livre de François Zumbiehl,  “Une brève histoire de la corrida” (Ed. Jean-Claude Béhar, 2012), l’auteur et Araceli Guillaume-Alonso, notre spécialiste de l’histoire taurine, firent un mano a mano autour du sujet plus vaste de l’écriture l’histoire de la tauromachie.

François Zumbiehl a écrit une histoire de la corrida, pas de la tauromachie, avec une vue cavalière, c’est-à-dire une synthèse avec une certaine désinvolture, mais en suivant toujours un fil chronologique. Il a été particulièrement intéressé par sa nature, rituel de mort et acte de création artistique, se posant la question de savoir pourquoi la mort fait partie du spectacle.

Araceli Guillaume-Alonso a rappelé plusieurs points d’histoire : lien avec les abattoirs de Séville, rapports complexes et contradictoires avec les Lumières: d’un côté l’opposition d’intellectuels comme Jovellanos, de l’autre l’affirmation de soi des toreros, un non-noble qui porte l’épée, et publie un traité de toreo (Pepe Hillo).

Pour François Zumbiehl un des points essentiels a été l’étude de la “forge” du taureau : son élevage,  véritable création, qui à partir de la sauvagerie a obtenu la bravoure.

Au bout du compte, pour lui, la corrida est un art bouleversant d’un extrême raffinement. Mais il y a des nuages d’inquiétude, extérieures avec le développement d’une mentalité contraire aux valeurs de la tauromachie et intérieures, par un excès de normes et de prévisibilité -une sélection du taureau toujours plus précise-, d’où peut naître l’ennui.

Philippe Paschel

Presse taurine

Publié par ARea le 18 juin 2012
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En français

  • Terres taurines www.terrestaurines.com
  • Corrida.tv www.corrida.tv
  • Corridafrance www.corridafrance.fr
  • Toreria.net. www.toreria.net
  • Toros 2000. www.toros2000.com

En espagnol

  • Aplausos www.aplausos.es
  • Burladero http://burladero.es
  • Mundotoro. www.mundotoro.com
  • Portal Taurino. www.portaltaurino.com
  • Opinion y Toros http://www.opinionytoros.com/
  • Burladerodos www.burladerodos.com
  • Avance Taurino. www.avancetaurino.com
  • Noticias Taurinas. www.noticiastaurinas.com
  • Toros. www.rtvtoros.com
  • Lancestaurinos. www.lancestaurinos.com

Télévisions diffusant des programmes taurins

  • Signes du toro http://signesdutoro.france3.fr
  • Tendido sud http://www.tvsud.fr/emissions-2/tauromachie/tendido-sud/
  • Télé Miroir www.telemiroir.com
  • Via Digital. www.viadigital.net
  • Télé Madrid www.telemadrid.es
  • Toros y Toreros  http://www.oncetvmexicolive.tv/toros.php

Presse quotidienne espagnole

Tous les sites des quotidiens espagnols sont regroupés sur le portail : http://www.prensaescrita.com/espana.php

  • Diario El Mundo.-
  • Diario ABC.
  • Diario El País.
  • El Correo Español – El Pueblo Vasco
  • La razon

Fête du club

Publié par ARea le 11 juin 2012
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 24 juin 2012 

La fête traditionnelle du Club

a eu lieu le dimanche 24 juin

chez André Berthon, notre président d’honneur

 

entrainement libre et cours de toreo de salon,  grand quizz taurin par équipes, apéritif et tombola dotée de nombreux prix (livres, photos, affiches, gadgets taurins, etc.), dîner avec barbecue….

 

 Le compte-rendu de Philippe Paschel


 

“En San  Juan / El Gabán”

Proverbe galicien que notre président aurait pu citer en évoquant les 18 années d’organisation de cette réunion scéenne. On s’est rappelé le martèlement de la pluie sur la tente où chantait “El Toro” -qui a dû interrompre son récital- ou encore l’année fatale de la “suspension”. Mais depuis plusieurs années, la complaisance de voisins de notre ancien président nous permet d’avoir accès à leur véranda. N’imaginez pas ces quelques mètres carrés gagnés sur une maigre pelouse entre le garage et la haie qui sépare du voisin. Il s’agit d’une pièce vitrée de 50 m2  environ, haute d’un étage, donnant sur un vaste jardin en pente. On pense plutôt à une salle de bal dans un film russe ou polonais. Jean-Louis a évoqué “Cendres et Diamants “ de Wajda (1958).  Il pouvait pleuvoir des trombes sur Sceaux. Nous étions à l’abri.

Une vingtaine de membres du CTP, épargnés par les fêtes de fin d’année scolaire, les parties de foutebol et autres calamités, ont participé à l’habituel quizz animé par Jean-Pierre, où l’essentiel, à part la réponse peut-être, est la mauvaise foi des participants, due à un règlement inique et d’ailleurs inconnu de tous. Je doute que quiconque ait retenu quelque chose. Peut-être Elisabeth a-t-elle appris qui était Rafael Soto Moreno qui a pris l’alternative en 1960 et l’a confirmée en 1974. Le résultat fut curieux : la première équipe ayant 26 points, la deuxième 16 et la troisième 06. Aucun département taurin !

Ensuite, il y eut la tombola, où les billets bleus  sortirent rarement, les jaunes un peu plus et les verts souvent. Toute interprétation taurine est ouverte. On pouvait gagner des photos en couleur réalisées par Marie-Luce -j’ai personnellement gagné une beau derechazo de “El Juli”,Nîmes le 25 mai 2012-, des livres où se trouvent  souvent des articles de membres du club -comme ce superbe ouvrage sur Quito, dont une des pièces maîtresses est la première publication des “ 50 raisons d’aimer la corrida” de Francis Wolff, des collections de vieilles revues (Toros 92, Barrera Sol, Planète Corrida), des aimants qui agrémentent les frigidaires plus agréablement que des clounes ridicules.

La partie matérielle avait été d’abord représentée par du tinto de verano, c’était la saison, malgré la réalité météorologique -Diable ! Le changement climatique! Puis des plats maison, une parfaite tortilla cuisinée par Françoise, LE salmorejo de Chantal, des rillettes de poisson, un plat d’épinard aux pois chiches, de la manzanilla et des vins espagnols, les merguez et les côtelettes d’agneau grillaient sur un barbecue protégé de l’onde céleste par un vaste parasol blanc.

Il y eut à l’ouest un vaste coucher de soleil rouge. La pluie avait cessé et c’était l’été.



Arènes

Publié par ARea le 9 juin 2012
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ARENES DE FRANCE

  • Arles
  • Bayonne
  • Béziers
  • Céret
  • Dax
  • Nîmes
  • Mont de Marsan
  • Vic Fezensac

ARENES D’ESPAGNE 

Andalousie

  • Plaza de Toros de Sevilla.
  • Plaza de toros de La  Malagueta (à venir)
  • Plaza de El Puerto de Santa María.
  • Plaza de Toros de Huelva
  • Plaza de toros de Almeria

Aragon

  • Plaza de toros de Zaragoza

Navarre

  • Plaza de toros de Pamplona

 Madrid

  • La Ventas.com.

Pais Vasco

  • Plaza de toros de Bilbao.

Rioja

  • Plaza de toros de Logroño

Salamanca

  • Plaza de toros de Salamanca

Valencia

  • Plaza de toros de Castellon.
  • Plaza de Toros de Valencia.

Zaragoza

  • Plaza de toros de Zaragoza

Carlos Abella

Publié par ARea le 9 juin 2012
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15 mars 2012

Chaque arène a ses charmes, certaines sont plus prestigieuses que d’autres, mais, qu’on le veuille ou non, la planète taurine tourne autour d’un axe : Madrid. Les autres plazas jouent chacune leur partition mais Las Ventas donne le la, pour le meilleur ou pour le pire. On comprend donc que le cahier des charges de ces arènes (à l’automne dernier), le renouvellement de son équipe dirigeante (en ce début d’hiver), ou la publication (attendue) des programmes de la saison, donne matière à d’infinies spéculations, en cette période de conflits internes et de crise économique de la fiesta. Chacun pressent que l’avenir de la corrida se joue cette saison et chacun sait qu’il se jouera en grande partie à Madrid.

Pour nous en parler, nul n’était plus indiqué que le célèbre écrivain et critique taurin, Carlos Abella. Auteur d’ouvrages de référence (Historia del toreo -en deux volumes – 1992, biographies de Paco Camino -1994- et de Luis Miguel Dominguín – 1995 – essai sur l’influence du langage taurin sur la langue quotidienne – 1996- et plus récemment De Manolete a José Tomás – 2007-  et José Tomás, un torero de leyenda – 2008), il est actuellement un des personnages clés de la politique taurine, puisqu’il est responsable des affaires taurines de la Communauté de Madrid. Nous sommes donc fiers de recevoir 

Carlos Abella

pour une causerie en français sur le thème : 

Madrid : arène et politique

Le compte-rendu de Philippe Paschel

Il y avait foule dans la cave gothique du Loubnane pour recevoir CARLOS ABELLÁ.
La parole taurine allait y résonner encore une fois, après Emilio Muñoz, Stéphane Fernandez Meca, Alejandro Talavante, El Chano, Juan Bautista, Julien Lescaret, Juan José Padilla ou encore Victorino Martín fils, Antonio Miura, Robert Margé, Dolores Aguirre ou Françoise Yonnet, pour ne citer que des acteurs du monde du taureau.

Rappelons que Loubnane signifie Liban, région qui rêve de sa cohabitation de cultures comme l’Al-Andaluz médiéval.
François Zumbiehl présenta notre hôte comme observateur, acteur et grand intellectuel sur la planète des taureaux. C’est d’abord un écrivain qui a publié des livres d’histoire de la tauromachie et des biographies, comme celles de Paco Camino, Luis Miguel Dominguín ou récemment de José Tomas, et aussi une bibliographie d’Adolfo Suárez.
Il a occupé des postes importants dans la haute administration et est actuellement conseiller aux affaires taurines de la Communauté Autonome de Madrid (CAM), et comme tel responsable de l’organisation des corridas du 2 mai et de la Beneficiencia. [www.carlosabella.es/ ; il tient également un blog “Siempre nos quedará Paris”].

Carlos Abellá est très content de pouvoir s’exprimer en français sur notre passion des taureaux : nous vivons un moment difficile et les français ont joué un rôle important en ayant eu une approche culturelle de la tauromachie. Derrière notre amour des taureaux, il y a une sensation spirituelle, éthique, morale et artistique. Beaucoup de gens n’ont
pas appris ce que c’est que d’aimer les taureaux et les espagnols ont perdu beaucoup de temps pour l’expliquer, tenant leur situation pour acquise.
Il lui plaît de penser que la corrida s’est d’abord implantée dans le sud-ouest de la France parce que Bayonne ou Bordeaux étaient à mi-chemin de Madrid et Paris où les toréros se rendaient pour toréer aux arènes de la rue Pergolèse lors de l’exposition universelle de 1889.
C’est la CAM qui a eu la première l’idée de déclarer la corrida BIC (Bien de Interés Cultural), même si, du fait de la longueur des procédures, c’est Murcie qui l’a réalisé la première.

A Madrid, il n’y a pas de tradition de fêtes populaire, c’est un Tribunal et il y a peu de jeunes. Au contraire, dans les villages, les jeunes participent à la fête. Lors d’une visite de collégiens au musée de Las Ventas, tous avaient des écouteurs dans les oreilles et c’est seulement en arrivant dans une salle où était projeté un film avec de la musique
qu’ils les ont enlevés.

La génération à laquelle lui-même appartient admirait l’héroïsme, mais aujourd’hui cela n’est plus important et le monde reste indifférent au fait qu’un matador qui a perdu un oeil revienne si vite au combat. Néanmoins, les jeunes qui veulent devenir toréros ne le font pas pour de l’argent, mais pour se réaliser. Il y a des fils de matadors qui ont réussi qui tentent aussi une carrière difficile et dangereuse.

La CAM aide les villes de moins de 20.000 h., appuie les écoles taurines et essaient de faire des conditions tarifaires aux jeunes pour les abonnements à Las Ventas (100 euros). Elle aide les peñas et organise des expositions : collection Arias (coiffeur de Picasso à Vallauris), La femme et la tauromachie (exposition itinérante) ou des événements (congrès des clubs taurins américains, présidé par Lorrie Maning).
Enfin, la CAM vient de créer un Prix de Tauromachie.Y a-t-il des journalistes dans la salle ?
Cela fut le refrain humoristique de notre invité avant de répondre à certaines questions dont vous ne trouverez donc pas les réponses ici. Il fallait venir.
Il y eu un assez long débat sur les moyens de faire venir les jeunes aux arènes, depuis un abonnement gratuit, jusqu’à des mesures pour les enfants accompagnés.

Pour notre invité le véritable problème réside dans les valeurs que défend la  tauromachie. Il souligne que lorsque la gauche est venue au pouvoir municipal, elle a été obligée d’organiser les fêtes et que la corrida, alors considérée comme liée à la droite, a été sauvée à ce moment-là. Mais les personnes liées à la fiesta n’ont pas su créer de structures solides et personne n’a vu venir le tsunami de l’incompréhension.

Certains pensent que la désaffection des publics est due à la perte de caste des taureaux, à l’absence de représentation des aficionados dans l’organisation des férias, contrairement à ce qui se passe en France.
Carlos Abellá nous raconta comment il avait monté le cartel de la Beneficiencia 2011, quelles sont les raisons de l’absence de Juli à las Ventas cette année [Il semble qu’il y ait eu un informateur du journal El Mundo, puisque tout cela y a été dévoilé le lendemain de cette réunion).

Il nous a donné quelques informations sur la San Isidro et indiqué qu’il y aurait une animation sur la place.
La présence des corridas sur TVE lui paraît prématurée en 2011, mais est peut-être possible en 2012.
Pour finir une anecdote de Morante qui lui faisait la proposition suivante : “Plutôt que d’augmenter la taille des taureaux, ne pourrait-on pas plutôt baisser la hauteur de la barrière ?”.

Petite histoire du club

Publié par ARea le 9 juin 2012
Publié dans: LE CLUB. Poster un commentaire

Le Club Taurin de Paris est une histoire de fous ; quoi d’original, dira-t-on ? Il faut être un peu fou pour être aficionado, un peu plus fou encore pour l’être en habitant Paris. Oui, mais observons que ce club a été créé, en 1947, par des gens rendus fous par l’impossibilité où ils s’étaient trouvés d’aller voir des courses en Espagne pendant les longues années de guerre, civile puis mondiale. Il y a plus, deux des fondateurs, le Président Ey et le vice-président Paraire, étaient des psychiatres ; ils savaient ce que folie veut dire. Et ils n’hésitent pas à fonder cette association dont un des buts principaux est de se grouper pour aller voir des taureaux en Espagne, un pays qui à cette époque est loin d’être politiquement correct, et qui en a encore pour quelques années avant de le devenir touristiquement.

Cette date de naissance confère au CTP l’honneur d’être la plus ancienne des associations d’aficionados de la région parisienne existant aujourd’hui et l’une des plus anciennes du monde (la 23ème selon Cossio), mais il avait eu, nous dit Paco Tolosa, deux prédécesseurs : LE TORO, Cercle taurin parisien (1899-1930) et LE BURLADERO (1931-1939). Parmi les membres des premiers temps on relève les noms d’artistes comme Roger Wild, auteur de l’insigne du club, d’écrivains comme Michel Leiris, de journalistes, d’éditeurs, d’avocats ; indiscutablement deux hommes ont été, de longues années, l’âme du CTP et ont fait sa réputation, Claude Popelin et Paco Tolosa ; ils sont les deux revisteros et écrivains français dont les oeuvres ont le plus marqué plusieurs générations d’aficionados. C’est d’eux que le club tirait sa substance, ainsi que de l’inlassable aficion de ses fondateurs et du dévouement d’Odette Hirsch, qui en fut longtemps Secrétaire générale avant de succéder au Dr Ey à la présidence.
Ainsi le premier atout du CTP fut de compter parmi ses membres quelques personnalités exceptionnelles. Le deuxième atout du club c’est évidemment Paris. Le prestige et l’attrait de cette ville font que les personnalités du petit monde taurin s’y laissent volontiers inviter. Le seul contre-exemple connu est celui du regretté Don Eduardo Miura, pour qui Paris fut toujours décidément trop loin de Zahariche. Un autre regret, et double, concerne Paquirri dont la venue, en compagnie de José-Antonio del Moral, a été empêchée au dernier moment par une grève ; Pozoblanco est arrivé avant que nous ayons pu reprendre date. D’autres grands manquent à notre liste, mais beaucoup y figurent ; dans les années 50, la venue de Luis Miguel laissa un souvenir inoubliable ; plus tard, celle du Cordobés. Plus tard encore Antonio Ordonez fut des nôtres, accompagné de son petit-fils qui recevait le prix Claude Popelin, décerné à Paquirri pour sa dernière saison. Lorsque la remise de ce prix, créé par Sat Popelin pour récompenser le meilleur lidiador de la saison en France, a eu lieu à Paris le CTP y a été naturellement associé; ce fut pour Ruiz Miguel, Nimeno (par deux fois), Joselito.

Chaque saison le club reçoit un ou deux invités venant d’Espagne. Comme les contraintes professionnelles font que les dates se fixent parfois très tard, cela ne va pas sans quelques problèmes matériels d’organisation, de celle du logement à (quelquefois) celle d’une soirée au Lido ou au Moulin-Rouge. S’y ajoutent les nécessités de la traduction, car peu nombreux sont les conférenciers qui s’expriment en français comme Manolo Chopera. En tous cas, au fil des années, nous avons appris ainsi beaucoup de choses, et toujours différentes, de matadors comme El Viti, Espla, Mendez, Nino de la Capea, Jesulin, Manzanares, de subalternes comme Michel Bouix, El Formidable, Bourret, d’éleveurs comme El Viti (encore), Victorino Martin, Alipio Perez, Alvaro Domecq, Yonnet, Pablo Romero, Juan Pedro Domecq… et bien d’autres ; les points de vue sont tous différents mais l’aficion est commune à tous ; ce qui importe est de la transmettre, et il y a aussi des journalistes, des écrivains comme Paco Tolosa, Jean-Marie Magnan.. . et même de simples aficionados, membres ou non du CTP, qui le font admirablement. Il n’est que de les faire venir à Paris.

Mais Paris recèle des possibilités incroyables puisqu’on y trouve d’anciens toreros, des flamencos, et de quoi faire (nous l’avons fait) un rallye tauromachique. Jusqu’au début des années 80 les réunions avaient lieu dans le cadre prestigieux de la Bibliothèque Espagnole ; cette bibliothèque, située avenue Marceau, possédait une salle de réunions toute en beau parquet, stucs et cheminée de marbre, avec estrade et piano, qui convenait admirablement à des conférences faites par et pour des gens cultivés et un tantinet mondains. Elle convenait moins sans doute à des discussions enflammées d’aficionados prodigues de gestes, que l’on ne pouvait soutenir en fumant, encore moins en buvant ou en mangeant des tapas. Mais cela avait quelque chose de très espagnol, évoquant ces cercles très sérieux qu’on trouve à Madrid ou à Séville.

Il est indéniable que le club reste encore aujourd’hui marqué par ses origines, tout en étant peut-être moins compassé ; même s’il a fait du chemin dans cette direction, il est encore assez éloigné de l’image qu’on peut avoir d’une pena du sud de la France, particulièrement au moment de la feria locale. Nous n’avons pas de feria locale et par conséquent pas de politique taurine locale où nous immiscer, pas d’attache politique, économique, syndicale ou de clocher. On gagne en sérénité ce qu’on perd en activisme. Ce qui n’empêche pas le club de compter parmi ses membres un certain nombre d’aficionados practicos. Ni d’avoir des activités qui sont, somme toute, celles de tous les clubs : colloques, tertulias, projections. Mais nous n’accordons pas l’exclusivité au témoignage, qu’il soit celui d’une personne ou celui des faits transmis par l’image. Nous aimons inclure dans nos réunions des débats d’idées ayant un thàme et une problématique définis, et si nous n’avons pas d’invité pour les mener ou les introduire nous nous en chargeons nous-mêmes. Je me souviens, par exemple, d’un débat très profond sur le thème des rapports entre tauromachie, rugby et opéra, animé par Jean Lacouture, Catherine Clément et Pierre Albaladejo ; de soirées consacrées à la critique taurine, au rejoneo, à la typologie du taureau, et autres thèmes techniques. Il y a parmi nous des gens qui ne détestent pas la théorie ; ils font, par exemple, celle de la carte politique de l’aficion, en distinguant (arbitrairement) une droite (torerista) et une gauche (torista). Qu’il soit clair que le CTP lui-même n’a aucune ligne « politique » de cette sorte ; toutes les opinions s’y expriment, et s’exposent à la critique. Aussi n’a-t-il jamais connu de déchirements de factions. Ce club, pour conclure, n’a qu’une vocation : permettre à ses membres d’exprimer et d’approfondir, loin des plazas, leur aficion. Sans local, sans affiches, sans trophées ni banderilles ni trastos, sans même une guitare, souvent même sans images, nous évoquons la passion taurine avec des mots qui remplacent Paris, ses pavés et ses marbres, par un cercle de sable entouré de gradins.

Divers

Publié par ARea le 9 juin 2012
Publié dans: LES REUNIONS. 1 commentaire

Fédération des Sociétés Taurines de France : http://www.torofstf.com/

Centre de Tauromachie de Nîmes : www.ctnimes.fr
Bibliophilie : http://www.tauromachie.info
Les éditions du Diable vauvert : www.audiable.com : organisateurs du Prix Hemingway

SITES MARCHANDS

Toros shopping : www.toroshopping.com/

Tienda Toros : www.tiendatoro.com/fr/

Boutique del toro : www.boutiquedeltorero.net/

Pronatoro, taxidermiste, boutique taurine . www. pronatoro.com

VOYAGES TAURINS

Cactus event : http://www.cactus-event.com

No hay billetes www.nohaybilletes.com 

Mundo Natura www.mundo-natura.com/

Toros Tours (visite de ganaderias) www.torostours.com/

Curro Diaz et Alvaro Martinez Conradi

Publié par ARea le 8 juin 2012
Publié dans: LES REUNIONS, PRIX DE LA RENCONTRE. Poster un commentaire

10 janvier 2012

Avant tout, nous vous souhaitons nos meilleurs vœux pour l’année 2012. Que tous vos souhaits personnels soient satisfaits et que tous nos rêves collectifs soient réalisés : des taureaux qui chargent avec bravoure, des toreros qui les affrontent avec courage, des férias festives et nombreuses et des antitaurins aussi discrets qu’impuissants.…
L’année du Club ne pouvait pas mieux commencer parce que, comme nous vous le rappelions récemment, nous recevrons

le grand matador de toros de Linares
Curro DIAZ
et l’éleveur
Alvaro Martinez CONRADI (ganaderia « La Quinta »)
pour recevoir
le « Prix de la rencontre » 2010
(deux œuvres originales de l’artiste Vincent Verdeguerwww.vincentverdeguer.com/)

pour le combat d’« Azulejos », dans les arènes de Nîmes, le 19 septembre 2010, considéré par l’Assemblée générale du Club comme la plus belle rencontre de la saison 2010.

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Michel Cloup : la musique taurine

Publié par ARea le 8 juin 2012
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

30 janvier 2012

La corrida, on y va avant tout pour assister à l’affrontement du torero et du taureau.
Mais que serait le toreo sans la fête qui l’entoure, qu’elle se manifeste dans le rite ou dans la communion spirituelle ? Mais que serait à son tour la fête sans les lumières des costumes et les airs des pasodobles ? Au premier accord de musique, le paseo commence et on entre dans un autre monde. Et nombre de grandes faenas s’inscrivent dans la mémoire grâce au rythme qui les a soutenues et à la mélodie qui les a mises en scène.
Chaque arène a sa personnalité musicale, mais une des plus célèbres formations est l’Orchestre montois, qui anime les fêtes de la Madeleine et doit en outre répondre aux sollicitations d’autres grandes arènes françaises (comme Béziers). Le travail de ses musiciens, la qualité de ses interprétations, le choix de ses musiques durant les corridas, sont dues au
talent de son chef, Michel Cloup, qui est aussi compositeur de nombreux pasodobles taurins comme « César Rincón », «Enrique Ponce », « Juan Mora », « Azahar y jazmin », « Tres naturales y un pasodoble », « Domingo en la plaza », etc.

Nous sommes donc heureux d’aborder ce thème inédit et pourtant essentiel de

La musique taurine avec

Michel CLOUP

compositeur, arrangeur et chef de l’Orchestre montois

PS 1 : L’Orchestre montois a enregistré deux CD : « Paseando » et « Pan y toros », que l’on pourra se procurer sur place ou que l’on peut d’ores et déjà télécharger sur itunes.
PS2 : Toujours à propos de musique, la cantaora flamenca Rocio Marquez Limon, qui a déjà chanté pour le CTP, se produit à l’Olympia le 23 janvier, en première partie de la fadista Katia Guerreiro. Suite à un accord avec nos amis de Flamenco en France, les membres du Club taurin de Paris ont droit à un tarif préférentiel. Appeler l’Olympia en précisant ce mot de passe : « flamenco ». Il reste quelques places.

Le compte-rendu de Philippe Paschel

Après un bref historique de la présence du paso-doble dans les arènes par Stéphanie et Thierry, la parole fut donnée à Michel Cloup, actuel directeur de la musique des arènes de Mont-De-Marsan.

L’espace géographique du paso-doble, l’Espagne, est une terre d’aboutissement où sont venus se superposer de nombreux systèmes musicaux : la gamme phrygienne apportée par les phéniciens (Antiquité), le chant mozarabe (711-1492), la musique miliaire des reîtres allemands, avec tambours, cymbales turques et trompettes naturelles (XVIe siècle).
Il ne faut pas oublier les sonneries d’ordonnance utilisées pour les clarines.
L’orchestre d’arène est un orchestre d’harmonie (Bois : clarinettes, flûtes, saxos ; cuivres : trompettes, trombones, saxhorns, tubas ; Percussions).

On dit en espagnol “banda”, qui vient d’un vieux mot français “bande”, qui désignait un orchestre.
Vers 1820-40, l’orchestre rentrait en piste avec les cuadrilles. Puis il fut placé dans les gradins, en face de la présidence.

Pour les musiciens, le paso-doble est un genre mineur, mais, émotionnellement, il ne l’est pas pour les aficionados, à cause des circonstances, l’affrontement d’un homme et d’un taureau.
Quelques grands paso-doble
En 1864, dans la zarzuela “Pan y toros” de Barbieri, oeuvre à caractère taurin et patriotique, un choeur a la forme d’un paso-doble.
López Juarranz écrivit pour l’exposition universelle de 1889 -celle de la Tour Eiffel- un paso-doble intitulé “La Giralda”, musique martiale et pas très andalouse. Le compositeur l’envoya à son confrère Ramon Roig, en prétendant qu’il s’agissait de l’archétype du paso-doble. Roig répondit en écrivant “La gracia de Dios”..
En 1902 parut “Suspiros de España” de Álvarez, écrit, selon la légende, pendant un concert qu’il dirigeait. Le titre fait allusion à une pâtisserie.
Le paso-doble peut-être le plus célèbre “El Gato Montés” (1916) est la seule pièce qui a survécu d’un opéra patriotique, pour ne pas dire nationaliste, de Penella .
Le 28 juillet 1904 à Valence, le maestro Santiago Lope en créa cinq : España Cañi et quatre autres dédiés aux protagonistes de la soirée : El Vito, Gallito, Angelillo et Dauder.
La conférence, qui se déroula dans l’improvisation -malgré les notes de l’orateur-, fut agrémentée de nombreuses anecdotes et digessions. Michel Cloup chanta des paroles de paso-doble, parfois parodiques.

La soirée était parfaite, mais l’heure avançant, il fallut malheureusement s’arrêter pour calmer nos estomacs vides, qui n’avaient pas empêchés que nous fussions tout ouïe.

Anabel Moreno

Publié par ARea le 8 juin 2012
Publié dans: LES REUNIONS. Poster un commentaire

14 décembre 2011

Présider une corrida est une lourde responsabilité : il faut être à la fois bon aficionado et garant de l’ordre public, ferme dans ses décisions et discret dans leur application, équitable et mesuré, respectueux de la lettre du règlement mais imprégné de son esprit, soucieux de la présentation des taureaux comme de l’intégrité physique des toreros, connaisseur des traditions locales et attentif aux demandes du public mais vigilant sur l’intérêt des aficionados
et défenseur de la pureté de la corrida. Présider une corrida est toujours difficile mais présider une arène de toute première catégorie est un vrai défi, tant les pressions diverses (toreros, éleveurs, apoderados, empresa, autorités politiques, etc.) sont puissantes.

Présider la prestigieuse et traditionaliste arène de Séville, surtout lorsqu’on est une femme, relève donc de la gageure. C’est celle que relève depuis six saisons Anabel Moreno, devenue depuis l’an dernier « première présidente » de cette plaza.
Nous sommes heureux et fiers de recevoir

Anabel Moreno
première présidente des arènes de Séville,
venue spécialement à Paris pour une rencontre dans notre Club qui portera sur

La journée d’un président d’arènes de première catégorie
et
Une femme dans le monde taurin sévillan

Le compte-rendu de Philippe Paschel

Francis Wolff rappela qu’il avait rencontré Anabel MORENO à l’issue d’une corrida de Séville (3 avril 2008), alors qu’une de ses décisions avait provoqué une bronca. Elle avait refusé de donné une deuxième oreille à la faena d’adieu d’un Pepín Liria héroïque, mais qui ne la méritait pas. Il lui avait alors assuré que “Tout Paris la soutenait”.

La présidence est une équipe de 8 personnes : trois vétérinaires, trois délégués qui prennent place dans le callejón, un assesseur taurin et un président. L’assesseur artistique est Finito de Triana (http://portaltaurino.com/matadores/finito_triana.htm).
Toute la visibilité de l’ensemble se concentre sur la personne qui sort le mouchoir.
Les présidents sont désignés par l’autorité institutionnelle, c’est-à-dire la “Junta de Andalucia” parmi les aficionados de prestige.
Une journée de présidence commence trois mois avant la corrida, une fois le programme connu, les présidences sont alors distribuées par ancienneté.
Il y a d’abord la visite des taureaux dans l’élevage. C’est une nouveauté du règlement andalou et un cadeau pour l’équipe. On y procède à l’identification (señalamiento) de la douzaine de taureaux qui ont été choisis. Cette phase n’entraîne pas de conséquence impérative, sauf pour les taureaux refusés.
L’examen des taureaux (reconocimiento) a lieu 24 heures avant la course. Séville n’a pas de véritable corral, c’est une pièce de 120 m2 en béton dont le sol est recouvert de sable et l’on y voit mal les taureaux. Sont présents l’éleveur , les cuadrilles, les représentants des matadors, l’organisateur et les vétérinaires. Il y a 9 à 12 taureaux, leur nombre dépend du camion de transport. Il faut examiner leurs présences, leurs morphologies, leurs apparence combatives (trapío) et l’homogénéité de l’ensemble.
On rejette le plus grand et le plus petit. Puis on passe dans une petite pièce contiguë où l’on prend connaissance des poids et commencent les négociations : il y a des problèmes avec les cuadrilles, qui veulent les plus commodes, l’éleveur qui prétend que le taureau refusé est celui qui provient de la meilleure famille.
Les représentants des matadors soulèvent aussi des objections. Le plus discutailleur est Curro Vásquez -on a d’ailleurs inventé le verbe currovazquear- et il a deux toréros sévillans : Morante de la Puebla et Cayetano Ordóñez !

Après, amis ou ennemis, on va boire une bière.
Le jour de la corrida, on choisit les taureaux de remplacement. À Séville, il y a trois taureaux, voire plus, pris dans des élevages qui sont dans la ligne de celui est à l’affiche, comme Conde de la Maza pour Miura ou Victorino Martín.
Il y a un deuxième examen des taureaux, pour vérifier qu’il n’y a pas eu d’incidents pendant la nuit, et on procède au tirage au sort, à midi : numéros de chaque lot écrits sur des feuilles de papier à cigarette roulées en boulettes et placées dans un chapeau, puis extraites dans l’ordre d’alternative décroissant. Les cuadrilles annoncent l’ordre de sortie de chaque animal et l’on rédige le document officiel.

Elle arrive une heure avant le début de la course, salue les toréros dans la chapelle.
Certains arrivent très tard, comme Talavante, qui plusieurs fois aurait mérité une amende, qu’elle n’a pas donnée.
A l’heure prévue, elle sort le mouchoir. On entend alors le bruit de la serrure de la porte des cuadrilles, l’alguacilillo fait le tour de piste, salue la présidence et retourne chercher les toréros qu’il conduit sous le balcon. Elle
lance la clé et l’alguacilillo la remet aux gardien du toril, puis retourne à la porte des cuadrilles et descend de cheval. On ferme la porte. Elle sort le mouchoir blanc. Les clarines sonnent : “Taah tariii / taah tariii / taatariii /taritariitari” (NDR).

Le trio présidentiel est lieu de discussions permanent où chacun se renvoie les remarques sur l’état du taureau. Mais c’est le président qui tranche.
Pour les suspensions en cas de pluie, il n’y a pas de règle précise. On regarde le temps qu’il fait et qu’il va faire, on prend l’avis des toréros. mais il n’y a pas de course si l’organisateur ne le veut pas.
Il faut éviter de changer le premier taureau, sinon il faudra peut-être aussi changer le deuxième, le troisième et annuler la course. Mais il lui est arrivé, alors que la saison avait été mauvaise et que l’on était à la 8ème ou 9èmecourse, de changer les deux premiers taureaux (Torrestrella), après avoir demandé à l’organisateur combien il restait de remplaçant. Comme il y en avait beaucoup, elle avait l’esprit tranquille.
Beaucoup de taureaux tombent parce que les cuadrilles les conduisent mal. Après la 2ème pique, si un taureau perd les mains, elle le renvoie, bien qu’il ait été jeté au sol par un petit mouvement de cape. Au contraire, si le toréro maintient le taureau debout, c’est qu’il pense qu’il va pouvoir en faire quelque chose, et elle le garde en piste, malgré la bronca. Cela s’est produit cette années (2011) avec un taureau du conde de la Maza pour Oliva Soto, qui a été le seul utile de l’après-midi.
Il est très difficile de comprendre le comportement du taureau. Si l’éleveur qui le connaît depuis quatre ans ne le sait pas, comment elle qui le connaît depuis 10mn pourrait-elle le savoir ?

Pour les trophées, il faut agir avec discernement, mais il n’y a pas d’appareil pour compter les mouchoirs. Le public est un protagoniste qui sait ce qu’il veut.
La décision de donner un tour de piste à un taureau est difficile, si le taureau le mérite, mais que le toréro n’a pas été bon. Aujourd’hui un taureau qui va bien à la pique n’est pas bon à la muleta. les taureaux ne sont donc pas vraiment piqués. Le taureau gracié cette année n’a pas été piqué, il est même sorti seul de la pique (Hou ! NDR). Elle aurait préféré qu’il fût tué, cela aurait permis à Manzanares de couper une queue.

On ne profite pas d’une course quand on est président, il y a trop de choses dont il faut s’occuper.
Après la course, c’est toujours une grande joie, surtout si un toréro est sorti par la Porte
du Prince. Tout le monde reste à traîner autour des arènes.
Le monde de la Maestranza est un monde masculin, pour ne pas dire machiste. Le lieutenant du frère majeur de la Maestranza (ce dernier est le roi) ne voulait pas de femme dans le callejón.!!
Sur environ 200 employés, il y a dix femmes : 6 dames-pipi, une à la chapelle, une musicienne (la fille du chef), une dans la sécurité (la fille du chef), une vétérinaire et elle-même.
“Nous y sommes et nous y resterons”.
Philippe Paschel
Nous avions reçu le 2 décembre 2005 José Antonio Soriano, directeur général des spectacles publics, jeux et activités de loisirs du Conseil de l’Assemblée régionale d’Andalousie, qui nous avait présenté le nouveau règlement d’Andalousie. Il y a eu un compte-rendu sur le site.

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